Introduction
Spermatozoal uptake, facilitated by uterine contractions induced by oxytocin at orgasm during coitus, has been a long term concept. Studies attempting its support, however, have been poorly examined especially in the context of the changes in the female genital tract activated by sexual arousal.
Aim
To examine experimental support for the concept.
Methods
Using a variety of search engines, mainly peer reviewed articles and un-reviewed books were examined relating to sperm transport and function in the human female genital tract in the absence and presence of arousal to orgasm.
Main Outcome Measures
Identifying evidence-based data to support authority-based opinion.
Results
All the experimental observations of sperm or model substitute's transport have been undertaken in women who were not sexually aroused. They fail to take into account that arousal creates vaginal tenting lifting the cervico-uterine complex into the false pelvis away from the ejaculated semen. This delays sperm uptake and transport making conclusions from these observations invalid in relation to transport during coitus. Studies injecting oxytocin have not used women in their sexually aroused state and used supraphysiological doses unlikely to be comparable with coitus and orgasm. The proposal that the transport of extra sperm by oxytocin-induced uterine contractions at orgasm is needed to facilitate fertility ignores possible harm from increased sperm numbers creating polyspermy and sperm enzyme release causing ovum degeneration, leading to decreased fertility. The role of sperm motility in their uptake from the vagina into the cervix as opposed to en bloc transfer through uterine archimyometrial-mediated transport in the absence of orgasm is at present unresolvable because of conflicting studies.
Conclusion
The bulk of the reported evidence favors the conclusion that the female orgasm, with its concomitant central release of oxytocin, has little or no effective role in the transport of spermatozoa in natural human coitus. Levin RJ. Can the controversy about the putative role of the human female orgasm in sperm transport be settled with our current physiological knowledge of coitus?.
Titre de la review
La controverse autour du rôle putatif de l'orgasme féminin dans le transport de sperme peut-elle être réglée avec nos connaissances physiologiques actuelles sur le coït?
La controverse autour du rôle putatif de l'orgasme féminin dans le transport de sperme peut-elle être réglée avec nos connaissances physiologiques actuelles sur le coït?
Résumé de la review
Le débat sur le rôle de l'orgasme prend réellement naissance avec le livre de Lloyd. Il existe dans ce débat des arguments sur l’adaptation de l'orgasme (=un trait qui semble conçu pour une fonction augmentant l’aptitude à la reproduction) mais aussi sur le fait qu'il soit un sous-produit (=partager une origine développée commune avec une adaptation mais ne dispose pas de conception pour améliorer de tels ajustements). L'auteur veut ici se focaliser sur les études physiologiques pouvant influencer l'orgasme féminin, en liant physiologie de la reproduction et sexologie, comme cela est rarement le cas.
L’excitation sexuelle chez la femme crée un suintement sous forme de lubrification lors de l’excitation. Lors des derniers stades d’excitation, l'utérus est déplacé vers le haut dans le faux bassin. L'arrière et le plancher du vagin forment un réceptacle pour l'éjaculation à venir. Elle va également permettre le contact entre sperme et sécrétions glandulaires, améliorant la future fécondation. Ce mécanisme n’a été que peu traité par les autres auteurs.
La fonction de cette « tente vaginale » est non pas d’améliorer le transport du sperme, mais plutôt de retarder le temps nécessaire pour la dé-coagulation du sperme ; le mélange de fluides séminaux avec le sperme, la réalisation de la motilité totale ; et l'activation puis la régulation de la fonction du spermatozoïde pour la capacitation et la fécondation ultérieures. Des auteurs émettent quand même quelques critiques sur ce concept de tente vaginale, notamment sur les positions lors des rapports sexuels, affectant la tente vaginale. Levin fait alors la distinction entre positions récréatives et reproductives. Une autre critique serait que la tente vaginale n’est pas présente lors de tous les rapports, même si d’après Levin, cette critique ne serait basée que sur un rapport anodin. D’après lui, seule la stimulation manuelle n’engendre pas de tente vaginale.
Si l’orgasme féminin se produit avant l’orgasme masculin, alors il ne servira clairement à rien puisqu'il n'y a pas de sperme à transporter. S’ils se produisent en même temps, alors la tente vaginale empêche le sperme de pénétrer dans l'os cervical. Le scénario le plus probable est celui où la femme a l’orgasme après l’éjaculation. Il serait possible que l’orgasme induise un transport plus rapide des spermatozoïdes, mais cela semble insignifiant sur le temps de transport total. Le nombre de spermatozoïdes transportés semble être plus important, en augmentant l’effet de succion lors de l’orgasme. L’ocytocine induite lors de l’orgasme augmenterait les contractions utérines, et donc la quantité de sperme absorbée. Néanmoins, cette hypothèse manque de preuves. De plus, il ne semble pas nécessaire qu’un grand nombre de spermatozoïdes se trouvent dans les trompes de Fallope pour induire la fécondation. En effet, les études menées présentent souvent des preuves indirectes de l’effet de l’ocytocine libérée lors d’un orgasme. Une incertitude existe également sur les doses d’ocytocine injectée, compte tenu du manque d’information sur la concentration d’ocytocine au niveau plasmatique après l’orgasme. Dans une autre étude, les injections d’ocytocine sont faites alors que les femmes ne sont pas stimulées, fait incompatible avec l’orgasme. En effet, les expériences menées chez des femmes sexuellement excitées ou non ne semblent pas donner les mêmes résultats. Il semble donc difficile de tirer des conclusions sur le rôle de l’ocytocine dans l’absorption du sperme.
