Bees have been managed and utilised for honey production for centuries and, more recently, pollination
services. Since the mid 20th Century, the use and production of managed bees has intensified with
hundreds of thousands of hives being moved across countries and around the globe on an annual basis.
However, the introduction of unnaturally high densities of bees to areas could have adverse effects.
Importation and deployment of managed honey bee and bumblebees may be responsible for parasite
introductions or a change in the dynamics of native parasites that ultimately increases disease preva-
lence in wild bees. Here we review the domestication and deployment of managed bees and explain the
evidence for the role of managed bees in causing adverse effects on the health of wild bees. Correlations
with the use of managed bees and decreases in wild bee health from territories across the globe are
discussed along with suggestions to mitigate further health reductions in wild bees.
Titre de la review
Do managed bees drive parasite spread and emergence in wild bees? Peter Graystock, Edward J. Blane, Quinn S. McFrederick, Dave Goulson and William O.H. Hughes. 2015
Do managed bees drive parasite spread and emergence in wild bees? Peter Graystock, Edward J. Blane, Quinn S. McFrederick, Dave Goulson and William O.H. Hughes. 2015
Résumé de la review
L'article associe la demande alimentaire et l'intensification agricole à la croissance de la demande de pollinisation, et donc à la pression sur les abeilles sauvages.
Les «maladies infectieuses émergentes», figurant parmi les 1ères causes de mortalité des espèces dans le monde, sont largement dues chez les populations d'abeilles sauvages à l'interaction avec des espèces domestiquées. En particulier celles, importées, transportant des souches étrangères de parasites pouvant se mélanger aux populations locales sensibles.
Il est mis en avant plusieurs interactions facilitant les infections parasitaires:
Afin de détecter le spillover et le spillback, on devrait étudier quels pathogènes ont émergé après l'introduction, comprendre si la santé des abeilles sauvages est plus dégradée à coté des abeilles importées, et idéalement tracer les pathogènes avec des marqueurs génétiques. Bien souvent, les trois sont manquants.
Plusieurs cas d'étude sont présentés, parmi lesquels la transmission de parasites (ectoparasite_ Varroa jacobsoni_ et microsporidie Nosema ceranae ) depuis des populations d'abeilles asiatiques importées vers l'espèce européenne majoritaire (une des crises principales concernant la disparition des abeilles).
L'auteur décrit aussi le premier cas de transmission de parasites chez le bourdon, produit au Japon et du à l'importation de populations européennes, ainsi que différents autres cas impliquant des infections de bourdons en Amérique du nord, au Royaume uni et en Irlande.
Un dernier cas présente de la transmission entre des abeilles élevées et des bourdons sauvages: les abeilles ont permis le spillover du « deformed wing virus » (DWV). S'en est suivi une intensité d'infection plus grande chez les bourdons que chez les abeilles, suggérant des spillover et spillback bidirectionnels, modulés par la sensibilité aux parasites et les traits d'histoire de vie.
L'article affirme qu'il est maintenant difficile de savoir si certains pathogènes étaient initialement spécifiques aux abeilles, puis ont été transmis aux autres populations par spillover, ou si les parasites/virus avaient simplement une gamme d’hôte plus large que ce qui a été décrit, et ont été mal indiqué comme pathogènes de l'abeille.
En conclusion, le spillover, le spillback et la facilitation, provoqués par l'introduction d'abeilles domestiquées, ont clairement des effets négatifs sur les populations sauvages.
Ces problèmes sont d'ordre mondial, car présents dans au moins trois continents (Asie, Europe, Amérique). Leur prévention est devenue impossible dans beaucoup de cas , mais des leçons peuvent être tirées. Par exemple, il faudrait une modification des législations, qui se concentrent surtout sur la santé des abeilles. Nombres de parasites dangereux pour les bourdons ne sont pas reconnus comme tels.
Il est finalement proposé des méthodes d'atténuation des risques d'infection parasitaire, notamment:
L'article associe la demande alimentaire et l'intensification agricole à la croissance de la demande de pollinisation, et donc à la pression sur les abeilles sauvages.
Les «maladies infectieuses émergentes», figurant parmi les 1ères causes de mortalité des espèces dans le monde, sont largement dues chez les populations d'abeilles sauvages à l'interaction avec des espèces domestiquées. En particulier celles, importées, transportant des souches étrangères de parasites pouvant se mélanger aux populations locales sensibles.
Il est mis en avant plusieurs interactions facilitant les infections parasitaires:
Afin de détecter le spillover et le spillback, on devrait étudier quels pathogènes ont émergé après l'introduction, comprendre si la santé des abeilles sauvages est plus dégradée à coté des abeilles importées, et idéalement tracer les pathogènes avec des marqueurs génétiques. Bien souvent, les trois sont manquants.
Plusieurs cas d'étude sont présentés, parmi lesquels la transmission de parasites (ectoparasite_ Varroa jacobsoni_ et microsporidie Nosema ceranae ) depuis des populations d'abeilles asiatiques importées vers l'espèce européenne majoritaire (une des crises principales concernant la disparition des abeilles).
