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Prédire la structure des communautés de serpents sur les îles de l'est de la région Néarctique par l'utilisation de la théorie neutre écologique et de la phylogénique
Introduction à l'article :
La diversité présente sur une île peut être prédite de différentes manières. Selon la théorie neutre, elle dépendrait simplement de l’abondance relative des différentes espèces du continent. En revanche, d'après la théorie de la biogéographie insulaire, la capacité de migration des espèces devrait également être prise en compte. De ce fait, la phylogénie pourrait être plus intéressante pour prédire la diversité observée.
Ainsi, le but de cette étude est de tester si la présence de différentes espèces de serpents sur des îles est mieux prédite par la théorie neutre ou si elle répond à des règles d’assemblage phylogénétiques (prenant notamment en compte l’environnement et la compétition).
Expériences de l'article :
Les auteurs comparent la diversité spécifique des île et du continent en prenant en compte différents facteurs potentiellement explicatifs des différences observées : taille de l’île, distance de l'île au continent, diversité des habitats de l'île, climat.
L'origine des espèce est retracée avec des méthodes de phylogénie en utilisant la distance génétique entre organismes. Ainsi, il leur est possible d'identifier si les espèces présentes sur l'île sont issues de phénomènes de spéciation ou de migrations anciennes. La neutralité écologique des communautés est ensuite testée via une stratégie d'ajustement bayésienne réalisée d'après la méthode développée par Harris et al. (2004)
Résultats de l'article :
La taille de l’île semble avoir un impact important sur sa composition spécifique. En revanche la diversité et le degré d’isolement de l’île ne seraient pas pris en compte.
La probabilité qu'une espèce soit présente sur l'île apparaît particulièrement liée à l'abondance de cette même espèce sur le continent, particulièrement pour les îles jeunes et proches du continent.
Les différences entre espèces semblent avoir peu d’importance (aucun filtre environnemental ne semble induire de différences entre les groupes).
Ainsi, la théorie neutre permet ici de prédire la présence d’une espèce sur une île.
Rigueur de l'article :
Cet article semble rigoureux dans son étude de communautés de serpents et on peut supposer une certaine homogénéité dans la capacité de migration des espèces de ce sous-ordre.
En revanche, il semble peu probable que ces résultats soient comparables à des espèces plus éloignées d'une métacommunauté. Par exemple, pour un chien et un rapace, on peut supposer que la capacité à coloniser l'île ne soit pas la même.
Par ailleurs, les auteurs expliquent que si la capacité de migration du continent vers l'île est la même pour toutes les espèces étudiées, des barrières peuvent limiter leur arrivée dans l'habitat continental et ainsi impacter indirectement la colonisation de l’île. Cette hypothèse semble également être à modérer car si elle peut s'appliquer aux animaux de cette étude, il peut être envisageable que l'eau séparant les îles du continent constitue une barrière à la migration d'importance égale voire supérieure à celles présentes sur le continent.
Ce que cet article apporte au débat :
La théorie neutre semble pouvoir expliquer la biodiversité insulaire quand elle intègre les caractéristiques de l'île (taille, distance au continent), au moins pour des organismes ayant des caractéristiques écologiques proches.
Prédire la structure des communautés de serpents sur les îles de l'est de la région Néarctique par l'utilisation de la théorie neutre écologique et de la phylogénique
Introduction à l'article :
La diversité présente sur une île peut être prédite de différentes manières. Selon la théorie neutre, elle dépendrait simplement de l’abondance relative des différentes espèces du continent. En revanche, d'après la théorie de la biogéographie insulaire, la capacité de migration des espèces devrait également être prise en compte. De ce fait, la phylogénie pourrait être plus intéressante pour prédire la diversité observée.
Ainsi, le but de cette étude est de tester si la présence de différentes espèces de serpents sur des îles est mieux prédite par la théorie neutre ou si elle répond à des règles d’assemblage phylogénétiques (prenant notamment en compte l’environnement et la compétition).
Les auteurs comparent la diversité spécifique des île et du continent en prenant en compte différents facteurs potentiellement explicatifs des différences observées : taille de l’île, distance de l'île au continent, diversité des habitats de l'île, climat.
L'origine des espèce est retracée avec des méthodes de phylogénie en utilisant la distance génétique entre organismes. Ainsi, il leur est possible d'identifier si les espèces présentes sur l'île sont issues de phénomènes de spéciation ou de migrations anciennes. La neutralité écologique des communautés est ensuite testée via une stratégie d'ajustement bayésienne réalisée d'après la méthode développée par Harris et al. (2004)
Cet article semble rigoureux dans son étude de communautés de serpents et on peut supposer une certaine homogénéité dans la capacité de migration des espèces de ce sous-ordre.
En revanche, il semble peu probable que ces résultats soient comparables à des espèces plus éloignées d'une métacommunauté. Par exemple, pour un chien et un rapace, on peut supposer que la capacité à coloniser l'île ne soit pas la même.
Par ailleurs, les auteurs expliquent que si la capacité de migration du continent vers l'île est la même pour toutes les espèces étudiées, des barrières peuvent limiter leur arrivée dans l'habitat continental et ainsi impacter indirectement la colonisation de l’île. Cette hypothèse semble également être à modérer car si elle peut s'appliquer aux animaux de cette étude, il peut être envisageable que l'eau séparant les îles du continent constitue une barrière à la migration d'importance égale voire supérieure à celles présentes sur le continent.
La théorie neutre semble pouvoir expliquer la biodiversité insulaire quand elle intègre les caractéristiques de l'île (taille, distance au continent), au moins pour des organismes ayant des caractéristiques écologiques proches.
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