The scale of human cooperation is an evolutionary puzzle. All of the available evidence suggests that
the societies of our Pliocene ancestors were like those of other social primates, and this means that
human psychology has changed in ways that support larger, more cooperative societies that charac-
terize modern humans. In this paper, we argue that cultural adaptation is a key factor in these
changes. Over the last million years or so, people evolved the ability to learn from each other,
creating the possibility of cumulative, cultural evolution. Rapid cultural adaptation also leads to
persistent differences between local social groups, and then competition between groups leads to
the spread of behaviours that enhance their competitive ability. Then, in such culturally evolved
cooperative social environments, natural selection within groups favoured genes that gave rise to
new, more pro-social motives. Moral systems enforced by systems of sanctions and rewards increased
the reproductive success of individuals who functioned well in such environments, and this in turn
led to the evolution of other regarding motives like empathy and social emotions like shame.
Titre de la review
Culture and the evolution of human cooperation
Culture and the evolution of human cooperation
Résumé de la review
Les humains d'aujourd'hui coopèrent entre-eux beaucoup plus que les autres organismes sur terre, et ce même si ils n'ont pas de lien de parenté. Or, il semble que les anciennes sociétés humaines du Pliocène étaient similaire à celle que l'on rencontre aujourd'hui chez les primates sociaux, où la coopération entre non-apparentés est limitée ou nulle. L'étude de la coopération entre non-apparentés est un domaine majeur d'étude en évolution et peine à être comprise, d’où l’intérêt des recherches sur l’évolution humaine et les comparaisons avec d'autres espèces. Les auteurs de cette review proposent l'idée que l'évolution de ce caractère dans la lignée humaine soit le résultat de l'adaptation culturel, ce qui distingue selon eux notre espèce des autres. L'évolution de l'apprentissage par imitation à permis l'évolution et l'accumulation de traits culturels à héritabilité non génétique. Effectivement, la très grande complexité des méthodes et objets utilisés par l'homme ne peut pas être simplement le résultat d'une grande intelligence, mais plutôt le reflet d'une grande capacité d'apprentissage et d'imitation entre individus, ce qui permet la mise en commun d'un ensemble complexe de compétences. Cette capacité permet une adaptation très rapide à une grande gammes d'environnements, et aux changements rapides de ceux-ci. En effet, la transmission culturel est bien plus rapide que la transmission génétique, ce qui confère un avantage indéniable dans un monde changeant, tel qu'il fut au pleio/pléistocène. Ces comportements sociaux ont pu se maintenir au sein des groupes et « résister » à l'envahissement par des individus égoïste si ce dernier comportement est contre-sélectionné du fait de la mauvaise réputation qu'il confère ou/et si les individus égoïstes ont des gains plus faibles que les autres individus (par réciprocité par exemple). Du fait de la grande variabilité environnemental, différents groupes d'humain possédant des cultures différentes -adaptée localement- se sont formés, notamment en absence ce flux migratoire. Par des mécanismes de sélection de groupe, seuls ceux possédant les meilleures caractéristiques sociales ont perdurer dans le temps, du fait de la forte compétition entre groupes. En effet, une forte cohésion et coopération entre membre d'un groupe procure très certainement un avantage à celui-ci par rapport aux autres groupes, et donc est favorablement sélectionné. Chez les primates, on observe de fort taux de migration et une force de sélection assez faible. Il est donc possible que cette différence soit à l'origine de la moins grande coopération que l'on observe chez les singe par rapport à l'être humain. De plus, il est probable que les groupes moins coopératifs imitent ceux qui le sont plus s'il semble que cela procure un avantage, ce qui à donc certainement favorisé l'évolution rapide de la coopération au sein de l'espèce humaine. L'existence de groupe fortement sociaux à aussi probablement engendré une sélection positive en faveurs des comportements procurant une bonne adaptation à cette société, notamment de bon instinct sociaux, comme un fort sens de la morale par exemple. De la même façon, cela à engendré l'évolution de comportements de punition à l'encontre des individus égoïstes aux comportements contraires aux intérêts du groupe. Ces instincts socialement adaptés sont susceptible d'avoir une origine génétique et donc d'être transmis biologiquement. Ainsi, l'existence même de groupes sociaux favorise l’émergence de comportements sociaux à l'intérieur de ceux-ci, ce qui à conduit à une « course aux armements » sociaux entre différents groupes humains en compétition. Suivant le même raisonnement, il est probable que la formation en groupe sociaux ait favorisé l'utilisation d'un langage développé -utile pour la communication intragroupe- et donc l'évolution d'une forte aptitude au langage.
