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Cette revue présente une nouvelle théorie sur les origines du vivant : le monde à Lipide. Cette théorie stipule que les lipides seraient la biomolécule à l'origine du vivant sur Terre. Les lipides sont des molécules carbonées amphiphiles, c'est-à-dire avec une partie hydrophile et une partie hydrophobe. La théorie du monde à lipide propose que les lipides (molécules amphiphiles) se soient assemblé spontanément en structure complexe (vésicule simple ou pluricompartimentée), des protocellules (ou entité pré-cellulaire). Ces protocellules auraient ensuite subi une pression de sélection, les protocellules les moins stables chimiquement étant éliminées. L'auteur de cette revue met en avant des résultats montrant qu'il est possible pour des nucléotides de se polymériser spontanément dans un compartiment lipidique (Ex : vésicule), ce phénomène est nommé polycondensation non-enzymatique. Des cycles d'hydratation-déshydratation permettent aux vésicules lipidiques de fusionner entres elles (en matrice pluristratifiée) et d'incorporer des mononucléotides grâce à un placement spécifique des monomères de lipide, qui rend l'assemblage des mononucléotides favorable sur le plan énergétique (réaction spontanée). Ces cycles d'hydratation-déshydratation se seraient produits naturellement sur la Terre primitive via le volcanisme, aboutissant naturellement à des réactions d'estérifications, et à l'apparition de molécule lipidique. Cet article confronte la théorie du monde à lipide contre celle du monde à ARN. Malgré les découvertes sur les ribozymes qui donnent aux ARN des propriétés de catalyse jusqu'alors uniquement attribuées aux enzymes, l'auteur insiste sur le fait que les conditions prébiotiques ne permettraient pas d'aboutir à la synthèse de brin d'ARN suffisament long pour pouvoir se replier et former des ribozymes. De plus, les conditions de la Terre primitive auraient été défavorables à la stabilité de ces ARN, en raison de la vulnérabilité de ces ARN à l'hydrolyse, ainsi que l'absence de couche d'ozone atmosphérique, qui expose ces ARN à des irradiations par rayonnement UV, qui les auraient dégradés. L'auteur ne rejette toutefois pas la théorie du monde à ARN, mais suggère plutôt que le monde à lipide a précédé celui à ARN.
Cette revue présente une nouvelle théorie sur les origines du vivant : le monde à Lipide. Cette théorie stipule que les lipides seraient la biomolécule à l'origine du vivant sur Terre. Les lipides sont des molécules carbonées amphiphiles, c'est-à-dire avec une partie hydrophile et une partie hydrophobe. La théorie du monde à lipide propose que les lipides (molécules amphiphiles) se soient assemblé spontanément en structure complexe (vésicule simple ou pluricompartimentée), des protocellules (ou entité pré-cellulaire). Ces protocellules auraient ensuite subi une pression de sélection, les protocellules les moins stables chimiquement étant éliminées. L'auteur de cette revue met en avant des résultats montrant qu'il est possible pour des nucléotides de se polymériser spontanément dans un compartiment lipidique (Ex : vésicule), ce phénomène est nommé polycondensation non-enzymatique. Des cycles d'hydratation-déshydratation permettent aux vésicules lipidiques de fusionner entres elles (en matrice pluristratifiée) et d'incorporer des mononucléotides grâce à un placement spécifique des monomères de lipide, qui rend l'assemblage des mononucléotides favorable sur le plan énergétique (réaction spontanée). Ces cycles d'hydratation-déshydratation se seraient produits naturellement sur la Terre primitive via le volcanisme, aboutissant naturellement à des réactions d'estérifications, et à l'apparition de molécule lipidique. Cet article confronte la théorie du monde à lipide contre celle du monde à ARN. Malgré les découvertes sur les ribozymes qui donnent aux ARN des propriétés de catalyse jusqu'alors uniquement attribuées aux enzymes, l'auteur insiste sur le fait que les conditions prébiotiques ne permettraient pas d'aboutir à la synthèse de brin d'ARN suffisament long pour pouvoir se replier et former des ribozymes. De plus, les conditions de la Terre primitive auraient été défavorables à la stabilité de ces ARN, en raison de la vulnérabilité de ces ARN à l'hydrolyse, ainsi que l'absence de couche d'ozone atmosphérique, qui expose ces ARN à des irradiations par rayonnement UV, qui les auraient dégradés. L'auteur ne rejette toutefois pas la théorie du monde à ARN, mais suggère plutôt que le monde à lipide a précédé celui à ARN.
Ce que cette review apporte au débat
Cette revue apporte une nouvelle hypothèse sur les origines du vivant sur Terre : le monde à lipide. Elle critique la théorie du monde à ARN sans pour autant la rejeter, et propose que les lipides aient été la première biomolécule à l'origine du vivant. Cette théorie s'emboîte bien avec celle du monde à ARN et constitue une théorie importante dans notre controverse.
Cette revue apporte une nouvelle hypothèse sur les origines du vivant sur Terre : le monde à lipide. Elle critique la théorie du monde à ARN sans pour autant la rejeter, et propose que les lipides aient été la première biomolécule à l'origine du vivant. Cette théorie s'emboîte bien avec celle du monde à ARN et constitue une théorie importante dans notre controverse.
Publiée il y a plus de 7 ans
par
L. Platon.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.
Review : A decisive step toward the origin of life
Titre de la review
Une étape décisive vers les origines de la vie.
