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Titre de l'article

La compétition entre les abeilles (Apis mellifera) et les abeilles solitaires indigènes dans la région méditerranéenne d'Israël — Implications pour la conservation

Introduction à l'article

En présence d'un compétiteur supérieur, lorsque les ressources sont limitées, le compétiteur inférieur devrait modifier son modèle de recherche de nourriture de manière à minimiser la concurrence. Cela peut conduire à un déplacement spatial vers une autre ressource alimentaire, ou à un changement temporel, à savoir la recherche de nourriture sur la même ressource mais à des moments où le concurrent supérieur est moins actif. ). Chaque fois qu'une ressource florale commune est limitée, une compétition interspécifique peut se produire entre espèces pollinisatrices. Lorsque l'intensité de la compétition est élevée et sa durée longue, de tels changements dans le comportement de recherche de nourriture peuvent également avoir des effets négatifs sur la survie et la fécondité des espèces d'abeilles inférieures. Dans des cas extrêmes, la forme physique et la taille de la population des espèces inférieures peuvent diminuer, ce qui peut même entraîner une exclusion compétitive.

Expériences de l'article

Ils ont fait une étude au cours de deux saisons de floraison sur deux sites. Ils ont d'abord observé un comportement de recherche de nourriture en l'absence de ruches d'abeilles, puis introduits dix ruches de 10 000 individus. Ils ont laissé 3 à 4 jours d'acclimatation avant de reprendre les observations du comportement de recherche de nourriture de toutes les abeilles.
Ils ont compté les visites de toutes les individus de toutes les espèces dans un patch de fleurs. Ils considèrent une visite que lorsqu'une abeille observée a atterri et fait une «visite légitime» de la fleur, une visite qui peut provoquer la pollinisation.
Lorsque cela était possible, ils ont identifié les abeilles. Ils ont regroupé plusieurs genres similaires en tant que «petites abeilles». Ils ont calculé le nombre de visites par fleur par heure. Pour examiner la ségrégation temporelle des abeilles butinant sur les fleurs des plantes focales, nous avons observé leurs taux de visites à des intervalles de deux heures.

Résultats de l'article

L'introduction de ruches d'abeilles a augmenté la fréquence moyenne de visite des abeilles, ainsi que les fréquences moyennes de visite sur chaque espèce végétale focale à l'exception d'une espèce. L'introduction de ruches d'abeilles a diminué la fréquence moyenne des visites des abeilles indigènes, indiquant un effet négatif sur les abeilles indigènes. Cependant, l'examen des effets des abeilles domestiques sur des abeilles indigènes spécifiques sur chacune des plantes à fleurs révèle une ambiguïté. Dans neuf combinaisons plante-année-site, il y a une diminution significative des taux de visites d'abeilles indigènes; dans quatre cas, une augmentation et dans sept cas, il n'y a pas eu d'effet.

Il y aurait plus d'éventuel effets négatifs sur le comportement de recherche de nourriture des abeilles indigènes au pic de floraison. Cependant, cet effet négatif devrait être plus grave pendant la sécheresse et les saisons autres que le printemps, lorsque les ressources florales sont rares.

Rigueur de l'article

Très peu de rigueur dans cet article. Beaucoup de répétitions dans l'introduction, bien qu'elle apporte des informations nécessaires, elle ne semble pas complète et peu informative.
Ils avancent de nombreux délais dans leurs expériences mais ne les expliquent à aucun moment. Il ne semble pas avoir de bases scientifiques dans ces délais puisque aucune bibliographie s'y trouve.
Ils ont regrouper de nombreuses espèces dans une catégorie appelée "petites abeilles". Ce n'est pas correct pour un article de faire dans l'à-peu-près, il y a des pertes d'informations importantes.

Ce que cet article apporte au débat

L'article, bien que peu rigoureux dans ces méthodes, nous informe sur l'effet des abeilles domestiques sur les abeilles sauvages. Ces pollinisatrices domestiques remportent la plupart du temps la compétition face aux sauvages, ce qui les obligent à "fuir" et soit changer de ressources ou décaler leur heures de récolte. Certaines plantes ont vu leurs nombres de visites par des abeilles sauvages augmentées. C'est surement un effet de la compétition perdue, ces abeilles se sont déportées vers d'autres ressources florales qu'au paravent.
Or cet effet n'est pas toujours obligatoire. En effet, sur plusieurs espèces de plantes, il n'y a pas eu d'effets significatifs dans le comportement de recherche de pollen des abeilles indigènes. Il est donc important de montrer pour notre controverse que l'effet des abeilles domestiques n'est pas négatifs sur toutes les espèces d'abeilles.

Publiée il y a plus de 6 ans par R. Vedovato.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
Article : Competition between honeybees (Apis mellifera) and native solitary bees in the Mediterranean region of Israel—Implications for conservation