Quantitative assessments of alien plant impacts are essential to inform management to ensure that resources are prioritized against the most problematic species and that restoration targets the worst-affected ecosystem processes. Here, we present the first detailed critique of quantitative field studies of alien plant impacts and highlight biases in the biogeography and life form of the target species, the responses assessed, and the extent to which spatial variability is addressed. Observed impacts often fail to translate to ecosystem services or evidence of environmental degradation. The absence of overarching hypotheses regarding impacts has reduced the consistency of approaches worldwide and prevented the development of predictive tools. Future studies must ensure that the links between species traits, ecosystem stocks, and ecosystem flows, as well as ecosystem services, are explicitly defined
Titre de la review
Biais et erreur dans la compréhension des impacts des plantes envahissantes.
Biais et erreur dans la compréhension des impacts des plantes envahissantes.
Résumé de la review
Il a été montré que les plantes introduites peuvent profondément remanier le fonctionnement des écosystèmes. Cependant, les études qui quantifient les impacts de telles espèces sont encore rares, et de récentes études montre que ces impacts sont très variables et contexte dépendant, soulignant le fait que les impacts des espèces introduites sont souvent admis et manquent de preuves scientifiques. Dans cette review/méta-analyse ils reprennent des publications concernant des plantes vasculaires envahissantes et regardent leur rigueur à travers 3 questions : (i) est-ce que les espèces étudiées sont représentatives des espèces invasives en général? , (ii) est-ce que le choix des variables réponses est justifié ou bien arbitraire ? et (iii) est-ce que ces études quantitatives cherchent la source de la variabilité des impacts des plantes envahissantes pour bien comprendre la contexte dépendances ? Le résultat est que ces études ont en général du mal à comprendre en profondeur les impacts car il existe des biais au niveau de la biogéographie, des espèces étudiées, des variables réponses choisies et le manque de considération de la variabilité.
Les espèces introduites causant de gros problèmes dans nos écosystèmes sont nombreuses, on s'attendrait donc à ce que les plus étudiées soient celles qui ont les plus gros impacts or seulement un quart des espèces végétales envahissantes dites les plus dangereuses sont étudiées. Ce qui reflète le manque de preuves scientifiques dans ce que l'on considère comme dangereux et la nécessité d'établir des priorités dans les espèces à étudier (chercheurs publient sur des espèces qui ont déjà été étudiées, peut de la nouveauté).
Il serait important de comprendre qu'elles sont les variables environnementales (biotiques et abiotiques) qui vont répondre à une invasion et comment elles vont y répondre, mais nous sommes encore loin d'élucider cette question. Et ce en partie car les variables réponses étudiées sont les mêmes depuis longtemps. Il faudrait : (i) faire des hypothèses sur les impacts d'une certaine espèce introduite en la comparant avec des espèces natives au niveau de ses traits fonctionnels pour comprendre ses potentiels impacts, (ii) étudier les variables réponses comme une globalité et non de façon isolée, (iii) établir une magnitude de l'impact en fonction d'un gradient d'abondance de l'espèce introduite ( et éventuellement chercher les services écosystémiques apportés).
Un autre problème dans le classement par ordre de priorité des espèces introduites est de comprendre que les impacts de ces espèces sont contexte dépendants. Deux mesures peuvent être utilisées pour mieux cerner les consequences de la présence d'une espèce non native : (i) la fréquence des impacts (dans combien de cas cet impact est observé) (ii) la fiabilité des impacts (proportion des cas ou cet impact est significatif). Plus une plante est étudiée de fois, plus on constate que les résultats varient en fonction des cas ... La plupart des études étudient les zones les plus touchée, ce qui les rend non généralisables. Même pour une même variable réponse, l'impact d'une plante envahissante est contexte dépendant et dépend de plusieurs facteurs : (i) l’échelle d'étude, (ii) le temps depuis établissement, (iii) la variation intraspécifique dans la performance des plantes, (iv) les différences d'abondance, (v) les différence des méthodologie et (vi) les propriétés de la localité.
Conclusion : Des efforts et moyens considérables sont déployés pour la lutte contre les espèces introduites. Mais avant cela il est nécessaire de bien étudier et comprendre les impacts de la présence de nouvelles espèces... Des études quantifiant les impacts sont donc indispensables.