Une étape décisive vers les origines de la vie.
Résumé de la review
Cette revue présente une nouvelle théorie sur les origines du vivant : le monde à Lipide. Cette théorie stipule que les lipides seraient la biomolécule à l'origine du vivant sur Terre. Les lipides sont des molécules carbonées amphiphiles, c'est-à-dire avec une partie hydrophile et une partie hydrophobe. La théorie du monde à lipide propose que les lipides (molécules amphiphiles) se soient assemblé spontanément en structure complexe (vésicule simple ou pluricompartimentée), des protocellules (ou entité pré-cellulaire). Ces protocellules auraient ensuite subi une pression de sélection, les protocellules les moins stables chimiquement étant éliminées. L'auteur de cette revue met en avant des résultats montrant qu'il est possible pour des nucléotides de se polymériser spontanément dans un compartiment lipidique (Ex : vésicule), ce phénomène est nommé polycondensation non-enzymatique. Des cycles d'hydratation-déshydratation permettent aux vésicules lipidiques de fusionner entres elles (en matrice pluristratifiée) et d'incorporer des mononucléotides grâce à un placement spécifique des monomères de lipide, qui rend l'assemblage des mononucléotides favorable sur le plan énergétique (réaction spontanée). Ces cycles d'hydratation-déshydratation se seraient produits naturellement sur la Terre primitive via le volcanisme, aboutissant naturellement à des réactions d'estérifications, et à l'apparition de molécule lipidique. Cet article confronte la théorie du monde à lipide contre celle du monde à ARN. Malgré les découvertes sur les ribozymes qui donnent aux ARN des propriétés de catalyse jusqu'alors uniquement attribuées aux enzymes, l'auteur insiste sur le fait que les conditions prébiotiques ne permettraient pas d'aboutir à la synthèse de brin d'ARN suffisament long pour pouvoir se replier et former des ribozymes. De plus, les conditions de la Terre primitive auraient été défavorables à la stabilité de ces ARN, en raison de la vulnérabilité de ces ARN à l'hydrolyse, ainsi que l'absence de couche d'ozone atmosphérique, qui expose ces ARN à des irradiations par rayonnement UV, qui les auraient dégradés. L'auteur ne rejette toutefois pas la théorie du monde à ARN, mais suggère plutôt que le monde à lipide a précédé celui à ARN.
Cette revue présente une nouvelle théorie sur les origines du vivant : le monde à Lipide. Cette théorie stipule que les lipides seraient la biomolécule à l'origine du vivant sur Terre. Les lipides sont des molécules carbonées amphiphiles, c'est-à-dire avec une partie hydrophile et une partie hydrophobe. La théorie du monde à lipide propose que les lipides (molécules amphiphiles) se soient assemblé spontanément en structure complexe (vésicule simple ou pluricompartimentée), des protocellules (ou entité pré-cellulaire). Ces protocellules auraient ensuite subi une pression de sélection, les protocellules les moins stables chimiquement étant éliminées. L'auteur de cette revue met en avant des résultats montrant qu'il est possible pour des nucléotides de se polymériser spontanément dans un compartiment lipidique (Ex : vésicule), ce phénomène est nommé polycondensation non-enzymatique. Des cycles d'hydratation-déshydratation permettent aux vésicules lipidiques de fusionner entres elles (en matrice pluristratifiée) et d'incorporer des mononucléotides grâce à un placement spécifique des monomères de lipide, qui rend l'assemblage des mononucléotides favorable sur le plan énergétique (réaction spontanée). Ces cycles d'hydratation-déshydratation se seraient produits naturellement sur la Terre primitive via le volcanisme, aboutissant naturellement à des réactions d'estérifications, et à l'apparition de molécule lipidique. Cet article confronte la théorie du monde à lipide contre celle du monde à ARN. Malgré les découvertes sur les ribozymes qui donnent aux ARN des propriétés de catalyse jusqu'alors uniquement attribuées aux enzymes, l'auteur insiste sur le fait que les conditions prébiotiques ne permettraient pas d'aboutir à la synthèse de brin d'ARN suffisament long pour pouvoir se replier et former des ribozymes. De plus, les conditions de la Terre primitive auraient été défavorables à la stabilité de ces ARN, en raison de la vulnérabilité de ces ARN à l'hydrolyse, ainsi que l'absence de couche d'ozone atmosphérique, qui expose ces ARN à des irradiations par rayonnement UV, qui les auraient dégradés. L'auteur ne rejette toutefois pas la théorie du monde à ARN, mais suggère plutôt que le monde à lipide a précédé celui à ARN.
Ce que cette review apporte au débat
Cette revue apporte une nouvelle hypothèse sur les origines du vivant sur Terre : le monde à lipide. Elle critique la théorie du monde à ARN sans pour autant la rejeter, et propose que les lipides aient été la première biomolécule à l'origine du vivant. Cette théorie s'emboîte bien avec celle du monde à ARN et constitue une théorie importante dans notre controverse.
Cette revue apporte une nouvelle hypothèse sur les origines du vivant sur Terre : le monde à lipide. Elle critique la théorie du monde à ARN sans pour autant la rejeter, et propose que les lipides aient été la première biomolécule à l'origine du vivant. Cette théorie s'emboîte bien avec celle du monde à ARN et constitue une théorie importante dans notre controverse.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.