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Relation plante-hôte et dynamique de population des chenille processionnaire du pin, Thaumetopoea pityocampa.
Introduction à l'article :
Thaumetopoea pityocampa est un ravageur de pins. On le trouve dans les bois naturels et artificiels en Europe du Sud. Son hôte de prédilection est le pin Autrichien (Pins nigra Arnold), qui depuis son utilisation intensive durant ce dernier siècle, dans le cadre des reboisements, semble avoir favorisé la répartition spatiale du parasite. T. Pitoyocampa à un cycle de vie rythmé par une génération par an avec dans certain cas quelques pupes. La période de nutrition des larves débute d’aout-septembre jusqu’à mars-avril, s’interrompant dans les périodes les plus froides. Il semblerait que le facteur le plus important dans ces régulations de population soit la nourriture et le climat. Ce dernier semble impacter les phases de développement des chenilles imposant une diapause à leur cycle de vie. Cet article souhaite montrer que le type de nourriture fournie par la plante hôte après une défoliation peut avoir un rôle non négligeable dans la dynamique de population de T. pityocampa.
Expériences de l'article :
L’étude se situe dans le nord-est de l’Italie dans des zones de pins autrichiens artificiels. La dernière fois que T. Pityocampa fut noté présent dans la zone était en 1982-83 et 1983-84. L’étude de la défoliation se base sur des échantillons, pris au hasard. Ces échantillons furent récoltés durant l’hiver 1984-85 de 10 arbres non infecté et de 10 arbres complètement défolié durant la période 1982-83 puis pour finir des échantillons d’arbres totalement défolié en 1983-84. Pour chaque échantillons ils ont regardé :
Le nombre d’aiguilles, leur mesure, leur poids, la taille des pousses et dans le cas où les aiguilles n’étaient pas présentes, le nombre de nœuds.
La mortalité des adultes, l’âge de mortalité, la mortalité des œufs, la mortalité des larves est aussi mesuré. Le nombre de larves qui ont laissé le nid pour la pupation. La phénologie du stade larvaire de chaque arbre. Une étude du sex-ratio et l’activité des adultes via piégeage et modèle de ponte.
Résultats de l'article :
Une défoliation complète du Pin d'Autriche par T. pityocampa induit une détérioration de la qualité des aliments et une diminution de la quantité de nourriture qui semblent être des facteurs importants responsables de l'effondrement de la population.
C’est au sein de cette même population que le nombre moyen d'œufs par masse d'œufs va varier considérablement selon les régions géographiques. Ces différences sont probablement dues aux conditions climatiques générales enregistrés dans ces régions. Le climat parait alors influencer à la fois la physiologie plante hôte et le développement de T. Pityocampa, mais son action dépend fortement du hasard.
Rigueur de l'article :
On peut douter de la rigueur de cet article car il y a une absence total de test statistique démontrant que les résultats son significatif. Seul 2 P-value sont citées, mais on ne sait pas quel sont les tests de références et la valeur de ces derniers. Etant un article assez vieux, cela peut être du au fait qu'à l'époque les tests statistiques n'était pas vu comme primordial.
Ce que cet article apporte au débat :
Cet article semble donc démonter l’importance des conditions alimentaires pour la chenille processionnaire. De plus il cite les forêts artificielles, c’est notamment dans ce type de zone qu’est lancé l’étude, comme étant un facteur non négligeable de la répartition spatial de chenille processionnaire. Mais il fait aussi référence à l’impact du climat concernant la dynamique des populations, ce dernier peut agir sur les plantes hôtes mais aussi sur la physiologie du parasite.
On peut donc dire que cet article est plutôt neutre au niveau du débat.
Publiée il y a plus de 9 ans
par
A. Valente.
Dernière modification il y a plus de 9 ans.
Relation plante-hôte et dynamique de population des chenille processionnaire du pin, Thaumetopoea pityocampa.
Introduction à l'article :
Thaumetopoea pityocampa est un ravageur de pins. On le trouve dans les bois naturels et artificiels en Europe du Sud. Son hôte de prédilection est le pin Autrichien (Pins nigra Arnold), qui depuis son utilisation intensive durant ce dernier siècle, dans le cadre des reboisements, semble avoir favorisé la répartition spatiale du parasite. T. Pitoyocampa à un cycle de vie rythmé par une génération par an avec dans certain cas quelques pupes. La période de nutrition des larves débute d’aout-septembre jusqu’à mars-avril, s’interrompant dans les périodes les plus froides. Il semblerait que le facteur le plus important dans ces régulations de population soit la nourriture et le climat. Ce dernier semble impacter les phases de développement des chenilles imposant une diapause à leur cycle de vie. Cet article souhaite montrer que le type de nourriture fournie par la plante hôte après une défoliation peut avoir un rôle non négligeable dans la dynamique de population de T. pityocampa.
L’étude se situe dans le nord-est de l’Italie dans des zones de pins autrichiens artificiels. La dernière fois que T. Pityocampa fut noté présent dans la zone était en 1982-83 et 1983-84. L’étude de la défoliation se base sur des échantillons, pris au hasard. Ces échantillons furent récoltés durant l’hiver 1984-85 de 10 arbres non infecté et de 10 arbres complètement défolié durant la période 1982-83 puis pour finir des échantillons d’arbres totalement défolié en 1983-84. Pour chaque échantillons ils ont regardé :
Une défoliation complète du Pin d'Autriche par T. pityocampa induit une détérioration de la qualité des aliments et une diminution de la quantité de nourriture qui semblent être des facteurs importants responsables de l'effondrement de la population.
C’est au sein de cette même population que le nombre moyen d'œufs par masse d'œufs va varier considérablement selon les régions géographiques. Ces différences sont probablement dues aux conditions climatiques générales enregistrés dans ces régions. Le climat parait alors influencer à la fois la physiologie plante hôte et le développement de T. Pityocampa, mais son action dépend fortement du hasard.
On peut douter de la rigueur de cet article car il y a une absence total de test statistique démontrant que les résultats son significatif. Seul 2 P-value sont citées, mais on ne sait pas quel sont les tests de références et la valeur de ces derniers. Etant un article assez vieux, cela peut être du au fait qu'à l'époque les tests statistiques n'était pas vu comme primordial.
Cet article semble donc démonter l’importance des conditions alimentaires pour la chenille processionnaire. De plus il cite les forêts artificielles, c’est notamment dans ce type de zone qu’est lancé l’étude, comme étant un facteur non négligeable de la répartition spatial de chenille processionnaire. Mais il fait aussi référence à l’impact du climat concernant la dynamique des populations, ce dernier peut agir sur les plantes hôtes mais aussi sur la physiologie du parasite.
On peut donc dire que cet article est plutôt neutre au niveau du débat.
Dernière modification il y a plus de 9 ans.