Experimental studies investigated the effects of transgenic crops on the structure, function and diversity of soil and rhizosphere microbial communities playing key roles in belowground environments. Here we review available data on direct, indirect and pleiotropic effects of engineered plants on soil microbiota, considering both the technology and the genetic construct utilized. Plants modified to express phytopathogen/phytoparasite resistance, or traits beneficial to food industries and consumers, differentially affected soil microorganisms depending on transformation events, experimental conditions and taxa analyzed. Future studies should address the development of harmonized methodologies by taking into account the complex interactions governing soil life.
Titre de la review
Les cultures transgéniques et leurs effets environnementaux souterrains : Une perspective microbienne du sol.
Les cultures transgéniques et leurs effets environnementaux souterrains : Une perspective microbienne du sol.
Résumé de la review
Cette review compile les potentiels effets directs, indirects et pléiotropiques sur le microbiote du sol de quatre grands type de cultures transgéniques : Les cultures Bt, les cultures résistantes aux phytopathogènes et phytophages autres que les insectes, les cultures résistantes aux antibiotiques et enfin les cultures herbicide-tolérantes.
Le constat est ambigu puisque les effets sont extrêmement hétérogènes. En effet, les variables sont très nombreuses (espèces génétiquement modifiées, types et variantes des modifications génétiques, âge des plantes, communautés du sol, biotope...). Il est donc difficile d'inférer des risques aux écosystèmes du sol tant les connaissances sont incomplètes, et les études sont différentes, ce qui amène parfois à des contradictions.
Il est aussi très délicat de savoir si l'effet, lorsqu'il est observé, est une conséquence directe, indirecte, ou pléiotropique de la modification génétique. Ainsi, l'origine de la plupart des effets observés n'est pas identifiée, mais lorsqu'elle l'est cela semble toujours être des pléiotropies. En effet, des augmentations, diminutions ou altérations de composés métaboliques ont déjà été observés en réponse à des transgénèses, indiquant des l'existence de pléiotropies sur les zones génétiques ciblés. Ces modifications phénotypiques non contrôlées peuvent alors influencer de manière directe ou indirecte la biocénose.
Un autre effet déjà constaté et qui alerte la communauté scientifique est le transfert horizontal de gènes. Par exemple, des transferts horizontaux de gènes de résistance aux herbicides entre des cultures génétiquement modifiées et des micro-organismes du sol ont déjà été observés. De telles acquisitions fonctionnelles (comme une résistance aux antibiotiques) pourraient donc à terme perturber les stratégies phytosanitaires en diffusant chez des organismes ciblés, ou impacter plus largement les écosystèmes en diffusant chez des organismes non ciblés.
Dans un but de révéler les éventuels risques environnementaux des cultures génétiquement modifiés, les auteurs suggèrent de standardiser les protocoles et de se focaliser sur les études à long terme, bien plus révélatrices des potentiels effets et de leurs conséquences sur les processus écosystémiques.
Cette review compile les potentiels effets directs, indirects et pléiotropiques sur le microbiote du sol de quatre grands type de cultures transgéniques : Les cultures Bt, les cultures résistantes aux phytopathogènes et phytophages autres que les insectes, les cultures résistantes aux antibiotiques et enfin les cultures herbicide-tolérantes.
Le constat est ambigu puisque les effets sont extrêmement hétérogènes. En effet, les variables sont très nombreuses (espèces génétiquement modifiées, types et variantes des modifications génétiques, âge des plantes, communautés du sol, biotope...). Il est donc difficile d'inférer des risques aux écosystèmes du sol tant les connaissances sont incomplètes, et les études sont différentes, ce qui amène parfois à des contradictions.
Il est aussi très délicat de savoir si l'effet, lorsqu'il est observé, est une conséquence directe, indirecte, ou pléiotropique de la modification génétique. Ainsi, l'origine de la plupart des effets observés n'est pas identifiée, mais lorsqu'elle l'est cela semble toujours être des pléiotropies. En effet, des augmentations, diminutions ou altérations de composés métaboliques ont déjà été observés en réponse à des transgénèses, indiquant des l'existence de pléiotropies sur les zones génétiques ciblés. Ces modifications phénotypiques non contrôlées peuvent alors influencer de manière directe ou indirecte la biocénose.
Un autre effet déjà constaté et qui alerte la communauté scientifique est le transfert horizontal de gènes. Par exemple, des transferts horizontaux de gènes de résistance aux herbicides entre des cultures génétiquement modifiées et des micro-organismes du sol ont déjà été observés. De telles acquisitions fonctionnelles (comme une résistance aux antibiotiques) pourraient donc à terme perturber les stratégies phytosanitaires en diffusant chez des organismes ciblés, ou impacter plus largement les écosystèmes en diffusant chez des organismes non ciblés.
Dans un but de révéler les éventuels risques environnementaux des cultures génétiquement modifiés, les auteurs suggèrent de standardiser les protocoles et de se focaliser sur les études à long terme, bien plus révélatrices des potentiels effets et de leurs conséquences sur les processus écosystémiques.
Rigueur de la review
La review effectue un travail exhaustif, à tel point qu'il n'est pas possible d'en tirer une tendance générale sur les effets des cultures transgéniques sur le microbiote du sol. Les propositions de standardisation des protocoles et d'études à long terme sont très pertinentes et vont dans le sens d'une démarche de consensualisation sur les risques environnementaux des cultures transgéniques.
Les auteurs déclarent n'avoir aucun conflit d'intérêt.
La review effectue un travail exhaustif, à tel point qu'il n'est pas possible d'en tirer une tendance générale sur les effets des cultures transgéniques sur le microbiote du sol. Les propositions de standardisation des protocoles et d'études à long terme sont très pertinentes et vont dans le sens d'une démarche de consensualisation sur les risques environnementaux des cultures transgéniques.
Les auteurs déclarent n'avoir aucun conflit d'intérêt.
Ce que cette review apporte au débat
Cette review fait écho à d'autres. En effet, ce n'est pas la première étude qui constate la difficulté d'évaluer les effets environnementaux des cultures transgéniques tant les systèmes sont complexes in situ, ou à l'inverse trop simplifiés ex situ (dans des conditions de laboratoire). Ce qui semble se dégager de cette étude est que la problématique n'est pas de savoir si les cultures transgéniques ont des impacts environnementaux (il y en a forcément à partir du moment ou des impacts sur certains organismes sont observés), la questions est plus de savoir quelle est l'ampleur de ces impacts ? Sont-ils négligeables ? Quelles sont leur dynamiques ? ect...
Cette review fait écho à d'autres. En effet, ce n'est pas la première étude qui constate la difficulté d'évaluer les effets environnementaux des cultures transgéniques tant les systèmes sont complexes in situ, ou à l'inverse trop simplifiés ex situ (dans des conditions de laboratoire). Ce qui semble se dégager de cette étude est que la problématique n'est pas de savoir si les cultures transgéniques ont des impacts environnementaux (il y en a forcément à partir du moment ou des impacts sur certains organismes sont observés), la questions est plus de savoir quelle est l'ampleur de ces impacts ? Sont-ils négligeables ? Quelles sont leur dynamiques ? ect...
Dernière modification il y a plus de 5 ans.