L'auteur décrit aussi le premier cas de transmission de parasites chez le bourdon, produit au Japon et du à l'importation de populations européennes, ainsi que différents autres cas impliquant des infections de bourdons en Amérique du nord, au Royaume uni et en Irlande.
Un dernier cas présente de la transmission entre des abeilles élevées et des bourdons sauvages: les abeilles ont permis le spillover du « deformed wing virus » (DWV). S'en est suivi une intensité d'infection plus grande chez les bourdons que chez les abeilles, suggérant des spillover et spillback bidirectionnels, modulés par la sensibilité aux parasites et les traits d'histoire de vie.
L'article affirme qu'il est maintenant difficile de savoir si certains pathogènes étaient initialement spécifiques aux abeilles, puis ont été transmis aux autres populations par spillover, ou si les parasites/virus avaient simplement une gamme d’hôte plus large que ce qui a été décrit, et ont été mal indiqué comme pathogènes de l'abeille.
En conclusion, le spillover, le spillback et la facilitation, provoqués par l'introduction d'abeilles domestiquées, ont clairement des effets négatifs sur les populations sauvages.
Ces problèmes sont d'ordre mondial, car présents dans au moins trois continents (Asie, Europe, Amérique). Leur prévention est devenue impossible dans beaucoup de cas , mais des leçons peuvent être tirées. Par exemple, il faudrait une modification des législations, qui se concentrent surtout sur la santé des abeilles. Nombres de parasites dangereux pour les bourdons ne sont pas reconnus comme tels.
Il est finalement proposé des méthodes d'atténuation des risques d'infection parasitaire, notamment:
Rigueur de la review
Cette review est trop conceptuelle. Elle présente le problème, déjà bien connu en 2015, de l'importation des parasites du fait de l'apport d'abeilles étrangères. Le spillover et le spillback sont déjà bien décrits, tout comme la facilitation. Les solutions proposées, bien que n'étant pas l'objectif de la review, sont elles aussi connues. Une des faiblesses réside justement dans le fait de proposer des solutions très incomplètes.
Cette review est trop conceptuelle. Elle présente le problème, déjà bien connu en 2015, de l'importation des parasites du fait de l'apport d'abeilles étrangères. Le spillover et le spillback sont déjà bien décrits, tout comme la facilitation. Les solutions proposées, bien que n'étant pas l'objectif de la review, sont elles aussi connues. Une des faiblesses réside justement dans le fait de proposer des solutions très incomplètes.
Ce que cette review apporte au débat
Cet article a été choisi pour souligner l'importance de la review "Mitigating the anthropogenic spread of bee parasites to protect wild pollinators". ( 2015) . On observe en effet dans cette publication, présentant le problème des parasites des abeilles, que les mesures de gestions proposées dans l'autre review sont nécessaires.
Cet article a été choisi pour souligner l'importance de la review "Mitigating the anthropogenic spread of bee parasites to protect wild pollinators". ( 2015) . On observe en effet dans cette publication, présentant le problème des parasites des abeilles, que les mesures de gestions proposées dans l'autre review sont nécessaires.
Remarques sur la review
Je ne pensais pas trouver une publication aussi similaire à l'autre déjà postée (Mitigating the anthropogenic spread of bee parasites to protect wild pollinators) , même si elles ont des auteurs en commun. Celle-ci est beaucoup trop vague sur les solutions proposées. C'est amusant de voir qu'une review n'apportant rien de neuf au problème dont elle traite puisse être publié en 2015 . Cela dit elle permet d'avoir un aperçu du problème dans le monde et un historique plus précis que l'autre publication, même si ça a déjà du être décrit autre part....
La chronologie des publication est aussi étrange, cette review, qui présente le problème, à été reçu bien après l'autre, qui présente elle aussi le problème, et propose des solutions bien plus complètes. Faut-il y voir la tendance actuelle à publier le plus possible ?
Je trouve aussi étrange que le nombre d'auteurs ici soit plus important que pour l'autre review.
Je ne pensais pas trouver une publication aussi similaire à l'autre déjà postée (Mitigating the anthropogenic spread of bee parasites to protect wild pollinators) , même si elles ont des auteurs en commun. Celle-ci est beaucoup trop vague sur les solutions proposées. C'est amusant de voir qu'une review n'apportant rien de neuf au problème dont elle traite puisse être publié en 2015 . Cela dit elle permet d'avoir un aperçu du problème dans le monde et un historique plus précis que l'autre publication, même si ça a déjà du être décrit autre part....
La chronologie des publication est aussi étrange, cette review, qui présente le problème, à été reçu bien après l'autre, qui présente elle aussi le problème, et propose des solutions bien plus complètes. Faut-il y voir la tendance actuelle à publier le plus possible ?
Je trouve aussi étrange que le nombre d'auteurs ici soit plus important que pour l'autre review.
Dernière modification il y a plus de 10 ans.