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Les villes sont-elles différentes ? Modèles de richesse spécifique et diversité bêta des communautés et assemblages régionaux d'oiseaux urbains en Europe
Introduction à l'article :
L'augmentation de l'urbanisation a de nombreuses conséquences négatives sur l'environnement comprenant, une réduction et fragmentation de l’habitat, une intensification des perturbations lumineuses et auditive, ainsi qu'un changement rapide de composition et structure des communautés animales et végétales.
Les oiseaux sont très touchés par cette urbanisation et leur communauté a été étudiée le long de gradient d’urbanisation. Ici, les communautés d’oiseaux des villes européennes entre les villes et les paysages semi-naturels ont été étudiées à l’échelle régionale afin de savoir si celles-ci varient selon la taille des villes, la position géographique et la composition des habitats.
Expériences de l'article :
Les oiseaux de l'étude ont été extraits des atlas des villes européennes. Les oiseaux non-natifs ont été exclu de l’étude du fait de leur colonisation non naturelle du milieu. Les données ont été obtenues à partir de l'atlas des oiseaux nicheurs européens (EBCC) sur des grilles de 50 x 50 km. Les assemblages régionaux d’oiseaux ont quant à eux été définis comme des ensembles d’espèces se reproduisant dans 9 grilles autour chaque ville (ville dans la grille centrale puis 8 grilles autour).
L’impact des variables suivantes a été évalué : superficie de la ville, position géographique (latitude, longitude), longueur de la période d’étude, composition de l’habitat dans la ville.
Les données ont été analysées via des régressions linéaires multiples et la diversité bêta calculée en utilisant le modèle de Simpson.
Résultats de l'article :
La richesse spécifique est fortement corrélée à la superficie de la ville, plus la ville est grande plus il y a d'espèces. Cette relation n'est cependant pas significativement différente entre les villes et les régions. La richesse spécifique à la fois des villes et des régions augmente lorsqu'on se dirige vers le Nord. Contrairement aux assemblages régionaux qui atteignent un maximum pour une latitude moyenne (44-48).
Plus les villes ou les régions étaient éloignées et plus les communautés d’espèces étaient différentes (diversité bêta plus élevée). Ceci était d'autant plus important lorsque les villes se situaient à l'opposer Nord-Sud.
Rigueur de l'article :
L'article a été écrit à la suite d'une collaboration entre différents chercheurs de différents pays conférant ainsi une approche à la fois locale et globale. Aucuns conflits d'intérêts ne peut être souligné ici. La méthodologie est appropriée pour ce type d'étude, mais manque cependant d'une continuité latitudinaire. Une collaboration avec la France, la Suisse, le Portugal ainsi que l'Espagne auraient pu être bénéfique pour compléter certains "vides" entre le Nord et le Sud.
Ce que cet article apporte au débat :
Sans parler de la perte de la biodiversité dans les villes, cet article s'intéresse plus particulièrement au nombre d'espèces présentes dedans et aux alentours des villes. Nous pouvons y remarquer que la richesse spécifique n'est alors pas différente et qu'il existe bien une homogénéisation des espèces entre les villes, mais que ce phénomène semble être réparti dans tout le continent et donc potentiellement le monde entier. Cependant, il nous fait remarquer que cette homogénéisation est moins importante dans les villes situées plus au Sud de l'Europe. Si ceci est vérifié plus au Sud encore, ceci pourrait soulever la question des pays en voie de développement. En effet, les villes dans les pays de l'hémisphère sud auraient-elles un impact moins important sur homogénéisation des espèces d'oiseaux ?
Publiée il y a plus de 8 ans
par
C. Blot.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.
Les villes sont-elles différentes ? Modèles de richesse spécifique et diversité bêta des communautés et assemblages régionaux d'oiseaux urbains en Europe
Introduction à l'article :
L'augmentation de l'urbanisation a de nombreuses conséquences négatives sur l'environnement comprenant, une réduction et fragmentation de l’habitat, une intensification des perturbations lumineuses et auditive, ainsi qu'un changement rapide de composition et structure des communautés animales et végétales.
Les oiseaux sont très touchés par cette urbanisation et leur communauté a été étudiée le long de gradient d’urbanisation. Ici, les communautés d’oiseaux des villes européennes entre les villes et les paysages semi-naturels ont été étudiées à l’échelle régionale afin de savoir si celles-ci varient selon la taille des villes, la position géographique et la composition des habitats.
Les oiseaux de l'étude ont été extraits des atlas des villes européennes. Les oiseaux non-natifs ont été exclu de l’étude du fait de leur colonisation non naturelle du milieu. Les données ont été obtenues à partir de l'atlas des oiseaux nicheurs européens (EBCC) sur des grilles de 50 x 50 km. Les assemblages régionaux d’oiseaux ont quant à eux été définis comme des ensembles d’espèces se reproduisant dans 9 grilles autour chaque ville (ville dans la grille centrale puis 8 grilles autour).
L’impact des variables suivantes a été évalué : superficie de la ville, position géographique (latitude, longitude), longueur de la période d’étude, composition de l’habitat dans la ville.
Les données ont été analysées via des régressions linéaires multiples et la diversité bêta calculée en utilisant le modèle de Simpson.
La richesse spécifique est fortement corrélée à la superficie de la ville, plus la ville est grande plus il y a d'espèces. Cette relation n'est cependant pas significativement différente entre les villes et les régions. La richesse spécifique à la fois des villes et des régions augmente lorsqu'on se dirige vers le Nord. Contrairement aux assemblages régionaux qui atteignent un maximum pour une latitude moyenne (44-48).
Plus les villes ou les régions étaient éloignées et plus les communautés d’espèces étaient différentes (diversité bêta plus élevée). Ceci était d'autant plus important lorsque les villes se situaient à l'opposer Nord-Sud.
L'article a été écrit à la suite d'une collaboration entre différents chercheurs de différents pays conférant ainsi une approche à la fois locale et globale. Aucuns conflits d'intérêts ne peut être souligné ici. La méthodologie est appropriée pour ce type d'étude, mais manque cependant d'une continuité latitudinaire. Une collaboration avec la France, la Suisse, le Portugal ainsi que l'Espagne auraient pu être bénéfique pour compléter certains "vides" entre le Nord et le Sud.
Sans parler de la perte de la biodiversité dans les villes, cet article s'intéresse plus particulièrement au nombre d'espèces présentes dedans et aux alentours des villes. Nous pouvons y remarquer que la richesse spécifique n'est alors pas différente et qu'il existe bien une homogénéisation des espèces entre les villes, mais que ce phénomène semble être réparti dans tout le continent et donc potentiellement le monde entier. Cependant, il nous fait remarquer que cette homogénéisation est moins importante dans les villes situées plus au Sud de l'Europe. Si ceci est vérifié plus au Sud encore, ceci pourrait soulever la question des pays en voie de développement. En effet, les villes dans les pays de l'hémisphère sud auraient-elles un impact moins important sur homogénéisation des espèces d'oiseaux ?
Dernière modification il y a plus de 8 ans.