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L’hypothèse gaia est une théorie qui repose principalement sur des faits empiriques et non sur des bases conceptuelles. L’absence de mécanismes pouvant expliquer le maintien de l’homéostasie est un problème majeur de cette théorie, puisqu’elle laisse place à des interprétations variées et à de nombreuses critiques.
Le but de cet articles et de répondre à 7 critiques en ré-analysant l’hypothèse gaia.
L’hypothèse gaia est théologique.
On reproche souvent à cette théorie de sous-entendre qu’un système régulant les conditions de manière à favoriser la biosphère possède une intention délibérée. A cela l’auteur répond que la théorie de gaia décrit un système global qui possède un but mais pas nécessairement une conscience. De plus ce but serait une des propriété du système et non pas la décision consciente d’une entité.
La théorie de gaia viole le principe d’anthropique.
Du fait de l’absence de mécanisme soutenant sa théorie, Lovelock, expliqua l’existence de gaia en utilisant les probabilités. En effet il est improbable que les équilibres chimiques actuels ne dérivent pas directement de la biosphère. Certains auteurs ont critiqué cette approche via le principe anthropique : notre planète est déjà largement improbable et on ne peut donc pas utiliser un tel argument pour démontrer une théorie. Néanmoins ces deux arguments peuvent coexister a partir du moment où on suggère qu’une planète capable de supporter la vie en abondance nécessite intrinsèquement un écart à l’équilibre chimique.
La théorie de gaia postule que l’évolution d’un organisme de la taille d’une planète se fait en compétition avec d’autres organismes similaires.
Cet argument est notamment avancé par Dawkin (1982) et découle lui aussi de l’absence de mécanismes avancés avec la théorie gaia. Il base l’évolution comme directement dépendante de la sélection naturelle. Or la sélection naturelle s’applique à l’échelle d’une espèce, ce qui n’est pas le cas de gaia qui représente la biosphère dans son ensemble.
La théorie de gaia viole le principe de sélection naturelle puisqu’elle requière que les individus/les espèces agissent avec un comportement altruiste, en sacrifiant la valeur sélective individuelle aux profit de l’ensemble.
Cet argument suggère que la régulation globale peut apparaitre uniquement par la sélection naturelle. Lenton au contraire, décrit un système global caractérisé par de nombreux processus de rétroaction pouvant donner une régulation globale sans impliquer un quelconque comportement altruiste. Certain de ces processus de rétroaction serait à même de favoriser la régulation, d’autre ne le serait pas. Dans cette perspective la sélection naturelle serait une source de perturbation de la régulation.
La théorie de gaia ne requière pas nécessairement de régulation.
Cette critique a été faite par de plusieurs auteurs, mais aucun n’a pu démontrer avec un raisonnement scientifique que le principe de régulation n’était pas lié à l’homéostasie atmosphérique. Ainsi pour l’auteur cet argument n’est basé sur rien et la théorie reste intrinsèquement liée à la notion de régulation.
Régulation sous-entend contrôle parfait.
Cette critique se base sur les crises écologiques. Plusieurs fois dans les temps géologiques le terre a subit des conditions défavorables pour la vie. La théorie gaia représente une tendance globale de protéger la vie, pas un contrôle parfait des condition environnementales. Même si cette régulation a parfois eu des failles, les conditions favorables à la vie ont globalement été maintenues sur de large échelle temporelle malgré la présence d’un univers autour excessivement hostile à la vie.
La théorie gaia ne décrit pas quelle forme de vie elle tend à favoriser.
Pour l’auteur la régulation mis en jeux dans la théorie ne concerne pas nécessairement une forme de vie particulière mais plutôt l’ensemble de la biosphère, en favorisant le maintien du système géophysiologique dans son ensemble.
Rigueur de la review :
Toute les réponse avancé par l'auteur son subjectif et représente SA vision de la théorie.
Ce que cette review apporte au débat :
L'article tente de clarifier plusieurs points qui seraient mal interprétés par certains scientifiques. En centralisant les critiques de la théorie en 7 point il réalise un travail intéressant et éclaircie les principaux point faible de la théorie. Il fait notamment ressortir l'absence de mécanismes explicant la théorie Gaia, qui est un problème central a l'origine des principales critiques de la théorie .
Publiée il y a plus de 9 ans
par
T. De solan bethmale.
Dernière modification il y a plus de 9 ans.