Les humains d'aujourd'hui coopèrent entre-eux beaucoup plus que les autres organismes sur terre, et ce même si ils n'ont pas de lien de parenté. Or, il semble que les anciennes sociétés humaines du Pliocène étaient similaire à celle que l'on rencontre aujourd'hui chez les primates sociaux, où la coopération entre non-apparentés est limitée ou nulle. L'étude de la coopération entre non-apparentés est un domaine majeur d'étude en évolution et peine à être comprise, d’où l’intérêt des recherches sur l’évolution humaine et les comparaisons avec d'autres espèces. Les auteurs de cette review proposent l'idée que l'évolution de ce caractère dans la lignée humaine soit le résultat de l'adaptation culturel, ce qui distingue selon eux notre espèce des autres. L'évolution de l'apprentissage par imitation à permis l'évolution et l'accumulation de traits culturels à héritabilité non génétique. Effectivement, la très grande complexité des méthodes et objets utilisés par l'homme ne peut pas être simplement le résultat d'une grande intelligence, mais plutôt le reflet d'une grande capacité d'apprentissage et d'imitation entre individus, ce qui permet la mise en commun d'un ensemble complexe de compétences. Cette capacité permet une adaptation très rapide à une grande gammes d'environnements, et aux changements rapides de ceux-ci. En effet, la transmission culturel est bien plus rapide que la transmission génétique, ce qui confère un avantage indéniable dans un monde changeant, tel qu'il fut au pleio/pléistocène. Ces comportements sociaux ont pu se maintenir au sein des groupes et « résister » à l'envahissement par des individus égoïste si ce dernier comportement est contre-sélectionné du fait de la mauvaise réputation qu'il confère ou/et si les individus égoïstes ont des gains plus faibles que les autres individus (par réciprocité par exemple). Du fait de la grande variabilité environnemental, différents groupes d'humain possédant des cultures différentes -adaptée localement- se sont formés, notamment en absence ce flux migratoire. Par des mécanismes de sélection de groupe, seuls ceux possédant les meilleures caractéristiques sociales ont perdurer dans le temps, du fait de la forte compétition entre groupes. En effet, une forte cohésion et coopération entre membre d'un groupe procure très certainement un avantage à celui-ci par rapport aux autres groupes, et donc est favorablement sélectionné. Chez les primates, on observe de fort taux de migration et une force de sélection assez faible. Il est donc possible que cette différence soit à l'origine de la moins grande coopération que l'on observe chez les singe par rapport à l'être humain. De plus, il est probable que les groupes moins coopératifs imitent ceux qui le sont plus s'il semble que cela procure un avantage, ce qui à donc certainement favorisé l'évolution rapide de la coopération au sein de l'espèce humaine. L'existence de groupe fortement sociaux à aussi probablement engendré une sélection positive en faveurs des comportements procurant une bonne adaptation à cette société, notamment de bon instinct sociaux, comme un fort sens de la morale par exemple. De la même façon, cela à engendré l'évolution de comportements de punition à l'encontre des individus égoïstes aux comportements contraires aux intérêts du groupe. Ces instincts socialement adaptés sont susceptible d'avoir une origine génétique et donc d'être transmis biologiquement. Ainsi, l'existence même de groupes sociaux favorise l’émergence de comportements sociaux à l'intérieur de ceux-ci, ce qui à conduit à une « course aux armements » sociaux entre différents groupes humains en compétition. Suivant le même raisonnement, il est probable que la formation en groupe sociaux ait favorisé l'utilisation d'un langage développé -utile pour la communication intragroupe- et donc l'évolution d'une forte aptitude au langage.
Rigueur de la review
Cette review semble être de très bonne facture. Aucun conflit d’intérêt n'est à déclaré. Les auteurs semblent avoir avoir abordé à la fois une vision anthropologiste, éthologiste et évolutionniste pour traiter en toute rigueur cette problématique.
Cette review semble être de très bonne facture. Aucun conflit d’intérêt n'est à déclaré. Les auteurs semblent avoir avoir abordé à la fois une vision anthropologiste, éthologiste et évolutionniste pour traiter en toute rigueur cette problématique.
Ce que cette review apporte au débat
Cette review est particulièrement intéressante car elle propose une explication évolutionniste à l'existence de la culture, en déterminant les paramètres à l'origine du développement de celle-ci. Elle apporte donc des informations essentielles pour déterminer les différences d'écologies entre l'espèce humaine et le reste du règne animal, et comment ces différences ont pu modeler les différences de cultures qu'on observe aujourd'hui. Cette review est donc extrêmement utile dans la réflexion autour de la culture animal et des spécificités humaines, car elle ne se contente pas de d'une description comparative d'espèce, mais inclut une vision darwinienne pour expliciter l'origine et l’intérêt évolutif de la culture.
Cette review est particulièrement intéressante car elle propose une explication évolutionniste à l'existence de la culture, en déterminant les paramètres à l'origine du développement de celle-ci. Elle apporte donc des informations essentielles pour déterminer les différences d'écologies entre l'espèce humaine et le reste du règne animal, et comment ces différences ont pu modeler les différences de cultures qu'on observe aujourd'hui. Cette review est donc extrêmement utile dans la réflexion autour de la culture animal et des spécificités humaines, car elle ne se contente pas de d'une description comparative d'espèce, mais inclut une vision darwinienne pour expliciter l'origine et l’intérêt évolutif de la culture.
Remarques sur la review
Review très intéressante et exhaustive sur l'évolution de la coopération et de la culture. On observera que celle-ci est issue de la collaboration d'un anthropologue et d'un biologiste, mettant ainsi en exergue l’intérêt de combiner ces deux approches pour l'étude de la culture, et globalement le fort potentiel des approches pluridisciplinaires en sciences
Review très intéressante et exhaustive sur l'évolution de la coopération et de la culture. On observera que celle-ci est issue de la collaboration d'un anthropologue et d'un biologiste, mettant ainsi en exergue l’intérêt de combiner ces deux approches pour l'étude de la culture, et globalement le fort potentiel des approches pluridisciplinaires en sciences
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