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Titre de l'article

Perturbation des systèmes de pollinisation oiseaux - plantes dans le sud de l'Australie

Introduction à l'article

Dans le Sud de l'Australie, les systèmes de pollinisation entre les plantes et certains oiseaux nectarivores jouent un rôle important pour leur survie. Les plantes offrent le nectar nécessaire à ces oiseaux pour se nourrir qui à leur tour permettent la pollinisation et la reproduction de ces même plantes (Astroloma conostephioides, Grevillea lavandulacea ou encore G. ilicifolia ; 3 plantes à fleurs endémiques du Sud de l'Australie). A cause de l'agriculture, on estime que 80 à 90% de la végétation native a été supprimé. Ce déclin de la végétation met aussi en péril la diversité des populations d'oiseaux nectarivores qui sont alors de moins en moins nombreux pour polliniser les plantes. Les premières abeilles méllifères (Apis mellifera) ont été introduite par l'homme en Australie en 1820. Elles se sont rapidement étendues à travers le paysages en très grand nombre, remplaçant les oiseaux en tant que pollinisateurs primaires des plantes et menaçant encore un peu plus leur diversité.

Expériences de l'article

Il n'y a pas vraiment d'expérience réalisée dans cet étude. Le seul tableau de résultat présent provient d'une étude antérieure (Paton, 1988) et ne concerne pas notre sujet de controverse. Cette expérience avait pour but de déterminer si la diminution des populations d'oiseaux nectarivores a eu un impact sur la production en graines des plantes. Pour tester cela, ils ont calculé le pourcentage de fleur aboutissant à un fruit sur deux échantillons de plantes de plusieurs espèces entre 1981 et 1988. Le premier échantillon ne subissait pas de traitement et était pollinisé naturellement par les oiseaux. Quant au second, en plus des oiseaux il était aussi pollinisé à la main avec du pollen d'autres fleurs pour savoir si il y avait une différence statistique pour la production de fruit entre ces deux échantillons.

Résultats de l'article

Les plantes pollinisées et par les oiseaux et à la main produisent statistiquement plus de fruits que les plantes pollinisées uniquement par les oiseaux. Cette expérience montre que la diminution des populations d'oiseaux nectarivores ont un impact sur la pollinisation des plantes.

Rigueur de l'article

Plusieurs soucis de rigueurs sont rencontrés dans l'article :
(1) L'auteur mentionne des oiseaux nectarivores du Sud de l'Australie sans jamais citer un seul nom d'espèce. A la fin de l'article on ne sait pas de quels oiseaux l'auteur discute tout au long de ce dernier.
(2) Le but de l'article n'est pas clair, ce n'est pas une review d'autres articles ou en tout cas il n'y a pas de critiques vis à vis d'autres études. Il n'y a pas d'expériences faites qui apportent des élément nouveaux par rapport à ce qui est déjà connue et au final l'auteur résume des données déjà existantes et les rassemble dans cet article.
(3) Il n'y a que 9 articles en bibliographie dont 6 d'entre eux ou il est le premier auteur. Cela dit, le faible nombre de référence bibliographique est peut-être dû à une bibliographie pauvre sur le sujet en 2000.

Ce que cet article apporte au débat

Au final l'article n'apporte pas grand chose par rapport à notre controverse. La part de l'article consacré aux effets de l'introduction d'A. mellifera au Sud de l'Australie permet de conclure : (1) qu'il y a des effets négatifs sur les oiseaux nectarivores et certaines plantes dont la production de graines a diminué (Callistemon), (2) des effets neutres voir bénéfiques sur d'autres plantes qui au contraire ont vu leur production de graines augmenter (Banksia).

Publiée il y a plus de 6 ans par J. Boulin.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
Article : Disruption of bird-plant pollination systems in Southern Australia