Citizen science (CS) has evolved over the past decades as a working method involving interested citizens in scientific research, for example by reporting observations, taking measurements or analysing data. In the past, research on animal behaviour has been benefitting from contributions of citizen scientists mainly in the field of ornithology but the full potential of CS in ecological and behavioural sciences is surely still untapped. Here, we present case studies that successfully applied CS to research projects in wildlife biology and discuss potentials and challenges experienced. Our case studies cover a broad range of opportunities: large‐scale CS projects with interactive online tools on bird song dialects, engagement of stakeholders as citizen scientists to reduce human–wildlife conflicts, involvement of students of primary and secondary schools in CS projects as well as collaboration with the media leading to successful recruitment of citizen scientists. Each case study provides a short overview of the scientific questions and how they were approached to showcase the potentials and challenges of CS in wildlife biology. Based on the experience of the case studies, we highlight how CS may support research in wildlife biology and emphasise the value of fostering communication in CS to improve recruitment of participants and to facilitate learning and mutual trust among different groups of interest (e.g., researchers, stakeholders, students). We further show how specific training for the participants may be needed to obtain reliable data. We consider CS as a suitable tool to enhance research in wildlife biology through the application of open science procedures (i.e., open access to articles and the data on publicly available repositories) to support transparency and sharing experiences.
Titre de la review
Science citoyenne et biologie de la faune : synergies et défis.
Science citoyenne et biologie de la faune : synergies et défis.
Résumé de la review
Les sciences citoyennes (CS) correspondent à l’étude, de façon collaborative, de diverses sujets scientifiques et contributifs, pour un intérêt collectif que ce soit au niveau local, national ou internationale. Une classification des projets de science citoyenne a été proposée par Wiggins & Crowston (2011), basée sur les objectifs principaux (action, conservation, investigation, informatique et éducation) et sur l’importance du contexte pour la participation publique, afin de conceptualiser un projet de CS et aider à comprendre les motivations. Cette revue fait référence au symposium « Science citoyenne et biologie comportementale : entre défis et opportunités » de la 8ème conférence européenne sur la biologie comportementale qui a eu lieu à Vienne en 2016. Quatre études de cas sont présentées.
Cartographie des dialectes du Bruant jaune en République tchèque
Dans un objectif de conservation, un site web a été créé afin de cartographier la distribution des différents dialectes de chant d'oiseau. La diffusion et sensibilisation du projet par les radios et journaux a permis de recruter des volontaires. Afin d’éviter tout biais concernant la qualité des enregistrements sonores, un « chant de référence » a été fourni afin de calibrer les outils d’enregistrement. En utilisant des activités de loisir, les participants ont pu être envoyé dans des zones peu explorés, permettant de minimiser les inégalités ou biais d'échantillonnage. Cette étude de cas permet de montrer comment les citoyens peuvent être inclus dans des projets de recherche à large échelle à l'aide d'outils tel que des sites Web[1].
Conflit entre agriculteurs et carnivores sur des terres agricoles commerciales en Namibie
Pour les scientifiques, avoir compris le conflit selon le point de vue des agriculteurs a permis de développer des relations de confiance, de comprendre leurs motivations et de collecter au mieux les données. Bien que les guépards ne semblent pas s’attaquer de manière sélective au bétail, cela a permis de réduire les pertes des agriculteurs causées par les guépards en adaptant la gestion de leur bétail aux mouvements spatiaux des guépards. L'aspect pratique de la recherche a incité les agriculteurs à poursuivre leur soutien sur d’autres projets de recherche. Les chercheurs bénéficient alors du dialogue et de la collaboration existante : situation gagnant-gagnant conduisant à un partenariat à long-terme.
L'utilisation des étudiants comme observateurs de la faune en Autriche
La troisième étude de cas met en avant les activités axées sur l'éducation. Les étudiants de tous groupes d'âge (5 à 19 ans) peuvent être impliqués dans des projets de CS dans le cas où les activités sont intéressantes, et si les tâches sont simples et bien définies. Cependant, les projets ont été confrontés à des problèmes de calendrier scolaire et de programmes d’études fixes ainsi que des contraintes logistiques tel que la distance à parcourir entre les écoles et les sites d’observation.
L'importance de la diffusion dans le recrutement de volontaires pour une étude sur l'écologie urbaine en Allemagne
Le succès de projet impliquant les sciences citoyennes dépend dans une large mesure du succès du recrutement des participants. Il a été démontré que la participation des radiodiffusions, campagnes médiatiques et émissions de télévisions permet d'améliorer le nombre de recrue des citoyens. Cependant, les chercheurs doivent disposés d’un grand nombre de données, et bien qu’une grande participation ait lieu, cela ne permet pas toujours de rassembler une quantité importante de données utilisables pour des analyses robustes. Cette étude de cas montre que la collaboration avec un opérateur de média peut être un facteur clé pour le recrutement de citoyens scientifiques.