Sept fausses idées concernant la théorie gaia
Résumé de la review :
L’hypothèse gaia est une théorie qui repose principalement sur des faits empiriques et non sur des bases conceptuelles. L’absence de mécanismes pouvant expliquer le maintien de l’homéostasie est un problème majeur de cette théorie, puisqu’elle laisse place à des interprétations variées et à de nombreuses critiques.
Le but de cet articles et de répondre à 7 critiques en ré-analysant l’hypothèse gaia.
L’hypothèse gaia est théologique.
On reproche souvent à cette théorie de sous-entendre qu’un système régulant les conditions de manière à favoriser la biosphère possède une intention délibérée. A cela l’auteur répond que la théorie de gaia décrit un système global qui possède un but mais pas nécessairement une conscience. De plus ce but serait une des propriété du système et non pas la décision consciente d’une entité.
La théorie de gaia viole le principe d’anthropique.
Du fait de l’absence de mécanisme soutenant sa théorie, Lovelock, expliqua l’existence de gaia en utilisant les probabilités. En effet il est improbable que les équilibres chimiques actuels ne dérivent pas directement de la biosphère. Certains auteurs ont critiqué cette approche via le principe anthropique : notre planète est déjà largement improbable et on ne peut donc pas utiliser un tel argument pour démontrer une théorie. Néanmoins ces deux arguments peuvent coexister a partir du moment où on suggère qu’une planète capable de supporter la vie en abondance nécessite intrinsèquement un écart à l’équilibre chimique.
La théorie de gaia postule que l’évolution d’un organisme de la taille d’une planète se fait en compétition avec d’autres organismes similaires.
Cet argument est notamment avancé par Dawkin (1982) et découle lui aussi de l’absence de mécanismes avancés avec la théorie gaia. Il base l’évolution comme directement dépendante de la sélection naturelle. Or la sélection naturelle s’applique à l’échelle d’une espèce, ce qui n’est pas le cas de gaia qui représente la biosphère dans son ensemble.
La théorie de gaia viole le principe de sélection naturelle puisqu’elle requière que les individus/les espèces agissent avec un comportement altruiste, en sacrifiant la valeur sélective individuelle aux profit de l’ensemble.
Cet argument suggère que la régulation globale peut apparaitre uniquement par la sélection naturelle. Lenton au contraire, décrit un système global caractérisé par de nombreux processus de rétroaction pouvant donner une régulation globale sans impliquer un quelconque comportement altruiste. Certain de ces processus de rétroaction serait à même de favoriser la régulation, d’autre ne le serait pas. Dans cette perspective la sélection naturelle serait une source de perturbation de la régulation.
La théorie de gaia ne requière pas nécessairement de régulation.
Cette critique a été faite par de plusieurs auteurs, mais aucun n’a pu démontrer avec un raisonnement scientifique que le principe de régulation n’était pas lié à l’homéostasie atmosphérique. Ainsi pour l’auteur cet argument n’est basé sur rien et la théorie reste intrinsèquement liée à la notion de régulation.
Régulation sous-entend contrôle parfait.
Cette critique se base sur les crises écologiques. Plusieurs fois dans les temps géologiques le terre a subit des conditions défavorables pour la vie. La théorie gaia représente une tendance globale de protéger la vie, pas un contrôle parfait des condition environnementales. Même si cette régulation a parfois eu des failles, les conditions favorables à la vie ont globalement été maintenues sur de large échelle temporelle malgré la présence d’un univers autour excessivement hostile à la vie.
La théorie gaia ne décrit pas quelle forme de vie elle tend à favoriser.
Pour l’auteur la régulation mis en jeux dans la théorie ne concerne pas nécessairement une forme de vie particulière mais plutôt l’ensemble de la biosphère, en favorisant le maintien du système géophysiologique dans son ensemble.
Toute les réponse avancé par l'auteur son subjectif et représente SA vision de la théorie.
L'article tente de clarifier plusieurs points qui seraient mal interprétés par certains scientifiques. En centralisant les critiques de la théorie en 7 point il réalise un travail intéressant et éclaircie les principaux point faible de la théorie. Il fait notamment ressortir l'absence de mécanismes explicant la théorie Gaia, qui est un problème central a l'origine des principales critiques de la théorie .
Dernière modification il y a plus de 9 ans.