Pollination improves the yield of most crop species and contributes to one-third
of global crop production, but comprehensive benefits including crop quality
are still unknown. Hence, pollination is underestimated by international policies,
which is particularly alarming in times of agricultural intensification
and diminishing pollination services. In this study, exclusion experiments
with strawberries showed bee pollination to improve fruit quality, quantity
and market value compared with wind and self-pollination. Bee-pollinated
fruits were heavier, had less malformations and reached higher commercial
grades. They had increased redness and reduced sugar–acid–ratios and were
firmer, thus improving the commercially important shelf life. Longer shelf life
reduced fruit loss by at least 11%. This is accounting for 0.32 billion US$ of
the 1.44 billion US$ provided by bee pollination to the total value of 2.90 billion
US$ made with strawberry selling in the European Union 2009. The fruit quality
and yield effects are driven by the pollination-mediated production of hormonal
growth regulators, which occur in several pollination-dependent crops.
Thus, our comprehensive findings should be transferable to a wide range of
crops and demonstrate bee pollination to be a hitherto underestimated but
vital and economically important determinant of fruit quality.
Titre de l'article
La pollinisation par les abeilles améliore la qualité, la durée de vie et la valeur commerciale des cultures
La pollinisation par les abeilles améliore la qualité, la durée de vie et la valeur commerciale des cultures
Introduction à l'article
La production agricole constitue l'un des secteurs économiques les plus importants. La pollinisation, service de l’écosystème très important mais aussi gravement menacé, augmente la quantité de la plupart des espèces cultivées. Plus de 75% des 115 principales espèces de plantes cultivées dans le monde dépendent de la pollinisation par les animaux, ou au moins en tirent profit, alors que le vent et l'auto-pollinisation ne suffisent que pour 28 espèces de plantes. Ainsi, la pollinisation par animaux contribue à environ 35% de la production agricole mondiale. La valeur de la pollinisation et des autres services éco-systémiques est encore sous-estimée, voire ignorée, dans les politiques nationales et internationales. Dans cette étude, les auteurs élargissent les connaissances des avantages sous-estimés de la pollinisation par les abeilles en quantifiant expérimentalement ses impacts sur la quantité, la qualité, la durée de conservation et la valeur marchande des cultures.
La production agricole constitue l'un des secteurs économiques les plus importants. La pollinisation, service de l’écosystème très important mais aussi gravement menacé, augmente la quantité de la plupart des espèces cultivées. Plus de 75% des 115 principales espèces de plantes cultivées dans le monde dépendent de la pollinisation par les animaux, ou au moins en tirent profit, alors que le vent et l'auto-pollinisation ne suffisent que pour 28 espèces de plantes. Ainsi, la pollinisation par animaux contribue à environ 35% de la production agricole mondiale. La valeur de la pollinisation et des autres services éco-systémiques est encore sous-estimée, voire ignorée, dans les politiques nationales et internationales. Dans cette étude, les auteurs élargissent les connaissances des avantages sous-estimés de la pollinisation par les abeilles en quantifiant expérimentalement ses impacts sur la quantité, la qualité, la durée de conservation et la valeur marchande des cultures.
Expériences de l'article
Dans un premier temps les auteurs ont réalisé des cultures de neuf variétés de fraises sous 3 conditions de pollinisation: pollinisation par l'abeille, pollinisation par le vent et auto-pollinisation. Suite à la récolte, ils ont calculé la valeur commerciale des fraises en fonction de la disponibilité des fruits sur le marché et des qualités commerciales. Les fruits ont été classés en grades commerciaux, en raison des aberrations dans la forme (déformations), couleur (zones de couleur jaune ou verte) et la taille (diamètre du fruit). La fermeté, la qualité après récolte et la durée de conservation ont également été analysés afin de définir le succès de la pollinisation.
Dans un premier temps les auteurs ont réalisé des cultures de neuf variétés de fraises sous 3 conditions de pollinisation: pollinisation par l'abeille, pollinisation par le vent et auto-pollinisation. Suite à la récolte, ils ont calculé la valeur commerciale des fraises en fonction de la disponibilité des fruits sur le marché et des qualités commerciales. Les fruits ont été classés en grades commerciaux, en raison des aberrations dans la forme (déformations), couleur (zones de couleur jaune ou verte) et la taille (diamètre du fruit). La fermeté, la qualité après récolte et la durée de conservation ont également été analysés afin de définir le succès de la pollinisation.
Résultats de l'article
La pollinisation par les abeilles donne des fraises avec la plus haute valeur commerciale. La pollinisation des abeilles a augmenté la valeur commerciale par fruit de 38,6% par rapport à la pollinisation par le vent et de 54,3% par rapport à l’auto-pollinisation. Cette expérience a aussi montré que la pollinisation par abeille réduit les malformations et améliore donc les possibilités de commercialisation dans quasi toutes les variétés. En revanche, la pollinisation par le vent et l’auto-pollinisation conduit à des proportions élevées de fruits non commercialisables. Par rapport au vent et à l'auto-pollinisation, la pollinisation par les abeilles a non seulement amélioré la forme du fruit, mais aussi le poids. Les valeurs de fermeté de chaque traitement et de chaque variété étaient liées à la durée de conservation, la pollinisation a potentiellement allongé la durée de conservation de la fraise.
La pollinisation par les abeilles donne des fraises avec la plus haute valeur commerciale. La pollinisation des abeilles a augmenté la valeur commerciale par fruit de 38,6% par rapport à la pollinisation par le vent et de 54,3% par rapport à l’auto-pollinisation. Cette expérience a aussi montré que la pollinisation par abeille réduit les malformations et améliore donc les possibilités de commercialisation dans quasi toutes les variétés. En revanche, la pollinisation par le vent et l’auto-pollinisation conduit à des proportions élevées de fruits non commercialisables. Par rapport au vent et à l'auto-pollinisation, la pollinisation par les abeilles a non seulement amélioré la forme du fruit, mais aussi le poids. Les valeurs de fermeté de chaque traitement et de chaque variété étaient liées à la durée de conservation, la pollinisation a potentiellement allongé la durée de conservation de la fraise.
Rigueur de l'article
Cet article bien qu'il cite la pollinisation par les abeille sauvages, il souligne l'importance de la pollinisation par les abeilles de manière générale dans la qualité et la valeur des cultures/récoltes et son impact sur leur commercialisation.
Cet article bien qu'il cite la pollinisation par les abeille sauvages, il souligne l'importance de la pollinisation par les abeilles de manière générale dans la qualité et la valeur des cultures/récoltes et son impact sur leur commercialisation.
Ce que cet article apporte au débat
Les résultats de cet article parmi tant d'autres abordant le même sujet, montrent que la pollinisation des cultures est d'une plus grande importance économique qu'on ne le pensait, et que la pollinisation par les abeille serait une éventuelle solution pour contrarier de grandes pertes économiques liées à la qualité des agricultures.
Les résultats de cet article parmi tant d'autres abordant le même sujet, montrent que la pollinisation des cultures est d'une plus grande importance économique qu'on ne le pensait, et que la pollinisation par les abeille serait une éventuelle solution pour contrarier de grandes pertes économiques liées à la qualité des agricultures.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.