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Titre de l'article :

Réintroduction du loup, risque de prédation, et retour du peuplier dans le Parc National de Yellowstone


Introduction à l'article :

Dans la Parc National de Yellowstone aux Etats Unis, les populations de peupliers (Pupulus spp.) présentent des difficultés à se maintenir de façon viable. La mauvaise régénération de ces espèces est due à plusieurs facteurs, comme le broutage excessif par les ongulés.
Dans divers parc nationaux il a été montré que la présence du loup gris (Canis lupus) avait une influence directe, en causant de la mortalité, et indirecte, en modifiant le comportement, sur les populations de cerf élaphe (Cervus elaphus). La réduction du nombre de ces cerfs et la modification de leur comportement par la réintroduction du loup pourrait avoir des conséquences bénéfiques pour la régénération des espèces ligneuses broutées par les cerfs.

Expériences de l'article :

La première partie des expériences consiste à comparer en termes de végétation deux jeux de photographies, l’un pris entre 1977 et 1997 et l’autre en 2001 ou 2002.
Le deuxième travail des auteurs consiste à comparer la végétation dans plusieurs transects. En visualisant les apex des branches d’arbres, les auteurs sont capables de mesurer le broutage de ces apex par les cerfs. En parallèle ils déterminent le risque de prédation par les loups en les détectant à vue ou par la présence de zone d’échappement pour les cerfs.

Résultats de l'article :

Les premiers résultats de la comparaison des photos montrent que pour 6 sur 8 pairs, il y a une augmentation de la hauteur de la végétation en 2001 et 2002. L’analyse des transects montre également que dans les zones à fort risque de prédation le broutage par les cerfs est plus faible et la végétation, dont les peupliers, est plus grande, que dans les zones à faible risque de prédation des cerfs par les loups. L’étude montre que les cerfs préfèrent les zones de nourrissage type milieu ouvert afin de voir les loups de loin mais également d’avoir plusieurs opportunité de fuite.

Rigueur de l'article :

L’article semble rigoureux car celui-ci prend en compte les variables environnementales qui on était enregistrées historiquement afin d’expliquer la dynamique de croissance de la végétation en plus du broutage par les cerfs.

Ce que cet article apporte au débat :

La translocation n’est pas seulement une technique de conservation de l’espèce déplacée mais peut aussi avoir un rôle dans la régulation et la conservation d’autres espèces, comme ici par « cascade trophique » et régulation « top down » du loup sur les populations de peupliers. Plus généralement, l’article montre que la translocation d’une espèce au sein d’un écosystème a des conséquences sur celui-ci.

Publiée il y a plus de 8 ans par theo.chateaugiron.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.