A doubling in global food demand projected for the next 50 years poses huge challenges for the sustainability
both of food production and of terrestrial and aquatic ecosystems and the services they provide to society.
Agriculturalists are the principal managers of global useable lands and will shape, perhaps irreversibly, the
surface of the Earth in the coming decades. New incentives and policies for ensuring the sustainability of
agriculture and ecosystem services will be crucial if we are to meet the demands of improving yields without
compromising environmental integrity or public health.
Titre de la review
Durabilité agricole et pratiques de productions intensives
Durabilité agricole et pratiques de productions intensives
Résumé de la review
Face aux prévisions alarmantes des besoins alimentaires humains pour les prochaines décennies (la demande céréalière de 2050 est estimée comme étant le double de la demande des années 2000), la question de la production alimentaire doit être considérée comme l'un des enjeux fondamentaux de notre époque. Néanmoins, la production intensive montre de nombreuses limites qui, de plus en plus, ne peuvent être ignorées : les pratiques agricoles affectent considérablement l'environnement, et tendent à réduire les services écosystémiques (c'est-à-dire, les biens et services que les Hommes peuvent tirer des écosystèmes, directement ou indirectement). Tout d'abord, il est à noter que l’augmentation du rendement agricole par le biais d’éléments chimiques injectés dans le sol (notamment l'azote et le phosphore) présente une limite stricte d'efficacité. Cela induit un surdosage de ses éléments qui, ne pouvant être captés par le sol, se dispersent dans l'eau et l'atmosphère. Ces surdosages se retrouvent très fréquemment dans l'utilisation de pesticides et d'insecticides. De même, l'utilisation excessive d'eau pour l'agriculture vide les nappes phréatiques, et mène peu à peu à une déstructuration des milieux. Cette utilisation pourrait être réduite par le biais de nouvelles technologies d’irrigations, malheureusement plus coûteuses que la quantité d'eau nécessaire à ce jour. Face à ces différentes pollutions des environnements, il est à noter l’augmentation des pathogènes au sein des cultures, menant à l'apparition de nombreuses maladies transmissibles. Ajouter à cela l'explosion fulgurante de la production d'origine animale, et il n'est plus rare de faire face à des pertes catastrophiques de populations d'élevage (à titre d'exemple, en 1996, la maladie dite de "la vache folle" a mené à l'abattage de 11 millions d'animaux).
Ces problèmes nécessitent une meilleure compréhension des différents mécanismes impliqués dans la dégradation des milieux. La durabilité des services écosystémiques n'est possible que par l'utilisation judicieuse des différents procédés permettant de fournir le rendement nécessaire au développement de l'humanité. Pour cela, l'agriculture durable exige des sociétés de récompenser les professionnels œuvrant à la fois à la production de nourriture, et à la protection respectueuse de l'environnement. L'amélioration de la production alimentaire ne pourra se faire, dans tous les cas, sans le développement des techniques agricoles et le partage des connaissances et des pratiques durables en biochimie et en agroécologie.
Face aux prévisions alarmantes des besoins alimentaires humains pour les prochaines décennies (la demande céréalière de 2050 est estimée comme étant le double de la demande des années 2000), la question de la production alimentaire doit être considérée comme l'un des enjeux fondamentaux de notre époque. Néanmoins, la production intensive montre de nombreuses limites qui, de plus en plus, ne peuvent être ignorées : les pratiques agricoles affectent considérablement l'environnement, et tendent à réduire les services écosystémiques (c'est-à-dire, les biens et services que les Hommes peuvent tirer des écosystèmes, directement ou indirectement). Tout d'abord, il est à noter que l’augmentation du rendement agricole par le biais d’éléments chimiques injectés dans le sol (notamment l'azote et le phosphore) présente une limite stricte d'efficacité. Cela induit un surdosage de ses éléments qui, ne pouvant être captés par le sol, se dispersent dans l'eau et l'atmosphère. Ces surdosages se retrouvent très fréquemment dans l'utilisation de pesticides et d'insecticides. De même, l'utilisation excessive d'eau pour l'agriculture vide les nappes phréatiques, et mène peu à peu à une déstructuration des milieux. Cette utilisation pourrait être réduite par le biais de nouvelles technologies d’irrigations, malheureusement plus coûteuses que la quantité d'eau nécessaire à ce jour. Face à ces différentes pollutions des environnements, il est à noter l’augmentation des pathogènes au sein des cultures, menant à l'apparition de nombreuses maladies transmissibles. Ajouter à cela l'explosion fulgurante de la production d'origine animale, et il n'est plus rare de faire face à des pertes catastrophiques de populations d'élevage (à titre d'exemple, en 1996, la maladie dite de "la vache folle" a mené à l'abattage de 11 millions d'animaux).
