ControverSciences est archivé. Il reste consultable mais il n'est plus possible de contribuer.
Le code source pour faire tourner le serveur reste disponible sur GitHub.
Diminution de la valeur sélective lorsque la sélection est relâchée chez les espèces en captivité
Introduction à l'article :
Le fardeau génétique (accumulation de mutations délétères) se forme plus rapidement dans les petites populations. Cependant, beaucoup d'études ont considéré cela avec un fort effet de la sélection. Ce qui n'est pas le cas lorsque les espèces sont en captivité. Sans la sélection pour supprimer ces mutations, ces dernières s'accumuleront plus facilement encore et sous l'effet de la dérive elles pourront se fixer facilement. Si tel est le cas, le fardeau génétique ne dépendra plus de la taille de la population. Le maintient de la diversité génétique n'aurait alors que peu d'effet et les croisements préférentiels ne feraient qu'accélérer cette accumulation. Il est donc indispensable de savoir comment et à quelle vitesse la valeur sélective risque de s'éroder sans sélection.
Expériences de l'article :
Entre 60 et 70 des mâles et femelles éclos sont mis par couple dans des boites en plastique avec de la nourriture et du CSMA pour pondre. Les œufs des individus mis par couple ont été compté tous les jours afin d'établir un calendrier de longévité et de fécondité par femelle. Un ratio de remplacement net a ainsi été calculé. ce taux a ensuite été divisé en deux catégorie, stade précoce (21jours) afin de séparer les effets de l'accumulation des mutations avec et sans sélection. Afin de limiter la compétition, tous les œufs d'une même femelle n'ont pas été conservés. Ils étaient ainsi à une densité optimale.
Résultats de l'article :
Le taux de remplacement reste stable quelque soit la génération dans le groupe précoce. A l'inverse, ce dernier diminue au fur et à mesure des générations lorsque les œufs sont pondu tardivement (perte de 0.5% par génération). L'expérience ayant eu lieux sur peu de générations, cette diminution est du à la ségrégation des mutation délétères dans les populations ancestrales plus qu'à l'arrivée de nouvelles mutations. De plus, la diminution de fitness serait du principalement à la présence d'allèles liées à l'âge et que peu lié à des allèles ayant des effets pleiotropiques antagonistes. la diminution de fécondité et de compétitivité semble être rapide lorsque la sélection est relâchée. Cependant les interactions écologiques peuvent agir sur cet effet. Ainsi, si une espèce en captivité est réintroduite en milieu naturel avec des conditions environnementales favorables et peu de compétition, cette espèce peut survivre malgré la baisse latente de fécondité et de fitness.
Ce que cet article apporte au débat :
Il y a peu de chance que les forces qui ont poussé une espèce à s'éteindre se soient complètement améliorées. La réintroduction d'espèces qui ont vécu en captivité a donc de faible chance de réussite, d'autant plus que la sélection aura été relâchée. Sans oublié qu'il faut aussi prendre en compte les risques d'adaptation à la captivité.
Remarques sur l'article :
Cet article s’intéresse principalement à la conservation ex-situ dans le but de réintroduire les espèces dans leur milieux naturel. Or, ceci a un fort coût économique et n'est donc pas souvent réalisé. D'après les conclusions de cet article on comprend qu'en plus le résultat ne serait surement pas satisfaisant.
Publiée il y a plus de 9 ans
par
E. Fruitet et Manon V. .
Dernière modification il y a plus de 9 ans.
Diminution de la valeur sélective lorsque la sélection est relâchée chez les espèces en captivité
Introduction à l'article :
Le fardeau génétique (accumulation de mutations délétères) se forme plus rapidement dans les petites populations. Cependant, beaucoup d'études ont considéré cela avec un fort effet de la sélection. Ce qui n'est pas le cas lorsque les espèces sont en captivité. Sans la sélection pour supprimer ces mutations, ces dernières s'accumuleront plus facilement encore et sous l'effet de la dérive elles pourront se fixer facilement. Si tel est le cas, le fardeau génétique ne dépendra plus de la taille de la population. Le maintient de la diversité génétique n'aurait alors que peu d'effet et les croisements préférentiels ne feraient qu'accélérer cette accumulation. Il est donc indispensable de savoir comment et à quelle vitesse la valeur sélective risque de s'éroder sans sélection.
Entre 60 et 70 des mâles et femelles éclos sont mis par couple dans des boites en plastique avec de la nourriture et du CSMA pour pondre. Les œufs des individus mis par couple ont été compté tous les jours afin d'établir un calendrier de longévité et de fécondité par femelle. Un ratio de remplacement net a ainsi été calculé. ce taux a ensuite été divisé en deux catégorie, stade précoce (21jours) afin de séparer les effets de l'accumulation des mutations avec et sans sélection. Afin de limiter la compétition, tous les œufs d'une même femelle n'ont pas été conservés. Ils étaient ainsi à une densité optimale.
Le taux de remplacement reste stable quelque soit la génération dans le groupe précoce. A l'inverse, ce dernier diminue au fur et à mesure des générations lorsque les œufs sont pondu tardivement (perte de 0.5% par génération). L'expérience ayant eu lieux sur peu de générations, cette diminution est du à la ségrégation des mutation délétères dans les populations ancestrales plus qu'à l'arrivée de nouvelles mutations. De plus, la diminution de fitness serait du principalement à la présence d'allèles liées à l'âge et que peu lié à des allèles ayant des effets pleiotropiques antagonistes. la diminution de fécondité et de compétitivité semble être rapide lorsque la sélection est relâchée. Cependant les interactions écologiques peuvent agir sur cet effet. Ainsi, si une espèce en captivité est réintroduite en milieu naturel avec des conditions environnementales favorables et peu de compétition, cette espèce peut survivre malgré la baisse latente de fécondité et de fitness.
Il y a peu de chance que les forces qui ont poussé une espèce à s'éteindre se soient complètement améliorées. La réintroduction d'espèces qui ont vécu en captivité a donc de faible chance de réussite, d'autant plus que la sélection aura été relâchée. Sans oublié qu'il faut aussi prendre en compte les risques d'adaptation à la captivité.
Cet article s’intéresse principalement à la conservation ex-situ dans le but de réintroduire les espèces dans leur milieux naturel. Or, ceci a un fort coût économique et n'est donc pas souvent réalisé. D'après les conclusions de cet article on comprend qu'en plus le résultat ne serait surement pas satisfaisant.
Dernière modification il y a plus de 9 ans.