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Titre de la review

Anticlimax

Résumé de la review

Cette revue est publiée la même année que le livre d'E. Lloyd : "The Case of the Female Orgasm: Bias in the Science of Evolution". Avec son livre, Lloyd a mis en exergue le débat existant autour de l'évolution de l'orgasme femelle depuis une cinquantaine d'années. Non content de s'intéresser à son évolution, Lloyd y dénonce également les biais existant autour de l'étude de ce phénomène. Cette revue de Judson est une des multiples "réponses" / commentaires ayant été fait autour du livre Lloyd.

Dans cette revue, Judson résume les principaux arguments de Lloyd concernant la théorie du sous produit défendue dans son livre. A savoir qu'il n’existe aucune donnée montrant que les femmes qui atteignent l’orgasme pendant les rapports sexuels ont un meilleur succès en matière de procréation que les autres. Mais également le fait que l'orgasme pendant le coït ne soit atteint que par une minorité de femmes et que la plupart des femmes ont plus de facilité à atteindre l'orgasme par stimulation manuelle. Enfin, certaines autres primates, telles que le macaque à queue tronquée, le bonobo et le chimpanzé, peuvent atteindre l'orgasme.
Pour Judson tous ces arguments ne suffisent pas à prouver la théorie du sous produit. En effet, cette théorie peut expliquer l'origine du clitoris mais pas son maintien. Selon l'auteure on ne sait en fait pas grand chose de l'orgasme femelle. Aucune donnée ne prouve le lien entre orgasme et succès reproducteur chez la femelle, mais de même aucune ne montre que ce lien n'existe pas : " What conclusion can we draw? None: absence of evidence is not evidence of absence."

Selon l'auteure, l'orgasme femelle est la résultante de deux phénomènes : les contractions dans la région pelvienne et la perception de sensations agréables par le cerveau. Elle pointe du doigt la méconnaissance existant autour du lien entre ces deux phénomènes. Judson distingue également orgasme clitoridien et vaginal et affirme qu'on ne sait pas 'il existe une différence physiologiques entre ces deux types d'orgasmes et s'il est possible que leur évolution soit liée a des pressions de sélection différentes.

Judson soulève le fait qu'il soit important d'investiguer l'orgasme mâle également car il souvent supposait que les mâles appartenant à d'autres espèces ont des orgasmes. Selon elle, les données sur d'autres primates aiderait à comprendre la relation entre l'orgasme mâle et l'orgasme femelle et à déterminer si l'orgasme femelle existait chez un ancêtre comment entre humains, chimpanzés et bonobos.

La conclusion de cette revue est que peu de données sont disponibles autour de l'orgasme femelle et qu'il faut en collecter plus pour pouvoir répondre à la question de son évolution. Sans données il n'est pas possible de formuler une réponse, la solution est d'essayer d'inférer, ce qui parait également compliquer avec le peu de données disponibles.

Rigueur de la review

L'auteure n'appuie pas ses propos par des références. Cette revue manque de références.

Ce que cette review apporte au débat

Cette revue apporte une autre vision au débat. L'auteure n'y soutient aucune des théories existant dans la littérature (l'orgasme femelle est une adaptation ou l'orgasme femelle est un sous produit de l'orgasme mâle), elle note simplement un problème général qui est le manque de données concernant le sujet.

Publiée il y a plus de 6 ans par F. Laugier.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
Review : Anticlimax
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  • Auteurs
    Olivia P. Judson
  • Année de publication
    2005
  • Journal
    Nature
  • Accéder à la référence
  • Apparait dans la controverse
    L'orgasme femelle est-il une adaptation ?
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  • L'orgasme femelle est-il une adaptation ? Oui ou Non
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