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Titre de l'article :

Ajustements comportementaux à la vie en ville


Introduction à l'article :

Dans le contexte de perte de biodiversité et d'homogénéisation biotique en zone urbaine, certaines espèces semblent toutefois profiter de la ville comme une nouvelle niche écologique.
Quels sont les stratégies de ces organismes qui leur permettent de s'adapter à la vie en ville ?
Cette étude fait la synthèse des connaissances sur l'importance de l'adaptation comportementale comme facteur permettant la survie en ville.
Mais quels mécanismes sont à la source de ce changement, est ce :
1) De la plasticité phénotypique ?
2) Une sélection de certains individus ou espèces qui présent les traits de personnalité nécessaire à la survie en ville ?
3) Une réponse évolutive par sélection divergente entre milieu urbain et naturel ?

Expériences de l'article :

Synthèse bibliographique.
Résume les connaissances sur le comportement au cours des trois pages de colonisation
1) Arrivée = dispersion + sélection de l'habitat. Si les filtres d'arrivée étaient négligeables, on observerait une moins bonne réussite des espèces introduites.
2) Établissement = développement d'une population viable après arrivée. Dépend fortement de la dynamique de la population qui est en effectif faible au début.
3) Développement = la densité en ville est plus importante (30% en moyenne) mais parfois double. 4 mécanismes possibles : augmentation de la production de juvénils, survie des adultes plus importante, inféodalité au site plus importante, plus d'immigration des individus disperseurs. Comment cette différence est elle possible ?

Résultats de l'article :

1) Arrivée : la capacité de migration est reconnue comme très plastique, mais pas la sélection d'habitat (conservatisme de niche) mais des espèces soumises à beaucoup d'apprentissage peuvent être moins sélectives. Cette 1° étape peut donc filtrer pour une certaine plasticité phénotypique ou certains traits de personnalités.
2) Établissement : les espèces à grande longévité sont + sédentaires et peureuses, les espèces investissant dans leur reproduction sont + courageuses et agressives. Une + grande capacité d'apprentissage est favorable à l'établissement (reptiles, oiseaux et mammifères).
3) Développement : possible en trouvant des ressources inutilisées, augmenter l'efficacité d'utilisation de la ressource coexister avec les compétiteur, développer de nouvelles réponses à l'ennemi.
Importance de la nourriture plus accessible, la réduction de la prédation, s'adapter à la présence de l'Homme, au bruit, lumières, fragmentation de l'habitat.

Rigueur de l'article :

Rigoureux, clair et récent.

Ce que cet article apporte au débat :

La plasticité comportemental des espèces colonisatrices est un des mécanismes permettant l'établissement de population sauvages au milieu urbain. Toutefois, les exemples sont très souvent sur des oiseaux.

Publiée il y a plus de 9 ans par P. Ganault.
Dernière modification il y a plus de 9 ans.