Invasive species and anthropogenic habitat alteration are major drivers of biodiversity loss. When multiple invasive species occupy different trophic levels, removing an invasive predator might cause unexpected outcomes owing to complex interactions among native and non-native prey. Moreover, external factors such as habitat alteration and resource availability can affect such dynamics. We hypothesized that native and non-native prey respond differently to an invasive predator, habitat alteration and bottom-up effects. To test the hypothesis, we used Bayesian state-space modelling to analyse 8-year data on the spatio-temporal patterns of two endemic rat species and the non-native black rat in response to the continual removal of the invasive small Indian mongoose on Amami Island, Japan. Despite low reproductive potentials, the endemic rats recovered better after mongoose removal than did the black rat. The endemic species appeared to be vulnerable to predation by mongooses, whose eradication increased the abundances of the endemic rats, but not of the black rat. Habitat alteration increased the black rat's carrying capacity, but decreased those of the endemic species. We propose that spatio-temporal monitoring data from eradication programmes will clarify the underlying ecological impacts of land-use change and invasive species, and will be useful for future habitat management.
Titre de l'article
Réponses différentielles des populations de rongeurs indigènes et exotiques à un prédateur invasif, altération de l'habitat.
Réponses différentielles des populations de rongeurs indigènes et exotiques à un prédateur invasif, altération de l'habitat.
Introduction à l'article
Des études théoriques ont indiqué que l'éradication des prédateurs non indigènes aboutit à l'apparition de proies non indigènes et induit des déclins sévères dans les populations de proies natives (si les proies non indigènes sont soit des compétiteurs supérieurs, soit des mésopréateurs de la proie native). Il n'y a peu ou pas d'études empiriques démontrant le résultat de l'éradication des prédateurs.
Objectif : Examiner un système prédateur-proie multiple de 2002 à 2010.
Prédateur invasif opportuniste: la petite mangouste indienne, Herpestes auropunctatus (en cours d'éradication)
Proies omnivores: le rat noir (Rattus rattus) non indigène et de 2 espèces endémiques : le rat épineux Amami (Tokudaia osimensis) et le rat à poil long Ryukyu (Diplothrix legata)
Le rat noir est associé au déclin ou à l'extinction d'autres espèces le plus souvent natives (oiseaux, reptiles etc...).
Lieu: île d'Amami, au sud du Japon au climat subtropical.
Des études théoriques ont indiqué que l'éradication des prédateurs non indigènes aboutit à l'apparition de proies non indigènes et induit des déclins sévères dans les populations de proies natives (si les proies non indigènes sont soit des compétiteurs supérieurs, soit des mésopréateurs de la proie native). Il n'y a peu ou pas d'études empiriques démontrant le résultat de l'éradication des prédateurs.
Objectif : Examiner un système prédateur-proie multiple de 2002 à 2010.
Prédateur invasif opportuniste: la petite mangouste indienne, Herpestes auropunctatus (en cours d'éradication)
Proies omnivores: le rat noir (Rattus rattus) non indigène et de 2 espèces endémiques : le rat épineux Amami (Tokudaia osimensis) et le rat à poil long Ryukyu (Diplothrix legata)
Le rat noir est associé au déclin ou à l'extinction d'autres espèces le plus souvent natives (oiseaux, reptiles etc...).
Lieu: île d'Amami, au sud du Japon au climat subtropical.
Expériences de l'article
Résultats de l'article
Fukasawa et al. ont estimé la population de mangoustes à 6 141 individus en 2000 et 196 en 2011.
L'altération de l'habitat a affecté positivement le rat noir alors qu'un effet négatif est ressenti chez les 2 espèces de rats indigènes.
Les populations de rats endémiques augmentent avec l'éradication des mangoustes, contrairement aux populations de rat noir. En effet, de part sa niche écologique, le rat noir n'était que très peu impacté par la présence des mangoustes.
Collecte 2002 - 2010 : 6056 rats noir, 1320 rats épineux Amami et 177 rats à poils longs Ryukyu.
Lors d'éradications d'espèces invasives, la surveillance de ces espèces mais aussi des autres espèces indigènes et non indigènes est essentielle pour évaluer le rétablissement de l'écosystème. Cette étude montre qu'il est possible d'estimer, d'après des données de surveillance, la force des interactions interspécifiques et des facteurs extrinsèques. C'est une des clés de la réussite dans la gestion de l'environnement.
Fukasawa et al. ont estimé la population de mangoustes à 6 141 individus en 2000 et 196 en 2011.
L'altération de l'habitat a affecté positivement le rat noir alors qu'un effet négatif est ressenti chez les 2 espèces de rats indigènes.
Les populations de rats endémiques augmentent avec l'éradication des mangoustes, contrairement aux populations de rat noir. En effet, de part sa niche écologique, le rat noir n'était que très peu impacté par la présence des mangoustes.
Collecte 2002 - 2010 : 6056 rats noir, 1320 rats épineux Amami et 177 rats à poils longs Ryukyu.
Lors d'éradications d'espèces invasives, la surveillance de ces espèces mais aussi des autres espèces indigènes et non indigènes est essentielle pour évaluer le rétablissement de l'écosystème. Cette étude montre qu'il est possible d'estimer, d'après des données de surveillance, la force des interactions interspécifiques et des facteurs extrinsèques. C'est une des clés de la réussite dans la gestion de l'environnement.
Ce que cet article apporte au débat
Cet article s'intéresse à l'impact de l'éradication d'une espèce invasive sur un "écosystème", contrairement à beaucoup d'articles jusqu'ici.
Il n'est donc ni pour ni contre l'éradication mais plus pour un contrôle des populations d'espèces dites nuisibles ou invasives. En effet, éradiquer une espèce invasive, peut bien évidemment permettre l'amélioration des populations touchées, mais également cela peut permettre l'invasion d'une autre espèce invasive.
C'est dans le but d'éviter cela qu'il est nécessaire de mettre en place des programmes de gestion.
Cet article s'intéresse à l'impact de l'éradication d'une espèce invasive sur un "écosystème", contrairement à beaucoup d'articles jusqu'ici.
Il n'est donc ni pour ni contre l'éradication mais plus pour un contrôle des populations d'espèces dites nuisibles ou invasives. En effet, éradiquer une espèce invasive, peut bien évidemment permettre l'amélioration des populations touchées, mais également cela peut permettre l'invasion d'une autre espèce invasive.
C'est dans le but d'éviter cela qu'il est nécessaire de mettre en place des programmes de gestion.
Figure
Possible structure trophique de la petite mangouste indienne, du rat épineux Amami, du rat à poils longs Ryukyu et du rat noir sur l'île d'Amami.
Les flèches unidirectionnelle (noires) et bidirectionnelle (grises) indique respectivement les interactions proie-prédateur et de compétition.
Possible structure trophique de la petite mangouste indienne, du rat épineux Amami, du rat à poils longs Ryukyu et du rat noir sur l'île d'Amami.
Les flèches unidirectionnelle (noires) et bidirectionnelle (grises) indique respectivement les interactions proie-prédateur et de compétition.
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