Background: The debate on Late Quaternary extinctions (LQE) has long been centred on the contrast between climatic and human-related explanations, with no consensus being reached. Here we propose a macroecological approach to study LQE that combines niche and demographic models to determine the ecological mechanisms behind the megafauna extinction.
Question: Is the overkill hypothesis plausible and realistic when assessing the ecological mechanisms behind LQE? What is the range of population parameters for both human and now-extinct animals that is consistent with the actual extinction pattern?
Features of model: Ecological niche models (ENMs) are used to assess climate impact on population viability, whereas density-dependent population models with reciprocal feedback between humans and their prey are used to simulate human hunting pressure. The feasibility of predicted extinction scenarios and explored parameter space is ordered based on a pattern-oriented modelling (POM) approach. We illustrate the usefulness of our framework using the extinct South American ground sloth Megatherium as an example.
Methods: We built ENMs by using fossil occurrences records and palaeoclimatic simulations from the last glacial cycle and projected their predictions to the Holocene. Population modelling was based on 4000 random samples of ENM ensembles, from which prey density was estimated using a Gaussian central–peripheral abundance model. For each ensemble, aplausible range of demographic parameters (e.g. growth rate, carrying capacity, mortality of human population, meat consumption) was set across 100 random repetitions, giving 400,000 models simulating Megatherium’s extinction dynamics.
Results: The macroecological approach highlighted many plausible mechanistic extinction scenarios capable of reproducing a wide range of hypotheses about the LQE. Most models (51%) simulating a vigorous human population with unrealistic growth rates (rh>1.3% per year) and intense over-exploitation of prey (individual meat-consumption-rate – CI>100 g per day from one prey only) produced scenarios of rapid extinction as predicted by the overkill hypothesis. However, such overkill scenarios unrealistically predicted earlier extinction times than that observed for Megatherium. Moreover, the high human population growth required to simulate overkill scenarios was attained only recently after the industrial revolution, specifically in the mid-1900s, and it is therefore not applicable for Pleistocene hunter-gatherers. Conversely, although less frequent across simulations, models that correctly predicted the observed extinction time (16%) revealed plausible and empirically acceptable demographic parameters, encompassing low growth rates (rh70 g) and geographical range collapse in Megatherium, which is produced by climate change.
Conclusions: These findings, based on POM reasoning, highlight that unique mechanisms such as the overkill explanation for LQE, although feasible from model simulations, only occur with implausible parameter combinations and predict unrealistic extinction dynamics.
Titre de l'article
Changement climatique, extermination par l'Homme, et l'extinction de la mégafaune: une approche macro-écologique basée sur des approches de modélisation sur des patrons.
Changement climatique, extermination par l'Homme, et l'extinction de la mégafaune: une approche macro-écologique basée sur des approches de modélisation sur des patrons.
Introduction à l'article
Le débat sur les extinctions de la fin du Quaternaire a pendant longtemps été centré sur le contraste entre l'effet climatique et celui de l'Homme.
Les études précédentes sur le sujet se sont souvent contenté de mettre en avant l'importance de chaque effet, souvent grâce à des modèles statistiques ou écologiques, au lieu de chercher à exclure une cause potentielle.
Les auteurs cherchent à mettre en avant les mécanismes écologiques impliqués dans ces extinction en intégrant des modèles de niche (ENM) et des modèles démographiques afin de simuler l'impact du climat et de l'Homme sur l'extinction d'une espèce.
Ils proposent que la combinaison des paramètres du modèle, parmi plusieurs modèles, permettant d'estimer au mieux l'extinction d'une espèce représenteraient les conditions et les processus à l’œuvre à la fin du Pléistocène.
Afin d'illustrer cette méthode, ils l'appliquent au paresseux géant (Megatherium sp.)
Le débat sur les extinctions de la fin du Quaternaire a pendant longtemps été centré sur le contraste entre l'effet climatique et celui de l'Homme.
Les études précédentes sur le sujet se sont souvent contenté de mettre en avant l'importance de chaque effet, souvent grâce à des modèles statistiques ou écologiques, au lieu de chercher à exclure une cause potentielle.
Les auteurs cherchent à mettre en avant les mécanismes écologiques impliqués dans ces extinction en intégrant des modèles de niche (ENM) et des modèles démographiques afin de simuler l'impact du climat et de l'Homme sur l'extinction d'une espèce.
Ils proposent que la combinaison des paramètres du modèle, parmi plusieurs modèles, permettant d'estimer au mieux l'extinction d'une espèce représenteraient les conditions et les processus à l’œuvre à la fin du Pléistocène.
Afin d'illustrer cette méthode, ils l'appliquent au paresseux géant (Megatherium sp.)
Expériences de l'article
Les auteurs se sont servis de la littérature pour obtenir les dates et occurrences de fossiles de Megatherium, ainsi que des estimations de leur date de dernière apparition.
