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Does the field of animal personality provide any new insights for behavioral ecology?
Does the field of animal personality provide any new insights for behavioral ecology?
Le domaine de la personnalité animale apporte-t-il de nouvelles perspectives pour l'écologie comportementale ?
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Voir les autres contributions sur ce point
Introduction à l'article
Un problème général et omniprésent dans la recherche sur la personnalité animale est que les problèmes et les questions qu’elle prétend aborder étaient et continuent d’être traités plus rigoureusement dans les domaines existants.
Les auteurs cherchent à déterminer le contexte dans lequel s’inscrit la personnalité animale et pourquoi est-elle aussi critiquée. En dépit des besoins d’études empiriques qui pourraient expliquer comment les différences au sein et entre individus ont évolué, l’accroissement du nombre de publications n’apporte que des données descriptives et des liens entre théories évolutives et comportements décrits. Cette publication aborde des questions basiques : sur quoi est-elle basée, qu’apporte-t-elle de complémentaire ou en quoi se distingue-t-elle de l’éthologie et de l’écologie comportementale ?
Un problème général et omniprésent dans la recherche sur la personnalité animale est que les problèmes et les questions qu’elle prétend aborder étaient et continuent d’être traités plus rigoureusement dans les domaines existants.
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Résultats de l'article
À notre avis, le détour dans la personnalité, puis hors de la personnalité obscurcit l’histoire et le développement de notre compréhension scientifique de la variation comportementale et de la plasticité. Cela peut constituer un obstacle sérieux à la compréhension pour les nouveaux étudiants intéressés par ce domaine, car ils peuvent avoir l’impression que la variation de comportement peut être comprise en utilisant des approches corrélationnelles simples aux phénotypes comportementaux qui caractérisent la majeure partie du domaine. Si en effet l’utilisation de la « personnalité animale » n’ajoute rien de nouveau à l’écologie comportementale, comme nous le disons, alors reprenons la discussion sur la variation et la cohérence du comportement dans le contexte de l’écologie comportementale, et abandonner complètement le concept et la terminologie de la personnalité animale.
À notre avis, le détour dans la personnalité, puis hors de la personnalité obscurcit l’histoire et le développement de notre compréhension scientifique de la variation comportementale et de la plasticité. Cela peut constituer un obstacle sérieux à la compréhension pour les nouveaux étudiants intéressés par ce domaine, car ils peuvent avoir l’impression que la variation de comportement peut être comprise en utilisant des approches corrélationnelles simples aux phénotypes comportementaux qui caractérisent la majeure partie du domaine. Si en effet l’utilisation de la « personnalité animale » n’ajoute rien de nouveau à l’écologie comportementale, comme nous le disons, alors reprenons la discussion sur la variation et la cohérence du comportement dans le contexte de l’écologie comportementale, et abandonner complètement le concept et la terminologie de la personnalité animale.
Cet article met en évidence les points qui doivent être considérés dans la discipline, à savoir la constance et répétabilité des comportements, l’importance de considérer les corrélations entre traits ou syndromes, le choix de la terminologie qui ne doit pas simplement être un outil attractif mais bel et bien rigoureux et adapté. Ils soulignent que si certains termes sont repris, il y a également un accroissement des méthodes de quantification de la personnalité qui viendrait pallier au fait que les mesures descriptives communément employées en éthologie manquent de pouvoir explicatif et ne rentre pas dans le cadre des méthodes scientifiques basées sur un raisonnement hypothétique.
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Ce que cet article apporte au débat
Désaccord avec les critiques qui attestent que le domaine ne contribue en rien d’autre qu’un battage médiatique. Pour eux, même si le domaine est fortement basé sur des cadres existants, il n’y a rien de faux à construire un domaine de recherche à part entière. Dans ce domaine, au-delà d’attester que les animaux sont dotés de comportements et de les décrire, il serait important d’investiguer pourquoi les animaux se comportent d’une façon ou d’une autre. Il pourrait alors être ensuite pertinent de construire des modèles prédictifs quant au comportement attendu dans un contexte donné.
Désaccord avec les critiques qui attestent que le domaine ne contribue en rien d’autre qu’un battage médiatique. Pour eux, même si le domaine est fortement basé sur des cadres existants, il n’y a rien de faux à construire un domaine de recherche à part entière. Dans ce domaine, au-delà d’attester que les animaux sont dotés de comportements et de les décrire, il serait important d’investiguer pourquoi les animaux se comportent d’une façon ou d’une autre. Il pourrait alors être ensuite pertinent de construire des modèles prédictifs quant au comportement attendu dans un contexte donné.
