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Le non-labour augmente le profil du sol en azote et carbone dans les systèmes de cultures pluviales à long terme.
Introduction à l'article :
Le sol est riche en carbone (COS :carbone organique du sol) et en azote. Le taux de ces éléments dans le sol va être un bon indicateur de l'état de ce dernier. En effet le COS affecte de nombreuses propriétés du sol comme la stabilité des agrégats , la capacité de rétention d'eau , les échanges cationique , le cycle des nutriments, ainsi que d'autres fonctions essentielles à la fonction du sol.
C'est dans ce but que les systèmes de non-labour sont étudiés. Ils permettraient d'augmenter le taux de ces éléments dans le sol, ce qui serait donc bénéfique.
L'ensemble des recherches semblent indiquer que ce phénomène ne serait significatif que dans les faibles à moyennes profondeur des sols . Le manque d'échantillonage à de fortes profondeurs reste un point à approfondir. L'objectif est d'évaluer les effets à long terme des systèmes de travail du sol et de gestion des cultures sur le sol en azote total et COS dans une expérience pluviale dans la Corn Belt ouest.
Expériences de l'article :
Expériences menées à partir de 6 parcelles avec 6 traitements de travail du sol(charrue, tandem disque, bouclier charrue, sans labour, billonage, et sous-solage)
Tous les traitements, sauf sans labour, ont été cultivées aux mêmes stades de croissance pour le maïs et soja.
Des éléments nutritifs ont été ajoutés lors de la croissance puis ont été récoltés à maturité physiologique.
On souhaite observé la teneur,on a donc broyé puis tamisé, puis analysé C et N grâce à CN automatique lié à un spectromètre de masse. Valeurs C et N dans le sol calculées pour chaque traitement de labour et de combinaison de système de culture à toutes les profondeurs; puis ces valeurs ont ensuite été additionnés pour déterminer l' azote total et des réserves de COS contenus dans le sol à :"0-30-, 0-60-, 0-90-, 0-120- et 0-150-cm de profondeur.
Les valeurs d'azote total et de carbone ont également été calculés en prenant en compte des analyses statistiques.
Résultats de l'article :
Les résultats démontrent des changements significatifs dans le sol en azote total et en carbone organique du sol à la fois dans la surface 0-15- ou 15-30 cm profondeurs, même supérieures à 30 cm( ce qui n'était pas prouvé auparavant dû au manque d'échantillons).
Ces augmentations ont été remarquées dans les traitements considérés comme une forme de non labour: une agriculture de conservation.
Ces résultats démontrent que l'utilisation de méthodes culturales de conservation du sol a amélioré la teneur en azote et le COS dans tous les systèmes de culture de l'étude et indique un bon potentiel d'amélioration de la qualité du sol et de la viabilité.
Il semble également que le COS total a été séquestré dans le sol dans les méthodes de non labour
De plus l'azote du sol et COS accumulés dans les profondeurs peuvent être plus stables et moins sensibles à la perte si la surface du sol est labouré ou perturbé d'une certaine manière. Un labour stratégique ?
Rigueur de l'article :
Cette réponse lente aux pratiques de culture et traitement des sols et la nature variable des mesures COS nécessiterait une quantité importante de temps avant de voir les changements globaux . Certaines études n'ont peut être pas assez de recul sur leurs résultats.
Ce que cet article apporte au débat :
Cet article démontre des aspects positifs de l'agriculture de conservation comme l'augmentation de la** teneur en azote et de carbone organique du sol.
Elle indique le non labour comme une **méthode profitable à l'état du sol et sa viabilité.
En fin d'articles, on peut voir que ces teneurs sont mêmes retrouvées dans de plus grandes profondeur et on suppose qu'une forme de labour au sein d'une culture de non labour pourrait être bénéfique.
