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Le rewilding, nouvelle boîte de Pandore de la conservation
Introduction à l'article :
Réalisé en 2016, cet article fait le point sur le rewilding depuis l'apparition de ce terme dans la littérature en 1998 en explicitant les différentes formes qu'il recouvre et leurs conséquences. L'article ne traite donc pas du Pléistocène rewilding en particulier, son analyse sera donc partielle, se concentrant uniquement sur le sujet de notre controverse.
Expériences de l'article :
L'article est un essaie, les auteurs expliquent dans un premier temps les différentes formes que peut prendre le terme de réensauvagement ou rewilding. Ils discutent ensuite des impacts positifs et négatifs que peut générer ce réensauvagement sur les écosystèmes déjà en place en s'appuyant sur des phénomènes d'introduction ou de réintroductions déjà réalisés:
-Le wapiti réintroduit au nord de la Californie (ne concerne pas le Pléistocène rewilding)
-Le bison, disparu il y a 10000 ans et réintroduit en 2012 dans les forêts danoises
-Le castor réintroduit en Terre de Feu (ne concerne pas le Pléistocène rewilding)
Résultats de l'article :
Les auteurs mettent l'accent sur le fait que les biologistes de la conservation et les écologistes sont trop sûrs d'eux lorsqu'ils avancent qu'ils connaissent les écosystèmes passés alors qu'un écosystème correspond à une entité dynamique en constante évolution. De la même manière, les biologistes de la conservation ne peuvent pas prédire les conséquences d'ajout de nouvelles espèces en particulier en ce qui concerne les maladies que peuvent apporter les espèces (ré)introduites et celles qu'ils peuvent contracter. Concernant les exemples de réintroduction:
-La réintroduction du wapiti a engendré une diminution d' Holcus lanatus, une plante envahissante, mais également une diminution de la richesse et de l'abondance des taxons végétaux autochtones)
-Le bison, disparu il y a 10000 ans et réintroduit en 2012 dans les forêts danoises. Non adaptés aux parasites actuels, 3/7 étaient morts en 2015 et les autres avaient développé des vers.
-Les castors sont devenus une espèce invasive
Rigueur de l'article :
L'article est un essais, il ne peut pas être jugé sur la rigueur des expériences menées car ne fait que reprendre différents exemples de réensauvagement et en discuter. Cependant les auteurs ne rentrent pas vraiment en profondeurs dans les exemples et ne les distinguent pas selon les différentes formes de rewilding qu'ils définissent plus haut. Il est dommage que dans la bibliographie, certaines sources soient citées sans leur titre (dont la référence concernant la réintroduction du bison qui par ailleurs est introuvable avec uniquement les nom d'auteurs et la revue).
Ce que cet article apporte au débat :
L'article permet de bien cerner le terme de Pléistocène rewilding en le comparant aux autres formes de réensauvagement. Il indique que bien qu'une réintroduction d'espèce peut potentiellement être bénéfique, il est impossible d'en prédire les conséquences en rappelant que le fonctionnement d'un écosystème et** aussi soumis à l'évolution.**
Publiée il y a plus de 9 ans
par
J. Soubise.
Dernière modification il y a plus de 9 ans.
Le rewilding, nouvelle boîte de Pandore de la conservation
Introduction à l'article :
Réalisé en 2016, cet article fait le point sur le rewilding depuis l'apparition de ce terme dans la littérature en 1998 en explicitant les différentes formes qu'il recouvre et leurs conséquences. L'article ne traite donc pas du Pléistocène rewilding en particulier, son analyse sera donc partielle, se concentrant uniquement sur le sujet de notre controverse.
L'article est un essaie, les auteurs expliquent dans un premier temps les différentes formes que peut prendre le terme de réensauvagement ou rewilding. Ils discutent ensuite des impacts positifs et négatifs que peut générer ce réensauvagement sur les écosystèmes déjà en place en s'appuyant sur des phénomènes d'introduction ou de réintroductions déjà réalisés:
-Le wapiti réintroduit au nord de la Californie (ne concerne pas le Pléistocène rewilding)
-Le bison, disparu il y a 10000 ans et réintroduit en 2012 dans les forêts danoises
-Le castor réintroduit en Terre de Feu (ne concerne pas le Pléistocène rewilding)
Les auteurs mettent l'accent sur le fait que les biologistes de la conservation et les écologistes sont trop sûrs d'eux lorsqu'ils avancent qu'ils connaissent les écosystèmes passés alors qu'un écosystème correspond à une entité dynamique en constante évolution. De la même manière, les biologistes de la conservation ne peuvent pas prédire les conséquences d'ajout de nouvelles espèces en particulier en ce qui concerne les maladies que peuvent apporter les espèces (ré)introduites et celles qu'ils peuvent contracter. Concernant les exemples de réintroduction:
-La réintroduction du wapiti a engendré une diminution d' Holcus lanatus, une plante envahissante, mais également une diminution de la richesse et de l'abondance des taxons végétaux autochtones)
-Le bison, disparu il y a 10000 ans et réintroduit en 2012 dans les forêts danoises. Non adaptés aux parasites actuels, 3/7 étaient morts en 2015 et les autres avaient développé des vers.
-Les castors sont devenus une espèce invasive
L'article est un essais, il ne peut pas être jugé sur la rigueur des expériences menées car ne fait que reprendre différents exemples de réensauvagement et en discuter. Cependant les auteurs ne rentrent pas vraiment en profondeurs dans les exemples et ne les distinguent pas selon les différentes formes de rewilding qu'ils définissent plus haut. Il est dommage que dans la bibliographie, certaines sources soient citées sans leur titre (dont la référence concernant la réintroduction du bison qui par ailleurs est introuvable avec uniquement les nom d'auteurs et la revue).
L'article permet de bien cerner le terme de Pléistocène rewilding en le comparant aux autres formes de réensauvagement. Il indique que bien qu'une réintroduction d'espèce peut potentiellement être bénéfique, il est impossible d'en prédire les conséquences en rappelant que le fonctionnement d'un écosystème et** aussi soumis à l'évolution.**
Dernière modification il y a plus de 9 ans.