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Titre de l'article :

Caractérisation des différentes cascades modulant l’agressivité des mâles des panthères nébuleuses (Neofelis nebulosa).


Introduction à l'article :

En captivité les mâles de cette espèce agressent les femelles. Pourtant, les populations en captivité permettraient de sensibiliser le public au danger d'extinction auquel fait face cette espèce, et de mettre en place un programme de reproduction en captivité.
On ne connait pas les origines de cette agressivité et deux voies de régulation ont été identifiées, celle de la sérotonine et de la testostérone.
Le rôle du système sérotoninergique dans l'agressivité a été identifié chez d'autres espèces (hamster doré et chat) et il peut aussi intervenir dans la gestion du stress et de l'anxiété. La mise en captivité génère en effet du stress.
Le rôle de la testostérone dans l'agressivité des mâles a été bien étudié dans le cas de délimitation du territoire, la guerre pour l'accès aux femelles ou pour la reproduction. Or, dans l'espèce de panthères étudiée un des moyen de former un couple en captivité est de le faire avant l'âge adulte, là où les mâles expriment encore peu de testostérone.

Expériences de l'article :

13 mâles célibataires de 12 zoos différents des Etats-Unis ont été suivis pendant 8 mois. Ils ont entre 4 et 15 ans. Toutes les institutions ont suivi les règles de l'Association des Zoos et Aquariums (AZA). Tous les tests comportementaux ont eu lieu dans les aires non exposées au public.

Ils ont été aléatoirement séparé en 3 groupes suivant les traitements utilisés pendant 6 mois :

  1. 4 traités à la clomipramine (antidépresseur) --> 2 anxieux et 2 calmes
  2. 5 traités à la desloreline (castration chimique provisoire) --> 3 anxieux et 2 calmes
  3. 4 non traités --> 2 anxieux et 2 calmes

La concentration hormonale dans les fèces et le comportement ont été analysés.
Ils ont été soumis à une série 3 situations stressantes (test du miroir, test du bruit et mise en présence d'humains inconnus) deux fois durant lesquelles leur comportement a été analysé.

Résultats de l'article :

L'antidépresseur a un impact direct sur le temps passé caché ou le niveau d'activité global, tandis que le castrateur chimique agit spécifiquement sur l'agressivité. Ceci uniquement pour les individus anxieux.
Les tests utilisés seraient de bons tests, utilisables par les zoos, pour quantifier l'agressivité et l'anxiété des animaux.

Rigueur de l'article :

Les tests statistiques sont très discutable car il y a trop peu de données et de l'auto-corrélation.

Ce que cet article apporte au débat :

Au final pas grand chose vu qu'ils ne répondent pas à la question.

Remarques sur l'article :

Ils semblent avoir plus testé les deux médicaments qu'avoir réellement répondu à la question qui est d'expliquer l'agressivité des mâles envers les femelles en captivité.

Publiée il y a plus de 9 ans par Manon V. et B. Acuna.
Dernière modification il y a plus de 9 ans.