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Titre de l'article :

Division et multiplication de la colonie, comportement défensif et comportement hygiénique chez les colonies d'abeilles différentes génétiquement dans une expérience européenne.


Figure :

Localisation de 19 colonies étudiées en Europe.
Le nom des localisations est accompagné des génotypes et traits comportementaux associés.
Légende à droite : génotype des colonies.
Légende à gauche : comportements notables des colonies.

Introduction à l'article :

Le but de cette étude est l'analyse de comportement permettant une meilleurs survie des colonies d'abeille dans 21 localisations européennes. Ces comportements étant la capacité de la colonies à se multiplier, leurs taux de comportements hygiénistes et leurs taux de comportements défensifs.
Le fait que l'expression de ces trait soit variable laisse penser qu'il n'y pas de valeur robuste de fitness associé concernant ces comportements.
Les facteurs environnementaux et les techniques d'apicultures appliquées à ces colonies peuvent vraiment influencer la variation de ces traits.
Ceci a conduit à la sélection de certaines sous espèces d'Apis mellifera et au rejet de certaines autres aux comportements défensifs et aux capacités de multiplication plus élevées (notamment A. m. mellifera et A. m. siciliana ).
Les auteurs étudient dans cette étude l'influence des génotypes et de l'environnement, ainsi que l'influence de l'adaptation locale et l'expression des traits comportementaux.

Expériences de l'article :

Les données utilisées sont récoltées de 2009 à mars 2012. Sur 2 des 21 colonies, aucune données comportementales n'ont été prises (du à la mort de la colonie lors du premier hiver en macédoine, et à un retard dans le prélèvement des données pour les colonies de Toulouse).
Les comportements de multiplication et de défense ont été quantifiés sur 18 ruchers, et 12 ruchers ont permis la quantification des comportements hygiéniques.
Les biomes choisi en Europe ont été répertoriés comme présentant des condition de climat très variées (le nombre de jours ou les températures étaient en dessous de 0°C variant ainsi de 0 en Sicile, à 174 en Finlande).
L'évaluation des différents comportements découle de 3 recensements annuels réalisés entre 2010 et 2011. De plus ces comportements sont évalués de 1 à 4 par observation et analyses statistiques, cependant l'analyse du comportement hygiénique est évalué par une méthode de "Pin-test" (un test de 10 jours ou l'on évalue le taux de pupes infectées détruite).

Résultats de l'article :

Comportement de multiplication : on note des scores très différents des différentes localités. Avec des différences significatives entre les A. m. mellifera française et A. m. m. polonaise.
comportement défensif : forte influence des localisations, génotypes et origines des colonies. Plus fortes expressions du caractère chez les A. m. mellifera française et polonaise.
Comportement hygiéniste : forte influence de la localisation, des saisons et du génotype. Les plus faibles taux d'expression se retrouvent chez les espèces A. m. m. française et polonaise. Cependant, on observe des variation intraspécifiques chez les colonies analysées française et danoise.
Les comportements des colonies sont significativement affectés par l'année, la localisation et leurs génotypes.
La capacité à se multiplier est plus forte la seconde année de l'expérience lorsque les reines sont âgées de 2 ans.
En effet, la saison et la localisation sont en interaction direct concernant le comportement hygiénique.

Rigueur de l'article :

Cet article est très rigoureux et contient des données quantitatives robuste nombreuses et réparties sur une large localisation.

Ce que cet article apporte au débat :

Cet article met en évidence un plus fort comportement défensif vis à vis des parasites et des pathogènes chez les colonies plus agressives d'Apis mellifera. De plus, ceci montre que la sélection naturelle de caractères permet de lutter efficacement contre les ennemis de l'abeille dite "domestique".
La sélection humaine de certaines sous espèces dociles n'est donc peut être pas la meilleure solution pour permettre de développer des comportements de défense chez les colonies.

Remarques sur l'article :

Cet article est soutenu et à été permis par l'association européenne COLOSS (prevention of honey bee colony losses). Cette association à but non lucratifs regroupant des profession aussi diverses que des vulgarisateurs, des chercheurs ou encore des vétérinaires cherche à améliorer les conditions de vie et permettre la survie des différentes races d'abeilles.

Publiée il y a plus de 9 ans par M.Farin et collaborateurs..
Dernière modification il y a plus de 9 ans.