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Il n'existe pas de preuves que les animaux ont un langage semblable à celui développé par l'homme. Même chez les animaux qui réalisent des émissions vocales. Ce passage reprend les travaux réalisés par Karl von Frisch sur la danse des abeilles.
Il s'agit donc de montrer la différence entre langage et communication et déterminer en quoi le langage de l'homme est différent des autres communications.
Résumé et résultats du livre :
Les résultats de K.von Frisch montrent que les abeilles ont la faculté de transmettre des informations en réalisant ce qui est nommé "la danse des abeilles". Ainsi, une abeille qui trouve une source de nourriture, va retourner à la ruche et transmettre l'information aux autres abeilles. Ceci est démontré par le fait que les abeilles peuvent retrouver la source, sans être accompagnées par la première abeille. Deux types de comportements ont été observés et chacun à une signification différente. La première "danse" indique que la nourriture est très proche. La seconde que la nourriture est plus éloignée, entre 100 mètres et 6 kilomètres. Cette seconde "danse" consiste en la formation de 8 en se déplaçant. Plus le nombre de 8 est grand, plus la nourriture est proche et l'axe du 8 indique la direction.
Ainsi les abeilles peuvent véhiculer l'information concernant la nourriture.
Pour Benveniste, le langage est avant tout vocal. C'est pourquoi la danse des abeilles ne peut être qualifiée que de communication animale. Il note plusieurs éléments allant dans ce sens : la communication ne concerne qu'un seul sujet qui est la nourriture et n'a donc pas la variété du langage humain. Il n'y a pas de discours dans la mesure où les abeilles ne répondent pas à la première or l’interaction entre les deux partis est au centre du langage. Enfin, il n'y a pas de composants unitaires dans le message transmis, mais uniquement une information globale qui ne peut pas être décomposée. Le langage chez l'homme peut être décomposé en morphems, chacun ayant un sens propre.
Rigueur du livre :
Benveniste semble déjà avoir un avis tranché sur la question et considère le langage comme propre à l'homme. De plus, il ne fait que reprendre les travaux de K. von Frisch sans apporter de preuves lui même.
Ce que ce livre apporte au débat :
Ce passage apporte des arguments contre l'existence du langage chez les animaux. Il met cependant en avant le rôle de la société dans la formation d'un langage. Il montre aussi les principales limites à la reconnaissance d'un langage chez les animaux. Ces limites sont le discours, la nature syntaxe du langage, la variété du langage. Cependant, ces limites n'ont pas réellement été testées au temps du livre.
Remarques sur le livre :
Le livre est ancien et donc la vision a évoluée bien que les idées développées restent au cœur de la controverse.
Publiée il y a plus de 10 ans
par
R. Pernodet.
Dernière modification il y a plus de 10 ans.
Problème de linguistique générale 1
Introduction au livre :
Il n'existe pas de preuves que les animaux ont un langage semblable à celui développé par l'homme. Même chez les animaux qui réalisent des émissions vocales. Ce passage reprend les travaux réalisés par Karl von Frisch sur la danse des abeilles.
Il s'agit donc de montrer la différence entre langage et communication et déterminer en quoi le langage de l'homme est différent des autres communications.
Les résultats de K.von Frisch montrent que les abeilles ont la faculté de transmettre des informations en réalisant ce qui est nommé "la danse des abeilles". Ainsi, une abeille qui trouve une source de nourriture, va retourner à la ruche et transmettre l'information aux autres abeilles. Ceci est démontré par le fait que les abeilles peuvent retrouver la source, sans être accompagnées par la première abeille. Deux types de comportements ont été observés et chacun à une signification différente. La première "danse" indique que la nourriture est très proche. La seconde que la nourriture est plus éloignée, entre 100 mètres et 6 kilomètres. Cette seconde "danse" consiste en la formation de 8 en se déplaçant. Plus le nombre de 8 est grand, plus la nourriture est proche et l'axe du 8 indique la direction.
Ainsi les abeilles peuvent véhiculer l'information concernant la nourriture.
Pour Benveniste, le langage est avant tout vocal. C'est pourquoi la danse des abeilles ne peut être qualifiée que de communication animale. Il note plusieurs éléments allant dans ce sens : la communication ne concerne qu'un seul sujet qui est la nourriture et n'a donc pas la variété du langage humain. Il n'y a pas de discours dans la mesure où les abeilles ne répondent pas à la première or l’interaction entre les deux partis est au centre du langage. Enfin, il n'y a pas de composants unitaires dans le message transmis, mais uniquement une information globale qui ne peut pas être décomposée. Le langage chez l'homme peut être décomposé en morphems, chacun ayant un sens propre.
Benveniste semble déjà avoir un avis tranché sur la question et considère le langage comme propre à l'homme. De plus, il ne fait que reprendre les travaux de K. von Frisch sans apporter de preuves lui même.
Ce passage apporte des arguments contre l'existence du langage chez les animaux. Il met cependant en avant le rôle de la société dans la formation d'un langage. Il montre aussi les principales limites à la reconnaissance d'un langage chez les animaux. Ces limites sont le discours, la nature syntaxe du langage, la variété du langage. Cependant, ces limites n'ont pas réellement été testées au temps du livre.
Le livre est ancien et donc la vision a évoluée bien que les idées développées restent au cœur de la controverse.
Dernière modification il y a plus de 10 ans.