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L'écologie des moustiques invasifs : effets sur les espèces résidentes et la santé humaine
Introduction à l'article :
Les espèces invasives ont un impact sur les espèces résidentes et sur les écosystèmes via les interactions biotiques (prédation, compétition). Cet article met l'accent sur les interactions écologiques qui ont un impact associé aux invasions de populations de moustiques.
Expériences de l'article :
Les auteurs se sont intéressé aux processus écologiques ayant un impact associé à l'arrivée d'organismes dits invasifs.
Résultats de l'article :
Les phénomènes de compétition et de prédation vont affecter les populations, et ces processus peuvent déterminer si les populations de moustiques invasives peuvent changer le potentiel de transmission de certaines maladies. La compétition interspécifique inclut la compétition pour les ressources et celle pour la reproduction. Ce type de compétition est prépondérant dans la réussite (ou l'échec) du phénomène d'introduction. En ce qui concerne les moustiques, des cas de réussite et d'échec existent. Pour la prédation et le parasitime, si une espèce non native échappe aux prédateurs et parasites, la probabilité que cette espèce atteigne une forte abondance va être augmentée. Inversement, si une espèce se retrouve grandement chassée ou parasitée, le phénomène d'invasion va se retrouver limité.
Rigueur de l'article :
Cet article est rigoureux et base ses conclusions sur un cas d'étude concret, celui d'Aedes albopictus, qui a été beaucoup étudié et qui aujourd'hui bien connu et bien documenté.
Ce que cet article apporte au débat :
Les interactions des espèces invasives avec les autres organismes et l'environnement varient dans l'espace et le temps et dépendent de ces organismes et de cet environnement. Dans le cas d'Aedes albopictus, ces interactions sont bien connues, mais cela nécessite un travail drastique sur plusieurs années.
Dans le cas du traitement pour la malaria et des méthodes utilisées dans les autres articles traités pour cette controverse, il sera nécessaire d'appliquer ces travaux et de connaître tous les processus écologiques affectant l'espèce responsable de sa transmission, Anopheles gambiae, avant de procéder au lâcher d'organismes génétiquement modifiés. Ce travail permettra également de fixer quelle influence cela pourra avoir sur l'homme.
Publiée il y a plus de 9 ans
par
Y. Rollot.
Dernière modification il y a plus de 9 ans.
L'écologie des moustiques invasifs : effets sur les espèces résidentes et la santé humaine
Introduction à l'article :
Les espèces invasives ont un impact sur les espèces résidentes et sur les écosystèmes via les interactions biotiques (prédation, compétition). Cet article met l'accent sur les interactions écologiques qui ont un impact associé aux invasions de populations de moustiques.
Les auteurs se sont intéressé aux processus écologiques ayant un impact associé à l'arrivée d'organismes dits invasifs.
Les phénomènes de compétition et de prédation vont affecter les populations, et ces processus peuvent déterminer si les populations de moustiques invasives peuvent changer le potentiel de transmission de certaines maladies. La compétition interspécifique inclut la compétition pour les ressources et celle pour la reproduction. Ce type de compétition est prépondérant dans la réussite (ou l'échec) du phénomène d'introduction. En ce qui concerne les moustiques, des cas de réussite et d'échec existent. Pour la prédation et le parasitime, si une espèce non native échappe aux prédateurs et parasites, la probabilité que cette espèce atteigne une forte abondance va être augmentée. Inversement, si une espèce se retrouve grandement chassée ou parasitée, le phénomène d'invasion va se retrouver limité.
Cet article est rigoureux et base ses conclusions sur un cas d'étude concret, celui d'Aedes albopictus, qui a été beaucoup étudié et qui aujourd'hui bien connu et bien documenté.
Les interactions des espèces invasives avec les autres organismes et l'environnement varient dans l'espace et le temps et dépendent de ces organismes et de cet environnement. Dans le cas d'Aedes albopictus, ces interactions sont bien connues, mais cela nécessite un travail drastique sur plusieurs années.
Dans le cas du traitement pour la malaria et des méthodes utilisées dans les autres articles traités pour cette controverse, il sera nécessaire d'appliquer ces travaux et de connaître tous les processus écologiques affectant l'espèce responsable de sa transmission, Anopheles gambiae, avant de procéder au lâcher d'organismes génétiquement modifiés. Ce travail permettra également de fixer quelle influence cela pourra avoir sur l'homme.
Dernière modification il y a plus de 9 ans.