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Isolement génétique des populations d'oiseaux en danger vivant dans de marais soumis à une forte urbanisation
Introduction à l'article :
L'effet de l'urbanisation est entre autre une fragmentation de l'habitat et une perte de connectivité entre habitats naturels. Quel est son impact sur les zone humides, connues pour être des milieux importants, notamment pour les espèces d'oiseaux migratrices ? Quelles implications pour la conservations des espèces en danger ?
Cette étude a donc pour but de déterminer si les populations isolées géographiquement à cause de l'urbanisation sont différentes génétiquement et si elles présentent un risque de consanguinité menaçant la survie des populations.
Expériences de l'article :
Etudes faite sur 5 sites : 2 marais dans une zone hautement urbanisée (3millions d'habitants), et trois sites à plus 500km de la ville.
Prélèvement de plus de 78 individus de passereaux (Epthianure à front blanc) donc entre 10 et 20 individus adultes par site.
Extraction de l'ADN et étude de 18 loci pour mesurer la diversité génétique (hétérozygotie) et comparer la structure génétique entre les populations.
Résultats de l'article :
Il y a une claire distinction génétique entre les populations en milieu naturel et urbain. Les deux populations urbaines sont également différente génétiquement, plus que les différentes populations sauvage entre elles qu'elles soient elles aussi séparées par une forêt (habitat non utilisé par cette espèce). Il y a donc plus de différence entre 2 populations distantes de 20km que de 500km ici. L'urbanisation représente donc une barrière aux flux de gènes plus important que des éléments naturels aussi imposants qu'une forêt.
Cela peut être du au fait que la mobilité est réduite dans les villes, les espèces peuvent moins se déplacer.
Rigueur de l'article :
Nombre d'individus limité, mais comme dans chaque étude génétique...
Rigoureux sinon.
Ce que cet article apporte au débat :
Il y a bien des isolement génétique possible au sein même d'une ville, et plus intuitivement entre milieu sauvage et urbain.
Aucune hypothèse n'est fait sur la possibilité que cela conduise à une spéciation
Publiée il y a plus de 9 ans
par
P. Ganault.
Dernière modification il y a plus de 9 ans.
Isolement génétique des populations d'oiseaux en danger vivant dans de marais soumis à une forte urbanisation
Introduction à l'article :
L'effet de l'urbanisation est entre autre une fragmentation de l'habitat et une perte de connectivité entre habitats naturels. Quel est son impact sur les zone humides, connues pour être des milieux importants, notamment pour les espèces d'oiseaux migratrices ? Quelles implications pour la conservations des espèces en danger ?
Cette étude a donc pour but de déterminer si les populations isolées géographiquement à cause de l'urbanisation sont différentes génétiquement et si elles présentent un risque de consanguinité menaçant la survie des populations.
Etudes faite sur 5 sites : 2 marais dans une zone hautement urbanisée (3millions d'habitants), et trois sites à plus 500km de la ville.
Prélèvement de plus de 78 individus de passereaux (Epthianure à front blanc) donc entre 10 et 20 individus adultes par site.
Extraction de l'ADN et étude de 18 loci pour mesurer la diversité génétique (hétérozygotie) et comparer la structure génétique entre les populations.
Il y a une claire distinction génétique entre les populations en milieu naturel et urbain. Les deux populations urbaines sont également différente génétiquement, plus que les différentes populations sauvage entre elles qu'elles soient elles aussi séparées par une forêt (habitat non utilisé par cette espèce). Il y a donc plus de différence entre 2 populations distantes de 20km que de 500km ici. L'urbanisation représente donc une barrière aux flux de gènes plus important que des éléments naturels aussi imposants qu'une forêt.
Cela peut être du au fait que la mobilité est réduite dans les villes, les espèces peuvent moins se déplacer.
Nombre d'individus limité, mais comme dans chaque étude génétique...
Rigoureux sinon.
Il y a bien des isolement génétique possible au sein même d'une ville, et plus intuitivement entre milieu sauvage et urbain.
Aucune hypothèse n'est fait sur la possibilité que cela conduise à une spéciation
Dernière modification il y a plus de 9 ans.