Recognition of intimate feedback mechanisms linking changes across the atmosphere, biosphere, geosphere and hydrosphere demonstrates the pervasive nature of humankind’s influence, perhaps to the point that we have fashioned a new geological epoch, the Anthropocene. To what extent will these changes be evident as long-lasting signatures in the geological record? To establish the Anthropocene as a formal chronostratigraphical unit it is necessary to consider a spectrum of indicators of anthropogenically induced environmental change, and to determine how these show as stratigraphic signals that can be used to characterize an Anthropocene unit and to recognize its base. It is important to consider these signals against a context of Holocene and earlier stratigraphic patterns. Here we review the parameters used by stratigraphers to identify chronostratigraphical units and how these could apply to the definition of the Anthropocene. The onset of the range of signatures is diachronous, although many show maximum signatures which post-date1945, leading to the suggestion that this date may be a suitable age for the start of the Anthropocene.
Titre de l'article
Une base stratigraphique pour l'Anthropocène?
Une base stratigraphique pour l'Anthropocène?
Introduction à l'article
Cet article s'inscrit dans un contexte de débat autours de l'acceptation du concept d'Anthropocène. Il a pour objectif de regrouper, non seulement les conditions pour définir une nouvelle époque géologique, mais également les marqueurs stratigraphiques identifiés ou potentiellement identifiables pour définir l'Anthropocène. La difficulté se trouve essentiellement dans le caractère continu de ces marqueurs. L'article en distingue trois types: Géochimique, biostratigraphique et les dépôts anthropiques.
Cet article s'inscrit dans un contexte de débat autours de l'acceptation du concept d'Anthropocène. Il a pour objectif de regrouper, non seulement les conditions pour définir une nouvelle époque géologique, mais également les marqueurs stratigraphiques identifiés ou potentiellement identifiables pour définir l'Anthropocène. La difficulté se trouve essentiellement dans le caractère continu de ces marqueurs. L'article en distingue trois types: Géochimique, biostratigraphique et les dépôts anthropiques.
Résultats de l'article
Les auteurs retiennent 3 dates qui pourraient permettre de définir l'anthropocène.
La "pré-industrielle" qui est marquée par une première augmentation de CO2, le début de l'extraction minière ou des traces de manufactures (métal, poterie,...) par exemple. Celle-ci rentre en conflit avec l'Holocène, une époque définie justement à partir du début de la prédominance de l'homme sur terre. Les traces stratigraphiques utilisées, même si elles sont convaincantes, sont bien plus faibles que ce que l'on observe plus tard puisqu'elles restent locales.
L'"industrielle" est marquée quant à elle par des marqueurs bien plus répandus comme la diffusion des matières plastiques, le début du réchauffement climatique et une urbanisation massive.
Enfin, une dernière date en milieu de 20e siècle est proposée sur la base de la généralisation des dépôts anthropiques dans les sols, l'apparition de nombreux matériaux synthétiques et un pic industriel correspondant à la période de la "Grande accélération".
Les auteurs retiennent 3 dates qui pourraient permettre de définir l'anthropocène.
La "pré-industrielle" qui est marquée par une première augmentation de CO2, le début de l'extraction minière ou des traces de manufactures (métal, poterie,...) par exemple. Celle-ci rentre en conflit avec l'Holocène, une époque définie justement à partir du début de la prédominance de l'homme sur terre. Les traces stratigraphiques utilisées, même si elles sont convaincantes, sont bien plus faibles que ce que l'on observe plus tard puisqu'elles restent locales.
L'"industrielle" est marquée quant à elle par des marqueurs bien plus répandus comme la diffusion des matières plastiques, le début du réchauffement climatique et une urbanisation massive.
Enfin, une dernière date en milieu de 20e siècle est proposée sur la base de la généralisation des dépôts anthropiques dans les sols, l'apparition de nombreux matériaux synthétiques et un pic industriel correspondant à la période de la "Grande accélération".
Rigueur de l'article
L'intégralité des éléments proposés dans cette review reposent sur des conclusions de divers articles scientifiques et apportent des preuves géologiques du concept. De plus, les auteurs rappelle bien au début de l'article que le sujet est toujours débattu dans la communauté scientifique. Il n'est pas question ici de valider ou non un changement d'époque géologique mais bien de présenter une vision global du sujet en redéfinissant les conditions pour définir une époque géologique, les techniques pour mettre en évidence les marqueurs requis et les preuves déjà avancées pour définir le début de l'Anthropocène.
L'intégralité des éléments proposés dans cette review reposent sur des conclusions de divers articles scientifiques et apportent des preuves géologiques du concept. De plus, les auteurs rappelle bien au début de l'article que le sujet est toujours débattu dans la communauté scientifique. Il n'est pas question ici de valider ou non un changement d'époque géologique mais bien de présenter une vision global du sujet en redéfinissant les conditions pour définir une époque géologique, les techniques pour mettre en évidence les marqueurs requis et les preuves déjà avancées pour définir le début de l'Anthropocène.
Ce que cet article apporte au débat
La question du "clou d'or" (date d'entrée dans l'Anthropocène) n'est pas facile à résoudre. La première raison à cela étant le diachronisme entre les marqueurs géologiques. L'impact de l'homme sur son habitat à progressivement augmenté au cours de son histoire et il est difficile de mettre le doigt sur la date à laquelle son influence est devenue majeur. La prise en compte de l’éventail complet des différents types de marqueurs est essentielle pour définir avec certitude le caractère géologique de cette délimitation temporelle. De plus, même si certaines dates semblent clés dans cette progression des bouleversements anthropiques, il sera surement nécessaire d'attendre quelques temps pour avoir le recul nécessaire sur cette question.
La question du "clou d'or" (date d'entrée dans l'Anthropocène) n'est pas facile à résoudre. La première raison à cela étant le diachronisme entre les marqueurs géologiques. L'impact de l'homme sur son habitat à progressivement augmenté au cours de son histoire et il est difficile de mettre le doigt sur la date à laquelle son influence est devenue majeur. La prise en compte de l’éventail complet des différents types de marqueurs est essentielle pour définir avec certitude le caractère géologique de cette délimitation temporelle. De plus, même si certaines dates semblent clés dans cette progression des bouleversements anthropiques, il sera surement nécessaire d'attendre quelques temps pour avoir le recul nécessaire sur cette question.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.