Le dernier point abordé par l’auteur concerne la motilité des spermatozoïdes. Le rôle de la motilité des spermatozoïdes dans la facilitation de leur absorption et de leur transfert le long du tractus génital est difficile à évaluer, et pour le moment il n’existe pas de consensus.
En conclusion, l'orgasme féminin, avec sa libération concomitante d'ocytocine, a ou pas de rôle effectif dans le mécanisme physiologique.
Le débat sur le rôle de l'orgasme prend réellement naissance avec le livre de Lloyd. Il existe dans ce débat des arguments sur l’adaptation de l'orgasme (=un trait qui semble conçu pour une fonction augmentant l’aptitude à la reproduction) mais aussi sur le fait qu'il soit un sous-produit (=partager une origine développée commune avec une adaptation mais ne dispose pas de conception pour améliorer de tels ajustements). L'auteur veut ici se focaliser sur les études physiologiques pouvant influencer l'orgasme féminin, en liant physiologie de la reproduction et sexologie, comme cela est rarement le cas.
L’excitation sexuelle chez la femme crée un suintement sous forme de lubrification lors de l’excitation. Lors des derniers stades d’excitation, l'utérus est déplacé vers le haut dans le faux bassin. L'arrière et le plancher du vagin forment un réceptacle pour l'éjaculation à venir. Elle va également permettre le contact entre sperme et sécrétions glandulaires, améliorant la future fécondation. Ce mécanisme n’a été que peu traité par les autres auteurs.
La fonction de cette « tente vaginale » est non pas d’améliorer le transport du sperme, mais plutôt de retarder le temps nécessaire pour la dé-coagulation du sperme ; le mélange de fluides séminaux avec le sperme, la réalisation de la motilité totale ; et l'activation puis la régulation de la fonction du spermatozoïde pour la capacitation et la fécondation ultérieures. Des auteurs émettent quand même quelques critiques sur ce concept de tente vaginale, notamment sur les positions lors des rapports sexuels, affectant la tente vaginale. Levin fait alors la distinction entre positions récréatives et reproductives. Une autre critique serait que la tente vaginale n’est pas présente lors de tous les rapports, même si d’après Levin, cette critique ne serait basée que sur un rapport anodin. D’après lui, seule la stimulation manuelle n’engendre pas de tente vaginale.
Si l’orgasme féminin se produit avant l’orgasme masculin, alors il ne servira clairement à rien puisqu'il n'y a pas de sperme à transporter. S’ils se produisent en même temps, alors la tente vaginale empêche le sperme de pénétrer dans l'os cervical. Le scénario le plus probable est celui où la femme a l’orgasme après l’éjaculation. Il serait possible que l’orgasme induise un transport plus rapide des spermatozoïdes, mais cela semble insignifiant sur le temps de transport total. Le nombre de spermatozoïdes transportés semble être plus important, en augmentant l’effet de succion lors de l’orgasme. L’ocytocine induite lors de l’orgasme augmenterait les contractions utérines, et donc la quantité de sperme absorbée. Néanmoins, cette hypothèse manque de preuves. De plus, il ne semble pas nécessaire qu’un grand nombre de spermatozoïdes se trouvent dans les trompes de Fallope pour induire la fécondation. En effet, les études menées présentent souvent des preuves indirectes de l’effet de l’ocytocine libérée lors d’un orgasme. Une incertitude existe également sur les doses d’ocytocine injectée, compte tenu du manque d’information sur la concentration d’ocytocine au niveau plasmatique après l’orgasme. Dans une autre étude, les injections d’ocytocine sont faites alors que les femmes ne sont pas stimulées, fait incompatible avec l’orgasme. En effet, les expériences menées chez des femmes sexuellement excitées ou non ne semblent pas donner les mêmes résultats. Il semble donc difficile de tirer des conclusions sur le rôle de l’ocytocine dans l’absorption du sperme.
Le dernier point abordé par l’auteur concerne la motilité des spermatozoïdes. Le rôle de la motilité des spermatozoïdes dans la facilitation de leur absorption et de leur transfert le long du tractus génital est difficile à évaluer, et pour le moment il n’existe pas de consensus.
En conclusion, l'orgasme féminin, avec sa libération concomitante d'ocytocine, a ou pas de rôle effectif dans le mécanisme physiologique.
Rigueur de la review
Revue plutot rigoureuse dans ses sources, même si il n'y a que peu d'arguments lors de critiques d'autres papiers, comme par exemple lorsqu'il dit qu'un papier est infondé, sans réellement expliquer pourquoi.
Revue plutot rigoureuse dans ses sources, même si il n'y a que peu d'arguments lors de critiques d'autres papiers, comme par exemple lorsqu'il dit qu'un papier est infondé, sans réellement expliquer pourquoi.
Ce que cette review apporte au débat
Ce papier amène un côté "physiologique" que l'on ne retrouve pas forcément dans d'autres papiers.
Ce papier amène un côté "physiologique" que l'on ne retrouve pas forcément dans d'autres papiers.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.