Publiée il y a plus de 5 ans
par
A. Soiron et L. Bégué.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.
Article : Does the field of animal personality provide any new insights for behavioral ecology?
Titre de l'article
Does the field of animal personality provide any new insights for behavioral ecology?
Does the field of animal personality provide any new insights for behavioral ecology?
Le domaine de la personnalité animale apporte-t-il de nouvelles perspectives pour l'écologie comportementale ?
Introduction à l'article
Un problème général et omniprésent dans la recherche sur la personnalité animale est que les problèmes et les questions qu’elle prétend aborder étaient et continuent d’être traités plus rigoureusement dans les domaines existants.
Les auteurs cherchent à déterminer le contexte dans lequel s’inscrit la personnalité animale et pourquoi est-elle aussi critiquée. En dépit des besoins d’études empiriques qui pourraient expliquer comment les différences au sein et entre individus ont évolué, l’accroissement du nombre de publications n’apporte que des données descriptives et des liens entre théories évolutives et comportements décrits. Cette publication aborde des questions basiques : sur quoi est-elle basée, qu’apporte-t-elle de complémentaire ou en quoi se distingue-t-elle de l’éthologie et de l’écologie comportementale ?
Un problème général et omniprésent dans la recherche sur la personnalité animale est que les problèmes et les questions qu’elle prétend aborder étaient et continuent d’être traités plus rigoureusement dans les domaines existants.
Résultats de l'article
À notre avis, le détour dans la personnalité, puis hors de la personnalité obscurcit l’histoire et le développement de notre compréhension scientifique de la variation comportementale et de la plasticité. Cela peut constituer un obstacle sérieux à la compréhension pour les nouveaux étudiants intéressés par ce domaine, car ils peuvent avoir l’impression que la variation de comportement peut être comprise en utilisant des approches corrélationnelles simples aux phénotypes comportementaux qui caractérisent la majeure partie du domaine. Si en effet l’utilisation de la « personnalité animale » n’ajoute rien de nouveau à l’écologie comportementale, comme nous le disons, alors reprenons la discussion sur la variation et la cohérence du comportement dans le contexte de l’écologie comportementale, et abandonner complètement le concept et la terminologie de la personnalité animale.
À notre avis, le détour dans la personnalité, puis hors de la personnalité obscurcit l’histoire et le développement de notre compréhension scientifique de la variation comportementale et de la plasticité. Cela peut constituer un obstacle sérieux à la compréhension pour les nouveaux étudiants intéressés par ce domaine, car ils peuvent avoir l’impression que la variation de comportement peut être comprise en utilisant des approches corrélationnelles simples aux phénotypes comportementaux qui caractérisent la majeure partie du domaine. Si en effet l’utilisation de la « personnalité animale » n’ajoute rien de nouveau à l’écologie comportementale, comme nous le disons, alors reprenons la discussion sur la variation et la cohérence du comportement dans le contexte de l’écologie comportementale, et abandonner complètement le concept et la terminologie de la personnalité animale.
Cet article met en évidence les points qui doivent être considérés dans la discipline, à savoir la constance et répétabilité des comportements, l’importance de considérer les corrélations entre traits ou syndromes, le choix de la terminologie qui ne doit pas simplement être un outil attractif mais bel et bien rigoureux et adapté. Ils soulignent que si certains termes sont repris, il y a également un accroissement des méthodes de quantification de la personnalité qui viendrait pallier au fait que les mesures descriptives communément employées en éthologie manquent de pouvoir explicatif et ne rentre pas dans le cadre des méthodes scientifiques basées sur un raisonnement hypothétique.
Ce que cet article apporte au débat
Désaccord avec les critiques qui attestent que le domaine ne contribue en rien d’autre qu’un battage médiatique. Pour eux, même si le domaine est fortement basé sur des cadres existants, il n’y a rien de faux à construire un domaine de recherche à part entière. Dans ce domaine, au-delà d’attester que les animaux sont dotés de comportements et de les décrire, il serait important d’investiguer pourquoi les animaux se comportent d’une façon ou d’une autre. Il pourrait alors être ensuite pertinent de construire des modèles prédictifs quant au comportement attendu dans un contexte donné.
Désaccord avec les critiques qui attestent que le domaine ne contribue en rien d’autre qu’un battage médiatique. Pour eux, même si le domaine est fortement basé sur des cadres existants, il n’y a rien de faux à construire un domaine de recherche à part entière. Dans ce domaine, au-delà d’attester que les animaux sont dotés de comportements et de les décrire, il serait important d’investiguer pourquoi les animaux se comportent d’une façon ou d’une autre. Il pourrait alors être ensuite pertinent de construire des modèles prédictifs quant au comportement attendu dans un contexte donné.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.