Il a été montré que les plantes introduites peuvent profondément remanier le fonctionnement des écosystèmes. Cependant, les études qui quantifient les impacts de telles espèces sont encore rares, et de récentes études montre que ces impacts sont très variables et contexte dépendant, soulignant le fait que les impacts des espèces introduites sont souvent admis et manquent de preuves scientifiques. Dans cette review/méta-analyse ils reprennent des publications concernant des plantes vasculaires envahissantes et regardent leur rigueur à travers 3 questions : (i) est-ce que les espèces étudiées sont représentatives des espèces invasives en général? , (ii) est-ce que le choix des variables réponses est justifié ou bien arbitraire ? et (iii) est-ce que ces études quantitatives cherchent la source de la variabilité des impacts des plantes envahissantes pour bien comprendre la contexte dépendances ? Le résultat est que ces études ont en général du mal à comprendre en profondeur les impacts car il existe des biais au niveau de la biogéographie, des espèces étudiées, des variables réponses choisies et le manque de considération de la variabilité.
Les espèces introduites causant de gros problèmes dans nos écosystèmes sont nombreuses, on s'attendrait donc à ce que les plus étudiées soient celles qui ont les plus gros impacts or seulement un quart des espèces végétales envahissantes dites les plus dangereuses sont étudiées. Ce qui reflète le manque de preuves scientifiques dans ce que l'on considère comme dangereux et la nécessité d'établir des priorités dans les espèces à étudier (chercheurs publient sur des espèces qui ont déjà été étudiées, peut de la nouveauté).
Il serait important de comprendre qu'elles sont les variables environnementales (biotiques et abiotiques) qui vont répondre à une invasion et comment elles vont y répondre, mais nous sommes encore loin d'élucider cette question. Et ce en partie car les variables réponses étudiées sont les mêmes depuis longtemps. Il faudrait : (i) faire des hypothèses sur les impacts d'une certaine espèce introduite en la comparant avec des espèces natives au niveau de ses traits fonctionnels pour comprendre ses potentiels impacts, (ii) étudier les variables réponses comme une globalité et non de façon isolée, (iii) établir une magnitude de l'impact en fonction d'un gradient d'abondance de l'espèce introduite ( et éventuellement chercher les services écosystémiques apportés).
Un autre problème dans le classement par ordre de priorité des espèces introduites est de comprendre que les impacts de ces espèces sont contexte dépendants. Deux mesures peuvent être utilisées pour mieux cerner les consequences de la présence d'une espèce non native : (i) la fréquence des impacts (dans combien de cas cet impact est observé) (ii) la fiabilité des impacts (proportion des cas ou cet impact est significatif). Plus une plante est étudiée de fois, plus on constate que les résultats varient en fonction des cas ... La plupart des études étudient les zones les plus touchée, ce qui les rend non généralisables. Même pour une même variable réponse, l'impact d'une plante envahissante est contexte dépendant et dépend de plusieurs facteurs : (i) l’échelle d'étude, (ii) le temps depuis établissement, (iii) la variation intraspécifique dans la performance des plantes, (iv) les différences d'abondance, (v) les différence des méthodologie et (vi) les propriétés de la localité.
Conclusion : Des efforts et moyens considérables sont déployés pour la lutte contre les espèces introduites. Mais avant cela il est nécessaire de bien étudier et comprendre les impacts de la présence de nouvelles espèces... Des études quantifiant les impacts sont donc indispensables.
Ce que cette review apporte au débat
Cette review met le doigt sur les lacunes dans nos connaissances des impacts des plantes introduites sur les écosystèmes. Elle montre que les études sur l'impact des espèces introduites sont biaisées et qu'il est important de revoir les méthodes d'évaluation. Car l'évaluation des impacts est la première étape avant de prendre une décision de gestion.
Cette review met le doigt sur les lacunes dans nos connaissances des impacts des plantes introduites sur les écosystèmes. Elle montre que les études sur l'impact des espèces introduites sont biaisées et qu'il est important de revoir les méthodes d'évaluation. Car l'évaluation des impacts est la première étape avant de prendre une décision de gestion.
Remarques sur la review
Pour moi il s'agit d'une review qui fait une méta-analyse de plusieurs résultats publiés auparavant.
Pour moi il s'agit d'une review qui fait une méta-analyse de plusieurs résultats publiés auparavant.
Dernière modification il y a plus de 9 ans.