Experimental studies investigated the effects of transgenic crops on the structure, function and diversity of soil and rhizosphere microbial communities playing key roles in belowground environments. Here we review available data on direct, indirect and pleiotropic effects of engineered plants on soil microbiota, considering both the technology and the genetic construct utilized. Plants modified to express phytopathogen/phytoparasite resistance, or traits beneficial to food industries and consumers, differentially affected soil microorganisms depending on transformation events, experimental conditions and taxa analyzed. Future studies should address the development of harmonized methodologies by taking into account the complex interactions governing soil life.
Titre de la review
Effets des cultures transgéniques sur l'environnement souterrain: une perspective des microbes du sol.
Effets des cultures transgéniques sur l'environnement souterrain: une perspective des microbes du sol.
Résumé de la review
Les molécules produites par les plantes GM ont des effets très contrastées sur le fonctionnement du sol. Ils dépendraient de l'espèce et de la lignée végétale transformé, du type de gène transféré, mais également des caractéristiques physico-chimiques du sol.
Par exemple, certains types de proteines Cry produites par les plantes ayant reçues des gènes de la bactérie Bacillus thuringensis (Bt) réduirait la respiration du sol. Cependant, d'autres toxines Cry n'auraient pas d'effets néfastes sur les microorganismes. De plus, certaines études concluent que certaines lignées de maïs Bt impacteraient négativement les mycorhizes arbusculaires contrairement à d'autres, où aucun effet n'est détecté.
Les sols accueillant des plantes modifiées génétiquement pour résister aux invertébrés, aux champignons, aux phytoparasites (ex: pomme de terre avec gène codant l'agglutinine du perce-neige) présentent une diminution dans l'activité microbienne. Cependant, les plantes produisant la cecropin B et la lactonase AttM n'impacteraient pas les communautés microbiennes.
Les plantes rendues résistantes aux pathogènes fongiques présentent une réduction et/ou un retard dans la colonisation de leurs racines par les champignons endophytiques et mycorhiziens. Les bactéries se développant près de plantes ayant des marqueurs de résistance aux antibiotiques risquent de les acquérir par transfert horizontaux, comme cela fût attesté chez le blé.
Les molécules produites par les plantes GM ont des effets très contrastées sur le fonctionnement du sol. Ils dépendraient de l'espèce et de la lignée végétale transformé, du type de gène transféré, mais également des caractéristiques physico-chimiques du sol.
Par exemple, certains types de proteines Cry produites par les plantes ayant reçues des gènes de la bactérie Bacillus thuringensis (Bt) réduirait la respiration du sol. Cependant, d'autres toxines Cry n'auraient pas d'effets néfastes sur les microorganismes. De plus, certaines études concluent que certaines lignées de maïs Bt impacteraient négativement les mycorhizes arbusculaires contrairement à d'autres, où aucun effet n'est détecté.
Les sols accueillant des plantes modifiées génétiquement pour résister aux invertébrés, aux champignons, aux phytoparasites (ex: pomme de terre avec gène codant l'agglutinine du perce-neige) présentent une diminution dans l'activité microbienne. Cependant, les plantes produisant la cecropin B et la lactonase AttM n'impacteraient pas les communautés microbiennes.
Les plantes rendues résistantes aux pathogènes fongiques présentent une réduction et/ou un retard dans la colonisation de leurs racines par les champignons endophytiques et mycorhiziens. Les bactéries se développant près de plantes ayant des marqueurs de résistance aux antibiotiques risquent de les acquérir par transfert horizontaux, comme cela fût attesté chez le blé.
Rigueur de la review
Cette review est porté par le projet "Validation des outils de gestion des risques pour les plantes génétiquement modifiées dans les zones protégées et sensibles en Italie" (référence: LIFE + MAN-GMP-ITA (NAT / IT / 000334)) financé par des organismes Italiens publiques (ENEA, ISPRA, CRA, Université de Boulogne et de Palerme) mais également par le consortium in.Bio. Ce dernier regroupe la Confindustria Abruzzes (organisation représentant l'industrie manufacturière, la construction et des services dans les Abruzzes), Eurogroup consulting (cabinets de conseil en stratégie, management, organisation) et Abruzzo Italy development (programme visant au développement du secteur agricole, de l'agroforesterie et à la diversification de l'économie rurale des Abruzzes). Les auteurs ne mentionnent pas qu'ils ne sont pas dénués de conflits d'intérêts.
Cette review est porté par le projet "Validation des outils de gestion des risques pour les plantes génétiquement modifiées dans les zones protégées et sensibles en Italie" (référence: LIFE + MAN-GMP-ITA (NAT / IT / 000334)) financé par des organismes Italiens publiques (ENEA, ISPRA, CRA, Université de Boulogne et de Palerme) mais également par le consortium in.Bio. Ce dernier regroupe la Confindustria Abruzzes (organisation représentant l'industrie manufacturière, la construction et des services dans les Abruzzes), Eurogroup consulting (cabinets de conseil en stratégie, management, organisation) et Abruzzo Italy development (programme visant au développement du secteur agricole, de l'agroforesterie et à la diversification de l'économie rurale des Abruzzes). Les auteurs ne mentionnent pas qu'ils ne sont pas dénués de conflits d'intérêts.
Ce que cette review apporte au débat
L'article synthétisent les résultats de nombreuses études d'impacts des OGM sur le sol, et ceux-ci sont très variables. Cette variabilité pourrait être dû à une négligence méthodologique. Lorsqu'une étude d'impacts est faite sur le terrain, peu d'attention est accordé au stade de développement de la plante étudiée et aux effets saisonniers. Cela rend d'autant plus difficile la reproductibilité des protocoles et les consensus sur les résultats. Par ailleurs, il est difficile d'identifier les effets pléiotropiques et les effets directes dû aux produits transgéniques.
L'article synthétisent les résultats de nombreuses études d'impacts des OGM sur le sol, et ceux-ci sont très variables. Cette variabilité pourrait être dû à une négligence méthodologique. Lorsqu'une étude d'impacts est faite sur le terrain, peu d'attention est accordé au stade de développement de la plante étudiée et aux effets saisonniers. Cela rend d'autant plus difficile la reproductibilité des protocoles et les consensus sur les résultats. Par ailleurs, il est difficile d'identifier les effets pléiotropiques et les effets directes dû aux produits transgéniques.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.