Traditional methods for tracking disease-carrying mosquitoes are hitting budget constraints as the scales over which they must be implemented grow exponentially. Citizen science offers a novel solu- tion to this problem but requires new models of innovation in the public health sector.
Titre de la review
Science participative : une porte d’innovation dans la gestion des moustiques porteurs de maladie ?
Science participative : une porte d’innovation dans la gestion des moustiques porteurs de maladie ?
Résumé de la review
Cette revue met en avant les sciences citoyennes comme solution novatrice face aux limites et contraintes budgétaires des méthodes traditionnelles de suivi des moustiques vecteurs de maladies. Elle rend compte des nécessités de nouveaux modèles innovatifs dans le secteur de la santé publique.
Les méthodes traditionnelles de suivis, tel que la capture manuelle ou des pièges, dépendent de la main d’œuvre de scientifiques ou de techniciens professionnels mais leurs coûts sont très élevés. Ces vecteurs de maladies sont des espèces envahissantes et se propagent rapidement sur l’ensemble des territoires. En termes de santé publique, les localités chargées de la surveillance ont des contraintes budgétaires, ce qui représente une barrière pour la mise en place à grande échelle des surveillances. En plus d’une coordination entre les gouvernements et les autres acteurs, tels que des universités ou des secteurs privés, la participation du public (« science citoyenne ») est une solution possible pour répondre à ce problème.
Dans cette revue, les auteurs s’appuient sur l’exemple de l’application « Mosquito Alert » (Figure 1), une étude basée en Espagne, afin de montrer comment cette dernière stimule l’innovation dans la prise de décision en santé publique et la gestion vectorielle quotidienne. Afin de faciliter la communication des informations entre les citoyens et les équipes de recherches, une application pour smartphone a donc été créé ainsi qu’un portail web. Les données envoyées par les participants (photographies de moustique, lieu de découverte, etc.) sont préalablement vérifiées et validées par des équipes d’entomologistes. Cette application permet de partager l’exploitation des informations sur les risques de maladie en temps réel.
Comme toutes avancées technologiques et innovantes, tout biais d’échantillonnages doit être pris en compte. Pour cela, d’après les auteurs, un ajustement et une normalisation des données permet d’obtenir une qualité et un pouvoir prédictif « presque » équivalent aux données obtenues par surveillance traditionnelle. Ainsi, cela leur permet d’assembler ces deux types de données et d’obtenir une meilleure robustesse statistique et par la suite une base solide pour des stratégies de gestion rentable à long terme.
Les auteurs relèvent le fait que le développement d’approches scientifiques de surveillance et contrôle, basées sur les sciences participatives, nécessite des avancées technologiques, des ouvertures, des investissement et collaborations entre de nombreux partenaires. Sans cela, ces dernières peuvent finir par disparaître.
Cette revue met en avant les sciences citoyennes comme solution novatrice face aux limites et contraintes budgétaires des méthodes traditionnelles de suivi des moustiques vecteurs de maladies. Elle rend compte des nécessités de nouveaux modèles innovatifs dans le secteur de la santé publique.
Les méthodes traditionnelles de suivis, tel que la capture manuelle ou des pièges, dépendent de la main d’œuvre de scientifiques ou de techniciens professionnels mais leurs coûts sont très élevés. Ces vecteurs de maladies sont des espèces envahissantes et se propagent rapidement sur l’ensemble des territoires. En termes de santé publique, les localités chargées de la surveillance ont des contraintes budgétaires, ce qui représente une barrière pour la mise en place à grande échelle des surveillances. En plus d’une coordination entre les gouvernements et les autres acteurs, tels que des universités ou des secteurs privés, la participation du public (« science citoyenne ») est une solution possible pour répondre à ce problème.
Dans cette revue, les auteurs s’appuient sur l’exemple de l’application « Mosquito Alert » (Figure 1), une étude basée en Espagne, afin de montrer comment cette dernière stimule l’innovation dans la prise de décision en santé publique et la gestion vectorielle quotidienne. Afin de faciliter la communication des informations entre les citoyens et les équipes de recherches, une application pour smartphone a donc été créé ainsi qu’un portail web. Les données envoyées par les participants (photographies de moustique, lieu de découverte, etc.) sont préalablement vérifiées et validées par des équipes d’entomologistes. Cette application permet de partager l’exploitation des informations sur les risques de maladie en temps réel.
