Quel bénéfice écologique des mesures compensatoires ?
Introduction
L’érosion de la biodiversité à l’échelle globale entraîne la biosphère, c'est-à-dire l'ensemble des organismes vivants, vers une 6ème extinction de masse (Dirzo et al. 2014). L’Homme en est le premier responsable, principalement à travers la destruction des écosystèmes par artificialisation des sols (Devictor et al. 2007) et par fragmentation des habitats (Fahrig 2003). Face à la crise environnementale en cours, l‘Homme tente de concilier objectifs de développement économique, toujours plus importants, et enjeux de conservation de la biodiversité via la compensation écologique. Cette dernière semble constituer une seule solution pour préserver et restaurer l'environnement et les bénéfices qu’il apporte à l'Homme, appelés services écosystémiques, comme notamment :
- le stockage de l'eau douce, la recharge des nappes phréatiques ;
- la régulation climatique, du cycle de l'eau, des espèces pathogènes ou parasites ;
- la purification et le maintien de la qualité de l'air ;
- la contribution de la pollinisation à la production des ressources alimentaires.
Problématiques
Mais la compensation écologique, apporte-elle vraiment une solution ?
Comment mesurer cette compensation ? Les méthodes d'évaluation de la compensation utilisées sont-elles fiables ?
Comment peut-on compenser un environnement dégradé ?
Qu'est-ce que la séquence ERC ? Comment permet-elle la compensation ?
Peut-on compenser un environnement par un écosystème tout autre ?
Quel est le sens écologique derrière la compensation écologique d'un environnement par un écosystème tout autre ?
Finalement, dans cette synthèse, nous chercherons à éclaircir tous ces points pour comprendre l'état actuel de la controverse et répondre à cette question centrale : Quel bénéfice écologique des mesures compensatoires ?
Cadre concret
Cette controverse se focalise principalement des compensations écologiques en France. Une différence des mesures et de leur efficacité peut varier entre les pays qui n'ont pas les mêmes politiques de gestion écologique (Koh, 2019).