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Titre de l'article

Débat autour de l'article "Finding Common Ground for Biodiversity and Ecosystem Services" (Rayers et al., 2012)

Introduction à l'article

Critique de Faith de l'article de Rayers et al. : Finding Common Ground for Biodiversity and Ecosystem Services, et
réponse de Rayers et al. à la critique.

Expériences de l'article

Faith contredit l'analyse de Rayers et al., en accusant leur tendance à généraliser la volonté de conservation de la biodiversité pour sa valeur intrinsèque seulement. Or, en soulignant que le concept de biodiversité n'est pas né de sa valeur intrinsèque (qui seule ne suffirait pas à justifier des mesures de protection à l'encontre des intérêts humain), mais d'une volonté anthropocentrée. Le concept a été crée par l'homme face au besoin de trouver un terme pour caractériser cette diversité biologique en danger et dont le déclin serait néfaste aux sociétés. Selon Faith et d'autres auteurs, on peut voir la biodiversité comme une “filet de secours” pour les générations futures et dont les bénéfices sont invisibles, ou non anticipés, aujourd'hui. Biodiversité et services écosystémiques partageraient donc des fondements communs basés sur les usages de l'homme, mais différeraient dans leurs considérations des usages présents et futures, ce que Rayer et al., n'auraient pas pris en compte.

Résultats de l'article

Réponse de Rayers et al. :

Faith aurait mal interprété leur analyse. Les auteurs disent ne pas avoir omis les impacts sur les générations à venir dans leur raisonnement, mais qu'ils seraient inclus dans les SE. Les deux partis acceptent de voir en la valeur instrumentale de la biodiversité le socle communs entre services écosystémiques (SE) et biodiversité, mais ne sont pas d'accord quant-à la portée du concept de SE, qui selon Faith n’inclut pas assez les conséquences futures d'une perte de biodiversité. Rayers et al., proposent en conclusion qu'une meilleur étude des impacts futurs est nécessaire pour ancrer le rapprochement entre SE et biodiversité, et qu'il vaut mieux se focaliser sur les communs que sur les différents.

Rigueur de l'article

Faith est seul pour apporter sont point de vue.

Ce que cet article apporte au débat

Cet échange permet de voir d'interaction entre deux partis, un en faveur de l'utilisation des services écosystémiques comme outil de gestion, l'autre contre. Encore une fois, l'argumentaire se construit autour de la définition des concepts. Faith pense que Rayers et al., n'ont pas saisi les risques futures de la perte biodiversités (risques à l'origine de la création du concept) pour les hommes, car ces risques ne sont selon lui pas pris en compte dans une réflexion par service écosystémique. Il est possible de se demander après la lecture de cet article, quelle est la portée réelle des services écosystémiques ?

Remarques sur l'article

Il ne s'agit là que d'un débat d'idée et non pas d'un débat scientifique. Les auteurs se focalisent sur la définition des termes en se basant sur le fait que leur mauvaise interprétation serait néfaste dans la pratique. Une réflexion sur l'origine des concepts et sur leur application possible est nécessaire à tous moments de la controverse, mais des exemples concrets pour appuyer leurs arguments enrichiraient le débat.

Publiée il y a plus de 10 ans par Université de Montpellier.
Dernière modification il y a plus de 10 ans.
Article : Biodiversity and Ecosystem Services: Similar but Different / The Common Ground of Biodiversity and Ecosystem Services Demonstrated: A Response to Faith