Comme toutes avancées technologiques et innovantes, tout biais d’échantillonnages doit être pris en compte. Pour cela, d’après les auteurs, un ajustement et une normalisation des données permet d’obtenir une qualité et un pouvoir prédictif « presque » équivalent aux données obtenues par surveillance traditionnelle. Ainsi, cela leur permet d’assembler ces deux types de données et d’obtenir une meilleure robustesse statistique et par la suite une base solide pour des stratégies de gestion rentable à long terme.
Les auteurs relèvent le fait que le développement d’approches scientifiques de surveillance et contrôle, basées sur les sciences participatives, nécessite des avancées technologiques, des ouvertures, des investissement et collaborations entre de nombreux partenaires. Sans cela, ces dernières peuvent finir par disparaître.
Rigueur de la review
Cette revue contient des aspects peu objectifs, même s’ils prennent en compte les biais statistiques. La qualité de ces données ne peut pas être équivalente à celle des données issues de systèmes traditionnelles, car elles ne sont pas prélevées par des scientifiques. Cependant, il est vrai que l’utilisation de ces informations et l’amélioration des outils, tel que cette application, permet d’élargir les systèmes de surveillance et donc les programmes de lutte parasitaire.
Cette revue contient des aspects peu objectifs, même s’ils prennent en compte les biais statistiques. La qualité de ces données ne peut pas être équivalente à celle des données issues de systèmes traditionnelles, car elles ne sont pas prélevées par des scientifiques. Cependant, il est vrai que l’utilisation de ces informations et l’amélioration des outils, tel que cette application, permet d’élargir les systèmes de surveillance et donc les programmes de lutte parasitaire.
Ce que cette review apporte au débat
Les méthodes d’acquisition de données ne cessent d’évoluer en même temps que les technologies. Cette revue met en avant l’apport positif des sciences participatives à travers le partage et la communication des informations, tout en étant consciente qu’il faut une amélioration constante de ces outils pour que ces systèmes perdurent. La participation collective à travers cette application permet une surveillance à plus grande échelle, en continue et moins coûteuse pour les scientifiques. Les citoyens sont aussi poussés à participer à des processus de recherche en tenant compte de l’impact social, politique et éducatif de la lutte. Cela permet d’avoir une meilleure représentation des vecteurs, des potentiels de dispersions des maladies et de pouvoir essayer d’éviter ou contrôler l’émergence de maladie. Sans cela, les études prennent davantage de temps et d’argent bien que les données ne soient pas fournies par des scientifiques.
Les méthodes d’acquisition de données ne cessent d’évoluer en même temps que les technologies. Cette revue met en avant l’apport positif des sciences participatives à travers le partage et la communication des informations, tout en étant consciente qu’il faut une amélioration constante de ces outils pour que ces systèmes perdurent. La participation collective à travers cette application permet une surveillance à plus grande échelle, en continue et moins coûteuse pour les scientifiques. Les citoyens sont aussi poussés à participer à des processus de recherche en tenant compte de l’impact social, politique et éducatif de la lutte. Cela permet d’avoir une meilleure représentation des vecteurs, des potentiels de dispersions des maladies et de pouvoir essayer d’éviter ou contrôler l’émergence de maladie. Sans cela, les études prennent davantage de temps et d’argent bien que les données ne soient pas fournies par des scientifiques.
Figure
Figure 1 : Gauche. Photos de moustiques tigres et de sites de reproduction prises par des participants anonymes à l'aide de la plate-forme Mosquito Alert (Mosquito Alert CC-by). Droite. Application Mosquito Alert avec un exemple de notification envoyée par les autorités locales à un participant.
Figure 1 : Gauche. Photos de moustiques tigres et de sites de reproduction prises par des participants anonymes à l'aide de la plate-forme Mosquito Alert (Mosquito Alert CC-by). Droite. Application Mosquito Alert avec un exemple de notification envoyée par les autorités locales à un participant.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.