Pour les modèles de niche écologique, ils se sont servi d'un total de 44 fossiles, 34 pour construire le modèle et 10 pour le tester.
Les ENM ont été construits autours de deux périodes, le dernier maximum glaciaire et le milieu de l'Holocène, représentatives d'une période glaciaire et interglaciaire.
Les modèles démographiques furent basés sur des dynamiques de type prédateur-proie avec un modèle de Lotka-Volterra. Les paramètres de densité de population et de taux de croissance pour Megatherium ont été estimés à partir de relations allométrique et sa capacité biotique a été estimée grâce aux ENM. Le taux de croissance et la capacité biotique de l'Homme ont été inférés d'après la littérature. Des paramètres de dépendance de l'Homme par rapport à Megatherium et de consommation de viande font aussi parti du modèle.
Les auteurs se sont servis de la littérature pour obtenir les dates et occurrences de fossiles de Megatherium, ainsi que des estimations de leur date de dernière apparition.
Pour les modèles de niche écologique, ils se sont servi d'un total de 44 fossiles, 34 pour construire le modèle et 10 pour le tester.
Les ENM ont été construits autours de deux périodes, le dernier maximum glaciaire et le milieu de l'Holocène, représentatives d'une période glaciaire et interglaciaire.
Les modèles démographiques furent basés sur des dynamiques de type prédateur-proie avec un modèle de Lotka-Volterra. Les paramètres de densité de population et de taux de croissance pour Megatherium ont été estimés à partir de relations allométrique et sa capacité biotique a été estimée grâce aux ENM. Le taux de croissance et la capacité biotique de l'Homme ont été inférés d'après la littérature. Des paramètres de dépendance de l'Homme par rapport à Megatherium et de consommation de viande font aussi parti du modèle.
Résultats de l'article
Les ENM prédisent une réduction et une fragmentation en deux zones principales de l'aire de distribution potentielle de Megatherium pendant l'Holocène.
L'analyse des résultats des modèles démographiques montre que les paramètres démographiques de l'Homme et la réduction d'aire de distribution étaient les plus importants pour estimer la date d'extinction par rapport à ceux de Megatherium. Généralement, l'extinction était retardé par une dépendance plus importante de l'Homme vis-à-vis de Megatherium ou par une consommation de plus faible.
Les auteurs ont aussi testé l'hypothèse de l'Overkill. De tels scénario n'étaient possibles sous les modèles utilisés que pour des valeurs de paramètres démographiques irréalistes pour les populations de l'époque, par exemple un taux de croissance similaire à celui des sociétés humaines industrielle de la moitié du 20ème siècle.
Les ENM prédisent une réduction et une fragmentation en deux zones principales de l'aire de distribution potentielle de Megatherium pendant l'Holocène.
L'analyse des résultats des modèles démographiques montre que les paramètres démographiques de l'Homme et la réduction d'aire de distribution étaient les plus importants pour estimer la date d'extinction par rapport à ceux de Megatherium. Généralement, l'extinction était retardé par une dépendance plus importante de l'Homme vis-à-vis de Megatherium ou par une consommation de plus faible.
Les auteurs ont aussi testé l'hypothèse de l'Overkill. De tels scénario n'étaient possibles sous les modèles utilisés que pour des valeurs de paramètres démographiques irréalistes pour les populations de l'époque, par exemple un taux de croissance similaire à celui des sociétés humaines industrielle de la moitié du 20ème siècle.
Rigueur de l'article
Le principal point de rigueur sur l'article vient des datations utilisées qui sont réalisés au Carbone 14, alors que d'autres méthodes de datations plus précises ont vu le jours récemment.
Le nombre d'individu utilisé semble aussi assez faible pour estimer l'aire de distribution de l'espèce, quand bien même des paramètres climatiques sont aussi pris en compte.
Le principal point de rigueur sur l'article vient des datations utilisées qui sont réalisés au Carbone 14, alors que d'autres méthodes de datations plus précises ont vu le jours récemment.
Le nombre d'individu utilisé semble aussi assez faible pour estimer l'aire de distribution de l'espèce, quand bien même des paramètres climatiques sont aussi pris en compte.
Ce que cet article apporte au débat
Cet article apporte une approche théorique au débat. Il remet de plus en question l'hypothèse de l'Overkill et permet de mieux cerner les paramètres permettant d'estimer l'impact de l'Homme.
Il permet aussi d'estimer l'importance des paramètres climatiques et démographiques dans le cadre de l'extinction de Megatherium, sous les hypothèses des modèles utilisés.
Cet article apporte une approche théorique au débat. Il remet de plus en question l'hypothèse de l'Overkill et permet de mieux cerner les paramètres permettant d'estimer l'impact de l'Homme.
Il permet aussi d'estimer l'importance des paramètres climatiques et démographiques dans le cadre de l'extinction de Megatherium, sous les hypothèses des modèles utilisés.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.