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Protégeons nous"l'originalité biologique" dans les zones protégées ? Un nouvel index et une application à la réserve naturelle du détroit de Bonifacio.
Introduction à l'article :
L'article dresse le constat que les zones protégées sont la plupart du temps établies en fonction d'une espèce ou d'un habitat plutôt que l'aspect fonctionnel d'un système écologique. Il met aussi en lumière l'importance des espèces ayant des traits fonctionnels unique et l'impact irréversible qu'ils peuvent avoir sur l’écosystème. Le but de l'article est donc d'évaluer la capacité d’une zone protégée à maintenir une population viable d’espèce originale.
Expériences de l'article :
Les données sont issues de la pêche traditionnelle de poissons dans les îles Lavazerri qui sont inclues dans la réserve naturelle du détroit de Bonifacio. La pêche a été faite pendant la saison chaude, avant et après la mise en place de la réserve naturelle du détroit de Bonifacio. Les chercheurs ont ensuite déterminé quelles espèces étaient les "winner" et les "loser" de la mise en place de cette zone protégée à l'aide de tests statistiques. Ils ont de plus mesuré chez les poissons 14 traits fonctionnels différents. Ils proposent à la fin deux nouveaux indices de conservation de l'originalité biologique (Conservation of Biological Originality (CBO) indices ).
Résultats de l'article :
Il y a une augmentation de l'indice de biomasse entre les deux périodes d’échantillonnage (avant et après la mise en place de la zone protégée). 37 espèces différentes ont été collectées. Les espèces les plus abondantes sont aussi les moins originales d'un point de vue fonctionnel (famille des Labridae). Les deux indices développés dans l'article montrent qu'utilisés ensemble, l'originalité des espèces est protégée dans la zone. En effet, les chercheurs ont identifié significativement 13 espèces "winner" et 3 espèces "loser". On retrouve notamment parmi les "loser" des espèces du genre labrus qui est compensé par le fait que ce sont les espèces les moins originales fonctionnellement de l’échantillonnage. Les cinq espèces les plus originales sont plus abondantes et plus présentes après la mise en place de la zone protégée. Il n'y a toutefois pas de corrélation entre "abondance" et "originalité".
Ce que cet article apporte au débat :
Cet article aborde un nouveau critère de la définition de conservation de la biodiversité. Elle montre qu'il ne faut pas négliger l'importance des "espèces aux propriétés biologiques originales". Même si cet article parle d'une réserve aquatique, le concept peut être transposé à la problématique de la forêt.
Publiée il y a plus de 9 ans
par
C. Lasica.
Dernière modification il y a plus de 9 ans.
Protégeons nous"l'originalité biologique" dans les zones protégées ? Un nouvel index et une application à la réserve naturelle du détroit de Bonifacio.
Introduction à l'article :
L'article dresse le constat que les zones protégées sont la plupart du temps établies en fonction d'une espèce ou d'un habitat plutôt que l'aspect fonctionnel d'un système écologique. Il met aussi en lumière l'importance des espèces ayant des traits fonctionnels unique et l'impact irréversible qu'ils peuvent avoir sur l’écosystème. Le but de l'article est donc d'évaluer la capacité d’une zone protégée à maintenir une population viable d’espèce originale.
Les données sont issues de la pêche traditionnelle de poissons dans les îles Lavazerri qui sont inclues dans la réserve naturelle du détroit de Bonifacio. La pêche a été faite pendant la saison chaude, avant et après la mise en place de la réserve naturelle du détroit de Bonifacio. Les chercheurs ont ensuite déterminé quelles espèces étaient les "winner" et les "loser" de la mise en place de cette zone protégée à l'aide de tests statistiques. Ils ont de plus mesuré chez les poissons 14 traits fonctionnels différents. Ils proposent à la fin deux nouveaux indices de conservation de l'originalité biologique (Conservation of Biological Originality (CBO) indices ).
Il y a une augmentation de l'indice de biomasse entre les deux périodes d’échantillonnage (avant et après la mise en place de la zone protégée). 37 espèces différentes ont été collectées. Les espèces les plus abondantes sont aussi les moins originales d'un point de vue fonctionnel (famille des Labridae). Les deux indices développés dans l'article montrent qu'utilisés ensemble, l'originalité des espèces est protégée dans la zone. En effet, les chercheurs ont identifié significativement 13 espèces "winner" et 3 espèces "loser". On retrouve notamment parmi les "loser" des espèces du genre labrus qui est compensé par le fait que ce sont les espèces les moins originales fonctionnellement de l’échantillonnage. Les cinq espèces les plus originales sont plus abondantes et plus présentes après la mise en place de la zone protégée. Il n'y a toutefois pas de corrélation entre "abondance" et "originalité".
Cet article aborde un nouveau critère de la définition de conservation de la biodiversité. Elle montre qu'il ne faut pas négliger l'importance des "espèces aux propriétés biologiques originales". Même si cet article parle d'une réserve aquatique, le concept peut être transposé à la problématique de la forêt.
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