Ces problèmes nécessitent une meilleure compréhension des différents mécanismes impliqués dans la dégradation des milieux. La durabilité des services écosystémiques n'est possible que par l'utilisation judicieuse des différents procédés permettant de fournir le rendement nécessaire au développement de l'humanité. Pour cela, l'agriculture durable exige des sociétés de récompenser les professionnels œuvrant à la fois à la production de nourriture, et à la protection respectueuse de l'environnement. L'amélioration de la production alimentaire ne pourra se faire, dans tous les cas, sans le développement des techniques agricoles et le partage des connaissances et des pratiques durables en biochimie et en agroécologie.
Rigueur de la review
Ce travail semble, de par les compétences diverses des auteurs et la quantité importante de sources utilisées, très rigoureux dans les faits énoncés. Tout en permettant une meilleure compréhension des procédés agricoles, l'utilisation de multiples graphiques attestant la dégradation des milieux au cours du temps permet d'appuyer solidement le propos de la publication, et de mieux se projeter par rapport aux contraintes actuelles et aux défis futurs.
Ce travail semble, de par les compétences diverses des auteurs et la quantité importante de sources utilisées, très rigoureux dans les faits énoncés. Tout en permettant une meilleure compréhension des procédés agricoles, l'utilisation de multiples graphiques attestant la dégradation des milieux au cours du temps permet d'appuyer solidement le propos de la publication, et de mieux se projeter par rapport aux contraintes actuelles et aux défis futurs.
Ce que cette review apporte au débat
Le travail de Tilman et ses collaborateurs permet de mettre en évidence les contraintes liées à l'agriculture intensive, et démontre la nécessité de modifier nos pratiques agricoles. Tout en rappelant les problèmes majeurs de ces pratiques (déstructuration des sols, pollution des milieux, maladies, ...), il souligne la forte augmentation de l'agriculture à des fins d'élevages, celle-ci étant extrêmement coûteuse pour l'environnement. De ce fait, cette étude met en place le contexte permettant de se demander clairement : la diminution de l'élevage animal pourrait-elle permettre de pallier ces problèmes ?
Le travail de Tilman et ses collaborateurs permet de mettre en évidence les contraintes liées à l'agriculture intensive, et démontre la nécessité de modifier nos pratiques agricoles. Tout en rappelant les problèmes majeurs de ces pratiques (déstructuration des sols, pollution des milieux, maladies, ...), il souligne la forte augmentation de l'agriculture à des fins d'élevages, celle-ci étant extrêmement coûteuse pour l'environnement. De ce fait, cette étude met en place le contexte permettant de se demander clairement : la diminution de l'élevage animal pourrait-elle permettre de pallier ces problèmes ?
Remarques sur la review
Cette review, de par son écriture et son message, ne peut être considéré comme absolument objective. Néanmoins, les arguments avancés par Tilman et ses collaborateurs se basent tous sur des faits solides, plusieurs fois établis. De ces preuves en ressort un constat clair : la nécessité de changer notre façon de produire, ainsi que notre façon de consommer. Ce travail semble des plus complets, et il n'est pas étonnant de voir au sein des auteurs des chercheurs de disciplines et de laboratoire variés. Cette publication est ainsi un excellent aperçu des contraintes et limites de la production agricole, bien que les solutions proposées sont, malheureusement, assez faibles.
Cette review, de par son écriture et son message, ne peut être considéré comme absolument objective. Néanmoins, les arguments avancés par Tilman et ses collaborateurs se basent tous sur des faits solides, plusieurs fois établis. De ces preuves en ressort un constat clair : la nécessité de changer notre façon de produire, ainsi que notre façon de consommer. Ce travail semble des plus complets, et il n'est pas étonnant de voir au sein des auteurs des chercheurs de disciplines et de laboratoire variés. Cette publication est ainsi un excellent aperçu des contraintes et limites de la production agricole, bien que les solutions proposées sont, malheureusement, assez faibles.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.