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Une vision phylogénétique sur les hypothèses Out of Asie/Eurasie and Out of Afrique à la lumière de recentes découvertes moléculaires et paleontologiques
Figure :
Une vue simplifiée des migrations Hss. La zone ombrée est une zone asiatique (eurasienne) non définie à partir de laquelle Hss s'est dispersée. La piste rouge montre les routes potentielles de KhoeSan, Mbuti et Yoruba. Les petites flèches entre Mbuti et Yoruba marquent un échange génétique potentiel. La piste verte représente l'origine asiatique commune des Australiens autochtones, des Papous-New-Guinéens et des Andamanais (Mallick et al., 2016).
Introduction à l'article :
De nouvelles études sur l'origine de l'Homo sapiens sapiens (Hss), basées sur des analyses paléontologiques et moléculaires ne soutiennent plus l'hypothèse Out of Africa (OOAH), mais plutôt une origine Asiatique/Eurasiatique. Cette nouvelle hypothèse qui suppose une colonisation dans un second temps du continent africain est basée sur un réajustement de l'âge de certains fossiles d'Homo sapiens neanderthalensis (Hsn) et de nouvelles relations génétiques au sein d'Hss.
Expériences de l'article :
L'analyse de l'ADN nucléaire et de certaines analyses de l'ADN mitochondrial permet d'établir un arbre phylogénétique contenant les principales caractéristiques de l'Homo sapiens. La calibration par rapport au point externe A/C-60 (point de divergence entre les arthiodactyles ruminants et les cétacés) place la divergence Pan/Homo aux alentours de 7,5 millions d'années au lieu de 6-6.5 millions d'années. L'estimation de la divergence relative de Hsn/Hss communément placée il y a 400 000-450 000 ans est alors reculé à 500 000 ans. La plus ancienne divergence au sein des Hss, (KhoeSan/Mbuti) est quant à elle placée, il y a 250 000 ans.
Résultats de l'article :
Des fossiles archéologiques retrouvés en Asie orientale montrant des caractères morphologiques dérivés (appartement probablement à l'Homme moderne) datés d'environ 90 000-120 000 ABP sont 30 000-70 000 ABP plus ancien que ceux qui est retrouvé au Levant en Europe. Cet argument invalide l'OOAH et est plutôt en faveur de l'hypothèse Out of Asie/Eurasie (OOEH). De plus, des analyse moléculaires montrent un mixage de l'ADN de populations d'Hss de moins en moins fréquent entre les populations d'Afrique et celle d'Asie au cours du temps. Une poplation originelle vivant en Asie se serait alors scindée en plusieurs groupes au cours du temps pour coloniser l'ensemble du globe.
Rigueur de l'article :
Pour argumenter son analyse, l'auteur se base sur des évidences archéologiques qui sont elles-mêmes au coeur de débats scientifiques. Certains de ses arguments à propos de la phylogénie et des datations sur issues d'un article dont il est lui-même l'unique l'auteur. Cela ne remet en pas en cause la véracité des affirmations, mais nécessiterait tout de même des confirmations externes afin d'augmenter la robustesse.
Ce que cet article apporte au débat :
Cet article est basé sur des découvertes et des moyens technologiques récents apportant une dimension génétique et phylogénétiques au débat. Il va à l'encontre d'une hypothèse (l'OOA) pourtant bien établie dans la littérature. De plus, les conclusions, si elles réfutent l'hypothèse unirégionale africaine, ne permettent pas de distinguer les deux hypothèses (uni vs multi-régional) débattu dans cette controverse
Une vision phylogénétique sur les hypothèses Out of Asie/Eurasie and Out of Afrique à la lumière de recentes découvertes moléculaires et paleontologiques
Une vue simplifiée des migrations Hss. La zone ombrée est une zone asiatique (eurasienne) non définie à partir de laquelle Hss s'est dispersée. La piste rouge montre les routes potentielles de KhoeSan, Mbuti et Yoruba. Les petites flèches entre Mbuti et Yoruba marquent un échange génétique potentiel. La piste verte représente l'origine asiatique commune des Australiens autochtones, des Papous-New-Guinéens et des Andamanais (Mallick et al., 2016).
De nouvelles études sur l'origine de l'Homo sapiens sapiens (Hss), basées sur des analyses paléontologiques et moléculaires ne soutiennent plus l'hypothèse Out of Africa (OOAH), mais plutôt une origine Asiatique/Eurasiatique. Cette nouvelle hypothèse qui suppose une colonisation dans un second temps du continent africain est basée sur un réajustement de l'âge de certains fossiles d'Homo sapiens neanderthalensis (Hsn) et de nouvelles relations génétiques au sein d'Hss.
L'analyse de l'ADN nucléaire et de certaines analyses de l'ADN mitochondrial permet d'établir un arbre phylogénétique contenant les principales caractéristiques de l'Homo sapiens. La calibration par rapport au point externe A/C-60 (point de divergence entre les arthiodactyles ruminants et les cétacés) place la divergence Pan/Homo aux alentours de 7,5 millions d'années au lieu de 6-6.5 millions d'années. L'estimation de la divergence relative de Hsn/Hss communément placée il y a 400 000-450 000 ans est alors reculé à 500 000 ans. La plus ancienne divergence au sein des Hss, (KhoeSan/Mbuti) est quant à elle placée, il y a 250 000 ans.
Des fossiles archéologiques retrouvés en Asie orientale montrant des caractères morphologiques dérivés (appartement probablement à l'Homme moderne) datés d'environ 90 000-120 000 ABP sont 30 000-70 000 ABP plus ancien que ceux qui est retrouvé au Levant en Europe. Cet argument invalide l'OOAH et est plutôt en faveur de l'hypothèse Out of Asie/Eurasie (OOEH). De plus, des analyse moléculaires montrent un mixage de l'ADN de populations d'Hss de moins en moins fréquent entre les populations d'Afrique et celle d'Asie au cours du temps. Une poplation originelle vivant en Asie se serait alors scindée en plusieurs groupes au cours du temps pour coloniser l'ensemble du globe.
Pour argumenter son analyse, l'auteur se base sur des évidences archéologiques qui sont elles-mêmes au coeur de débats scientifiques. Certains de ses arguments à propos de la phylogénie et des datations sur issues d'un article dont il est lui-même l'unique l'auteur. Cela ne remet en pas en cause la véracité des affirmations, mais nécessiterait tout de même des confirmations externes afin d'augmenter la robustesse.
Cet article est basé sur des découvertes et des moyens technologiques récents apportant une dimension génétique et phylogénétiques au débat. Il va à l'encontre d'une hypothèse (l'OOA) pourtant bien établie dans la littérature. De plus, les conclusions, si elles réfutent l'hypothèse unirégionale africaine, ne permettent pas de distinguer les deux hypothèses (uni vs multi-régional) débattu dans cette controverse
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