Les sciences citoyennes (CS) correspondent à l’étude, de façon collaborative, de diverses sujets scientifiques et contributifs, pour un intérêt collectif que ce soit au niveau local, national ou internationale. Une classification des projets de science citoyenne a été proposée par Wiggins & Crowston (2011), basée sur les objectifs principaux (action, conservation, investigation, informatique et éducation) et sur l’importance du contexte pour la participation publique, afin de conceptualiser un projet de CS et aider à comprendre les motivations. Cette revue fait référence au symposium « Science citoyenne et biologie comportementale : entre défis et opportunités » de la 8ème conférence européenne sur la biologie comportementale qui a eu lieu à Vienne en 2016. Quatre études de cas sont présentées.
Cartographie des dialectes du Bruant jaune en République tchèque
Dans un objectif de conservation, un site web a été créé afin de cartographier la distribution des différents dialectes de chant d'oiseau. La diffusion et sensibilisation du projet par les radios et journaux a permis de recruter des volontaires. Afin d’éviter tout biais concernant la qualité des enregistrements sonores, un « chant de référence » a été fourni afin de calibrer les outils d’enregistrement. En utilisant des activités de loisir, les participants ont pu être envoyé dans des zones peu explorés, permettant de minimiser les inégalités ou biais d'échantillonnage. Cette étude de cas permet de montrer comment les citoyens peuvent être inclus dans des projets de recherche à large échelle à l'aide d'outils tel que des sites Web[1].
Conflit entre agriculteurs et carnivores sur des terres agricoles commerciales en Namibie
Pour les scientifiques, avoir compris le conflit selon le point de vue des agriculteurs a permis de développer des relations de confiance, de comprendre leurs motivations et de collecter au mieux les données. Bien que les guépards ne semblent pas s’attaquer de manière sélective au bétail, cela a permis de réduire les pertes des agriculteurs causées par les guépards en adaptant la gestion de leur bétail aux mouvements spatiaux des guépards. L'aspect pratique de la recherche a incité les agriculteurs à poursuivre leur soutien sur d’autres projets de recherche. Les chercheurs bénéficient alors du dialogue et de la collaboration existante : situation gagnant-gagnant conduisant à un partenariat à long-terme.
L'utilisation des étudiants comme observateurs de la faune en Autriche
La troisième étude de cas met en avant les activités axées sur l'éducation. Les étudiants de tous groupes d'âge (5 à 19 ans) peuvent être impliqués dans des projets de CS dans le cas où les activités sont intéressantes, et si les tâches sont simples et bien définies. Cependant, les projets ont été confrontés à des problèmes de calendrier scolaire et de programmes d’études fixes ainsi que des contraintes logistiques tel que la distance à parcourir entre les écoles et les sites d’observation.
L'importance de la diffusion dans le recrutement de volontaires pour une étude sur l'écologie urbaine en Allemagne
Le succès de projet impliquant les sciences citoyennes dépend dans une large mesure du succès du recrutement des participants. Il a été démontré que la participation des radiodiffusions, campagnes médiatiques et émissions de télévisions permet d'améliorer le nombre de recrue des citoyens. Cependant, les chercheurs doivent disposés d’un grand nombre de données, et bien qu’une grande participation ait lieu, cela ne permet pas toujours de rassembler une quantité importante de données utilisables pour des analyses robustes. Cette étude de cas montre que la collaboration avec un opérateur de média peut être un facteur clé pour le recrutement de citoyens scientifiques.
Rigueur de la review
Les auteurs considèrent les CS comme un puissant outil de recherche en biologie de la faune. Cela leur permet de collecter un grand nombre de données même avec des fonds limités, apportant une sensibilisation à la démarche scientifiques tout en augmentant les connaissances scientifiques des participants. La qualité et la fiabilité sont des aspects importants dans la mesure où ils influent les résultats du projet. Renforcer les capacités et améliorer l’efficacité de la gestion des projets sont essentiels car ils peuvent être impacté par le manque de financement et/ou l’insuffisance de formation des citoyens.
En conclusion, les auteurs montrent que l’engagement des citoyens dans des projets scientifiques procure des avantages à la société et à la science, en combinant la collecte de données publiables, l’éducation et la sensibilisation.
Les auteurs considèrent les CS comme un puissant outil de recherche en biologie de la faune. Cela leur permet de collecter un grand nombre de données même avec des fonds limités, apportant une sensibilisation à la démarche scientifiques tout en augmentant les connaissances scientifiques des participants. La qualité et la fiabilité sont des aspects importants dans la mesure où ils influent les résultats du projet. Renforcer les capacités et améliorer l’efficacité de la gestion des projets sont essentiels car ils peuvent être impacté par le manque de financement et/ou l’insuffisance de formation des citoyens.
En conclusion, les auteurs montrent que l’engagement des citoyens dans des projets scientifiques procure des avantages à la société et à la science, en combinant la collecte de données publiables, l’éducation et la sensibilisation.
Ce que cette review apporte au débat
Cette revue montre que l’implication des universités/académies est un point important. D'autre part, la croissance de la société civile est associée au développement technologique menant à une facilitation de la communication entre les participants, avec réduction des coûts d’équipement et élargissement de la variété des tâches.
Cette revue montre que l’implication des universités/académies est un point important. D'autre part, la croissance de la société civile est associée au développement technologique menant à une facilitation de la communication entre les participants, avec réduction des coûts d’équipement et élargissement de la variété des tâches.
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