The remnant wild population of California Condors (Gymnogyps californianus) of the 1980s exhibited
a rapid population decline caused by high mortality rates among adult and immature birds. The most
prominent mortality factor was lead poisoning resulting from ingestion of bullet fragments in carcasses. Successful
captive breeding has allowed many birds to be released to the wild since 1992, based originally on an
assumption that exposure to lead could be prevented by food subsidy. The mortality of released birds, however,
has generally exceeded levels needed for population stability calculated from simple population models.
Collision with overhead wires was the most frequent cause of death in releases before 1994. Lead poisoning
again surfaced as a problem starting in 1997 as older birds began feeding on carcasses outside the subsidy
program. Although poisonings have been treated successfully by chelation therapy in recaptured birds, food
subsidy is proving an ineffective solution to lead exposure. The best long-term solution appears to be either
the creation of large reserves where hunting is prohibited or the restriction of hunting to nontoxic ammunition
in release areas. Until sources of lead contamination are effectively countered, releases cannot be expected
to result in viable populations. In addition, problems involving human-oriented behavior have resulted
in the permanent removal of many released birds from the wild. The most promising reduction in
human-oriented behavior has been achieved in one release of aversively conditioned, parent-reared birds.
Rigorous evaluation of the factors reducing attraction to humans and human structures has been hampered
by confounding of techniques in releases. Behavioral problems could be more quickly overcome by adoption
of a comprehensive experimental approach.
Titre de l'article
Démographie du condor de Californie: implications pour sa réintroduction
Démographie du condor de Californie: implications pour sa réintroduction
Introduction à l'article
La population du condor de Californie (Gymnogyps californianus) a largement diminué depuis les années 1800 pour atteindre seulement 30 individus dans les années 1970. Un nouveau programme de conservation incluant de l'élevage en captivité a été instauré en 1980. Il a consisté à capturer progressivement tous les individus encore vivants et à en permettre la reproduction. Les premières tentative de réintroduction ont eu lieu en 1992. 88 oiseaux ont pour l'instant été relâchés. Les auteurs étudient dans cet article:
La population du condor de Californie (Gymnogyps californianus) a largement diminué depuis les années 1800 pour atteindre seulement 30 individus dans les années 1970. Un nouveau programme de conservation incluant de l'élevage en captivité a été instauré en 1980. Il a consisté à capturer progressivement tous les individus encore vivants et à en permettre la reproduction. Les premières tentative de réintroduction ont eu lieu en 1992. 88 oiseaux ont pour l'instant été relâchés. Les auteurs étudient dans cet article:
Expériences de l'article
Pour établir le modèle démographique d'analyse de la population sauvage, les auteurs ont pris en compte divers paramètres:
La variable calculée est le taux de mortalité permettant l'obtention d'une population stable. Ce taux est supposé identique à tous les âges. 4 scénarios sont proposés, du plus optimiste au plus pessimiste.
Pour interpréter le taux de mortalité, les auteurs analysent les différentes données obtenues suite aux études menées avant et en parallèle du programme de conservation.
Pour établir le modèle démographique d'analyse de la population sauvage, les auteurs ont pris en compte divers paramètres:
La variable calculée est le taux de mortalité permettant l'obtention d'une population stable. Ce taux est supposé identique à tous les âges. 4 scénarios sont proposés, du plus optimiste au plus pessimiste.
Pour interpréter le taux de mortalité, les auteurs analysent les différentes données obtenues suite aux études menées avant et en parallèle du programme de conservation.
Résultats de l'article
Les taux obtenus sont:
L'autopsie d'oiseaux morts a montré des empoisonnements alimentaires, en particulier au plomb. Cela est dû aux fragments des balles utilisées par les chasseurs présents dans les carcasses consommées. De ce fait, des carcasses non contaminées ont été mises à disposition des oiseaux. Une autre cause est la collision avec des cables électriques, qui diminue avec un conditionnement aversif des condors. La mortalité est toujours trop importante malgré le programme de reproduction.
