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Titre de la review :

La recherche en écologie comportementale : passé, présent et futur.


Résumé de la review :

Les zoos permettent de concentrer une grande diversité d'organismes dans des conditions environnementales standardisées et contrôlables. Ceci permet l'étude d'espèces difficilement observables dans la nature ou en laboratoire comme les espèces nocturnes, ou encore de les observer sur le long-terme (la vie entière et même sur plusieurs générations). Les zoos facilitent l'études d'espèces en évitant par exemple de manipuler des individus et de prendre le risque de leur nuire.
Les études scientifiques menées dans les zoos fournissent une base de données importante sur les traits d'histoire de vie des espèces et ont apporté de nouveaux argument dans des hypothèses évolutives. Les données récoltées servent à la conservation des espèces en améliorant les connaissance sur la reproduction par exemple. Cela améliore l'organisation et les programmes de reproduction en captivité des zoos.
Ces études ont eu une contribution majeur dans la compréhension des relations sociales, notamment au niveau du choix des partenaires dans les espèces monogames, de la distribution des soins des petits dans les espèces monogames, à un niveau inter-espèce et à l'intérieur d'une même espèce.
Les zoos investissent de plus en plus dans la conservation d'espèces en danger d'extinction.

Cependant, à l'époque de cette review, la plupart des zoos ne disposaient plus d'échantillons suffisamment grands pour permettre une étude scientifique fiable, supportée par des analyses statistiques. La diversité au sein des zoos diminue à cause des nouveaux rôles des zoos, qui ne servent plus simplement à la distraction, et cela ne rend plus possible les études visant à comparer des espèces phylogénétiquement proches. Les nouveaux programmes de reproduction en captivité considèrent les espèces dans les zoos comme des méta-population, ceci entraîne plus de stérilisations d'animaux et donc moins d'études possible sur les traits d'histoire de vie. Il faut donc prendre en compte beaucoup de zoos pour avoir un échantillon suffisamment grand pour une étude et cela coute cher de voyager entre les différents zoos. De plus, les études semblent se concentrer sur des points important pour la gestion des zoos et non plus sur la véritable compréhension des espèces.

Rigueur de la review :

Certains chiffres cités dans l'article sont basés sur des échantillonnages biaisés, par exemple sur l'étude du pourcentage de scientifiques intéressés par l'écologie comportementale. L'auteur reconnait d'ailleurs ce biais.

De plus, l'auteur est un employé de zoo, ce qui peut créer un conflit d'intérêt et donc un point de vue pas objectif sur l'utilité des recherches menées en zoo.

Ce que cette review apporte au débat :

Cette review suggère un apport important des zoos qui ont permis à des chercheurs d'étudier des traits d'histoire de vie de certaines espèces, qui ont ensuite servis pour les programmes de reproduction en captivité et la ré-introduction. Mais cet apport serait compromis par la ré-organisation des zoos.

Remarques sur la review :

A aucun moment l'auteur ne prend en compte le fait que le comportement des animaux peut être modifié par la captivité et donc que les recherches menées sur des animaux de zoos seraient fortement biaisées. les animaux sauvages captifs peuvent-ils rester « naturels » ?

Publiée il y a plus de 9 ans par Manon V. .
Dernière modification il y a plus de 6 ans.