Remarques sur l'article :
Cet élément contradictoire de labour au sein d'une culture de non labour va nous ouvrir une porte sur un autre article : Strategic tillage impacts in long-term no-till[1]
Publiée il y a plus de 10 ans
par
Floriane Delicque.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
Le non-labour augmente le profil du sol en azote et carbone dans les systèmes de cultures pluviales à long terme.
Introduction à l'article :
Le sol est riche en carbone (COS :carbone organique du sol) et en azote. Le taux de ces éléments dans le sol va être un bon indicateur de l'état de ce dernier. En effet le COS affecte de nombreuses propriétés du sol comme la stabilité des agrégats , la capacité de rétention d'eau , les échanges cationique , le cycle des nutriments, ainsi que d'autres fonctions essentielles à la fonction du sol.
C'est dans ce but que les systèmes de non-labour sont étudiés. Ils permettraient d'augmenter le taux de ces éléments dans le sol, ce qui serait donc bénéfique.
L'ensemble des recherches semblent indiquer que ce phénomène ne serait significatif que dans les faibles à moyennes profondeur des sols . Le manque d'échantillonage à de fortes profondeurs reste un point à approfondir.
L'objectif est d'évaluer les effets à long terme des systèmes de travail du sol et de gestion des cultures sur le sol en azote total et COS dans une expérience pluviale dans la Corn Belt ouest.
Expériences menées à partir de 6 parcelles avec 6 traitements de travail du sol(charrue, tandem disque, bouclier charrue, sans labour, billonage, et sous-solage)
Tous les traitements, sauf sans labour, ont été cultivées aux mêmes stades de croissance pour le maïs et soja.
Des éléments nutritifs ont été ajoutés lors de la croissance puis ont été récoltés à maturité physiologique.
On souhaite observé la teneur,on a donc broyé puis tamisé, puis analysé C et N grâce à CN automatique lié à un spectromètre de masse.
Valeurs C et N dans le sol calculées pour chaque traitement de labour et de combinaison de système de culture à toutes les profondeurs; puis ces valeurs ont ensuite été additionnés pour déterminer l' azote total et des réserves de COS contenus dans le sol à :"0-30-, 0-60-, 0-90-, 0-120- et 0-150-cm de profondeur.
Les valeurs d'azote total et de carbone ont également été calculés en prenant en compte des analyses statistiques.
Les résultats démontrent des changements significatifs dans le sol en azote total et en carbone organique du sol à la fois dans la surface 0-15- ou 15-30 cm profondeurs, même supérieures à 30 cm( ce qui n'était pas prouvé auparavant dû au manque d'échantillons).
Ces augmentations ont été remarquées dans les traitements considérés comme une forme de non labour: une agriculture de conservation.
Ces résultats démontrent que l'utilisation de méthodes culturales de conservation du sol a amélioré la teneur en azote et le COS dans tous les systèmes de culture de l'étude et indique un bon potentiel d'amélioration de la qualité du sol et de la viabilité.
Il semble également que le COS total a été séquestré dans le sol dans les méthodes de non labour
De plus l'azote du sol et COS accumulés dans les profondeurs peuvent être plus stables et moins sensibles à la perte si la surface du sol est labouré ou perturbé d'une certaine manière. Un labour stratégique ?
Cette réponse lente aux pratiques de culture et traitement des sols et la nature variable des mesures COS nécessiterait une quantité importante de temps avant de voir les changements globaux . Certaines études n'ont peut être pas assez de recul sur leurs résultats.
Cet article démontre des aspects positifs de l'agriculture de conservation comme l'augmentation de la** teneur en azote et de carbone organique du sol.
Elle indique le non labour comme une **méthode profitable à l'état du sol et sa viabilité.
En fin d'articles, on peut voir que ces teneurs sont mêmes retrouvées dans de plus grandes profondeur et on suppose qu'une forme de labour au sein d'une culture de non labour pourrait être bénéfique.
Cet élément contradictoire de labour au sein d'une culture de non labour va nous ouvrir une porte sur un autre article :
Strategic tillage impacts in long-term no-till[1]
Dernière modification il y a plus de 6 ans.