Les solutions préconisées sont:
Les taux obtenus sont:
L'autopsie d'oiseaux morts a montré des empoisonnements alimentaires, en particulier au plomb. Cela est dû aux fragments des balles utilisées par les chasseurs présents dans les carcasses consommées. De ce fait, des carcasses non contaminées ont été mises à disposition des oiseaux. Une autre cause est la collision avec des cables électriques, qui diminue avec un conditionnement aversif des condors. La mortalité est toujours trop importante malgré le programme de reproduction.
Les solutions préconisées sont:
Rigueur de l'article
Les données utilisées pour le modèle sont discutables car la population sauvage initiale n'existe plus, ce qui empêche leur validation. Les résultats obtenus ont été remis en question dans un autre article Beres et Starfield, 2001. Selon ce dernier, le modèle conçu ne prenant pas en compte de paramètres de gestion, il ne devrait pas être utilisé pour discuter la gestion de la conservation. De plus, un autre modèle démontre qu'exclure les individus élevés via l'utilisation de marionettes conduit à des populations trop peu importantes.
Les auteurs ont cependant répondu à ces remarques en explicitant qu'ils n'avaient émis des hypothèses que sur les cause de mortalité, et que les résultats du nouveau modèle créé ne sont pas valables Meretsky et al., 2001. Ce modèle ne se base en effet que sur la base du nombre de nouveaux individus produits et rejettent la question de la "qualité" de la reproduction et de la survie des nouveaux individus, peu adaptés quand élevés sans leurs parents.
Les données utilisées pour le modèle sont discutables car la population sauvage initiale n'existe plus, ce qui empêche leur validation. Les résultats obtenus ont été remis en question dans un autre article Beres et Starfield, 2001. Selon ce dernier, le modèle conçu ne prenant pas en compte de paramètres de gestion, il ne devrait pas être utilisé pour discuter la gestion de la conservation. De plus, un autre modèle démontre qu'exclure les individus élevés via l'utilisation de marionettes conduit à des populations trop peu importantes.
Les auteurs ont cependant répondu à ces remarques en explicitant qu'ils n'avaient émis des hypothèses que sur les cause de mortalité, et que les résultats du nouveau modèle créé ne sont pas valables Meretsky et al., 2001. Ce modèle ne se base en effet que sur la base du nombre de nouveaux individus produits et rejettent la question de la "qualité" de la reproduction et de la survie des nouveaux individus, peu adaptés quand élevés sans leurs parents.
Ce que cet article apporte au débat
Cet article ne remet pas directement en cause la conservation ex situ, essentielle dans des cas comme celui-ci où l'espèce était vouée à l'extinction. Il critique les méthodes d'élevage et de réintroduction qui oublient de prendre en compte les paramètres comportementaux et sociaux, aussi importants que le succès de reproduction.
Une conservation ex situ efficace doit être réalisée autant que possible dans des espaces reproduisant le milieu originel (par exemple des réserves plutôt que des zoos). L'élevage des jeunes par leurs parents et/où des outils d'acclimatation sont essentiels pour préparer les individus à leur retour à l'état sauvage. L'influence de l'homme doit en particulier être prise en compte, car les individus réintroduits ne pourront pas retrouver un environnement totalement sauvage. Une reproduction efficace n'est pas le seul critère important, les problèmes ayant conduit à la mis en place des programmes de conservation doivent être résolus.
Cet article ne remet pas directement en cause la conservation ex situ, essentielle dans des cas comme celui-ci où l'espèce était vouée à l'extinction. Il critique les méthodes d'élevage et de réintroduction qui oublient de prendre en compte les paramètres comportementaux et sociaux, aussi importants que le succès de reproduction.
Une conservation ex situ efficace doit être réalisée autant que possible dans des espaces reproduisant le milieu originel (par exemple des réserves plutôt que des zoos). L'élevage des jeunes par leurs parents et/où des outils d'acclimatation sont essentiels pour préparer les individus à leur retour à l'état sauvage. L'influence de l'homme doit en particulier être prise en compte, car les individus réintroduits ne pourront pas retrouver un environnement totalement sauvage. Une reproduction efficace n'est pas le seul critère important, les problèmes ayant conduit à la mis en place des programmes de conservation doivent être résolus.
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