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La Mégafaune et la fonction des écosystèmes du Pléistocène à l'Anthropocène
Résumé de la review :
Les auteurs commencent par remarquer que peu d'études ont été faites sur les conséquences de la disparition de la mégafaune alors que cela permettrait d'agir au niveau de la mégafaune actuellement en déclin en tirant des leçons de leur rôle afin de maintenir et reconstruire des écosystèmes viables.
Ils se proposent de faire une review sur les études déjà réalisées sur ces conséquences qu'ils développent en 4 parties. 1ère partie: définition d'une mégafaune d'un point de vue trophique -> permet de considérer des mégafaunes même dans un contexte insulaire.
-Méga-herbivores limités par la disponibilité en nourriture exercent un contrôle fort sur la structure et la composition de la végétation
-Méga-carnivores influent sur la régulation des méga-herbivores 2ème partie: bien que ce soit sujet à controverses, des corrélations existent entre l’expansion humaine et la disparition de la mégafaune. 3ème partie: Les différentes conséquences de la disparition des mégafaunes: -Structure physique des écosystèmes :
Destruction de la végétation, permettent ouverture du milieu et une dispersion des herbacées. Cependant il n'y a pas forcément d'expansion d’une couverture arborée après une perte de mégafaune (exemple : Pampas argentine)
En forêts fermées : régulation du nombre d’arbustes venant concurrencer les arbres au niveau des nutriments du sous-sol
Régulation des feux, une perte des méga-herbivores favorise une transition « brun-noir » (passage d’ un écosystème dominé par les herbivores à un écosystème dominé par les feux)
-Structure trophique des écosystèmes
Méga-herbivores: suppression des plus petits herbivores, si uniquement des petits herbivores : écosystèmes simples avec peu d’interactions inter-spécifiques
Méga-carnivores : régulation des herbivores et des méso-prédateurs souvent omnivores et invasif sans ces méga-carnivores
Notion de cascade trophique, exemple : chasse à la loutre de mer entraîne la prolifération d’oursins qui entraîne une diminution drastique de varech, une algue brune dont se nourrit la vache de mer qui disparaît.
-Composition et diversité de la communauté végétale :
Méga-herbivores : transporteurs de graines sur de longues distances
-Biogéochimie des écosystèmes
Les nutriments qui seraient enfermés pendant des années dans les feuilles et les tiges sont libérés pour être utilisés et déplacés, particulièrement important dans régions avec sols pauvres, diffusion beaucoup plus efficace des nutriments à travers les paysages, même phénomène dans les océans
Climats froids : intestins mégafaunaux chauds et humides, accélèrent le cycle des nutriments : Après extinction de la mégafaune des steppes froides, nutriments enfermés dans la matière végétale lentement décomposée, rendant l'écosystème pauvre en éléments nutritifs
-Climat régional et global :
Méga-faune produit du méthane, disparition liée à l’épisode froids du Drias ?
Effet sur l’albedo nécessite plus d’études détaillées
4ème partie:: Application à l'actuel:
La coexistence humains-mégafaune est plus possible que ce que l’on pensait, le rewilding pourrait rétablir les interactions trophiques perdues. Cependant, la littérature reste dominée par des articles d'opinion. Il faudrait plus d’études avec une réelle démarche scientifique et des hypothèses à tester pour comprendre le rôle de la complexité trophique et de ses interactions avec l'aménagement paysager. Les cascades trophiques associées à la restauration de la méga-faune pourrait fournir une résilience écologique accrue contre le changement climatique.
Ce que cette review apporte au débat :
En appuyant sur le rôle de la méga-faune et particulièrement de la méga-faune herbivore, les auteurs démontrent que leur rôle n'est pas à négliger et que leur disparition au Pléistocène a pour conséquence le fait que les écosystèmes actuels sont particulièrement vulnérables au changement climatique. Le rewilding permettrait donc de limiter la disparition d'espèces végétales notamment par la dispersion des graines à une plus grande échelle géographique et par le réenrichissement des sols en minéraux.
Publiée il y a plus de 9 ans
par
J. Soubise.
Dernière modification il y a plus de 9 ans.
La Mégafaune et la fonction des écosystèmes du Pléistocène à l'Anthropocène
Résumé de la review :
Les auteurs commencent par remarquer que peu d'études ont été faites sur les conséquences de la disparition de la mégafaune alors que cela permettrait d'agir au niveau de la mégafaune actuellement en déclin en tirant des leçons de leur rôle afin de maintenir et reconstruire des écosystèmes viables.
Ils se proposent de faire une review sur les études déjà réalisées sur ces conséquences qu'ils développent en 4 parties.
1ère partie: définition d'une mégafaune d'un point de vue trophique -> permet de considérer des mégafaunes même dans un contexte insulaire.
-Méga-herbivores limités par la disponibilité en nourriture exercent un contrôle fort sur la structure et la composition de la végétation
-Méga-carnivores influent sur la régulation des méga-herbivores
2ème partie: bien que ce soit sujet à controverses, des corrélations existent entre l’expansion humaine et la disparition de la mégafaune.
3ème partie: Les différentes conséquences de la disparition des mégafaunes:
-Structure physique des écosystèmes :
-Structure trophique des écosystèmes
-Composition et diversité de la communauté végétale :
-Biogéochimie des écosystèmes
-Climat régional et global :
4ème partie:: Application à l'actuel:
La coexistence humains-mégafaune est plus possible que ce que l’on pensait, le rewilding pourrait rétablir les interactions trophiques perdues. Cependant, la littérature reste dominée par des articles d'opinion. Il faudrait plus d’études avec une réelle démarche scientifique et des hypothèses à tester pour comprendre le rôle de la complexité trophique et de ses interactions avec l'aménagement paysager. Les cascades trophiques associées à la restauration de la méga-faune pourrait fournir une résilience écologique accrue contre le changement climatique.
En appuyant sur le rôle de la méga-faune et particulièrement de la méga-faune herbivore, les auteurs démontrent que leur rôle n'est pas à négliger et que leur disparition au Pléistocène a pour conséquence le fait que les écosystèmes actuels sont particulièrement vulnérables au changement climatique. Le rewilding permettrait donc de limiter la disparition d'espèces végétales notamment par la dispersion des graines à une plus grande échelle géographique et par le réenrichissement des sols en minéraux.
Dernière modification il y a plus de 9 ans.