The spread of invasive plants poses a serious threat to the composition, structure, and function of biotic
communities world-wide. Some native animals, however, adapt to use invasive plants as living spaces. We studied such a relationship between the invasive bush European Gorse (Ulex europaeus) and the endemic Black-cheeked Lizard (Calotes nigrilabris) in the highlands of Sri Lanka. We found that C. nigrilabris use habitats non-randomly and prefer Ulex bushes over native and other introduced vegetation in disturbed habitats. The selection of these bushes as living spaces by lizards may be driven by both reduced predator risk and increased foraging benefits. Thus, restoring the ecological functions of
Ulex should be considered in planning future eradication programs.
Titre de l'article
L'espèce invasive Ulex uropaeus est-elle bénéfique au lézard endémique du Sri Lanka, Calotes nigrilabris ?
L'espèce invasive Ulex uropaeus est-elle bénéfique au lézard endémique du Sri Lanka, Calotes nigrilabris ?
Introduction à l'article
Des études scientifiques ont montré qu’il pouvait exister des impacts positifs à la présence d’espèces invasives (Barrau and Devambez 1957; Sax et al. 2005; Rodriguez 2006). Cette étude de 2012, porte sur les bénéfices que peut tirer un lézard du Sri Lanka (Calotes nigrilabris) de l’espèce invasive Ulex europaeus (introduite en 1888 au Sri Lanka) dans le parc national Horton Plains. Cette espèce native d’Europe est principalement connue pour être une invasive redoutable, formant des couverts impénétrables, réduisant ainsi l’accès des brouteurs à leur ressources, modifiant les écosystèmes et leur processus tels que la régénération des arbres en forêt (Hill et al. 2008) quant à C. nigrilabris il est considéré comme « Nationally Threatened » and « Vulnerable (IUCN Sri Lanka and the Ministry of Environment and Natural Resources 2007). L’article peut donc apporter une réponse à cet enjeu écologique, pour gérer à la fois l’invasive mais aussi l’espèce vulnérable si elle a besoin d'U. europaeus.
Des études scientifiques ont montré qu’il pouvait exister des impacts positifs à la présence d’espèces invasives (Barrau and Devambez 1957; Sax et al. 2005; Rodriguez 2006). Cette étude de 2012, porte sur les bénéfices que peut tirer un lézard du Sri Lanka (Calotes nigrilabris) de l’espèce invasive Ulex europaeus (introduite en 1888 au Sri Lanka) dans le parc national Horton Plains. Cette espèce native d’Europe est principalement connue pour être une invasive redoutable, formant des couverts impénétrables, réduisant ainsi l’accès des brouteurs à leur ressources, modifiant les écosystèmes et leur processus tels que la régénération des arbres en forêt (Hill et al. 2008) quant à C. nigrilabris il est considéré comme « Nationally Threatened » and « Vulnerable (IUCN Sri Lanka and the Ministry of Environment and Natural Resources 2007). L’article peut donc apporter une réponse à cet enjeu écologique, pour gérer à la fois l’invasive mais aussi l’espèce vulnérable si elle a besoin d'U. europaeus.
Expériences de l'article
La zone d’étude se trouve dans le parc national de Horton Plains aux alentours de la ville de Nuwara Eliya. 5 zones près de lieux très anthropisés et 5 zones très peu perturbées de 50 × 50 m contenant de l’Ulex et d’autres types de végétation.
Mesures réalisées :
La zone d’étude se trouve dans le parc national de Horton Plains aux alentours de la ville de Nuwara Eliya. 5 zones près de lieux très anthropisés et 5 zones très peu perturbées de 50 × 50 m contenant de l’Ulex et d’autres types de végétation.
Mesures réalisées :
Résultats de l'article
La densité de lézards trouvés pour différents types de végétation différait entre mâle/femelle/juvénile mais pas entre habitats perturbés ou non.
La densité de lézards trouvés pour différents types de végétation différait entre mâle/femelle/juvénile mais pas entre habitats perturbés ou non.
Rigueur de l'article
Pour soutenir cette étude dans un sens favorable, il faudrait mesurer à quel point l’Ulex est importante pour le lézard et peser le pour et le contre avec les autres dommages qu’elle créée autour. Il a été montré que l'animal s'en servait mais dans quelle mesure ? Il faudrait voir sur du plus long terme s'il existe un réel shift au niveau des habitats du lézard par exemple.
Pour soutenir cette étude dans un sens favorable, il faudrait mesurer à quel point l’Ulex est importante pour le lézard et peser le pour et le contre avec les autres dommages qu’elle créée autour. Il a été montré que l'animal s'en servait mais dans quelle mesure ? Il faudrait voir sur du plus long terme s'il existe un réel shift au niveau des habitats du lézard par exemple.
Ce que cet article apporte au débat
Ces résultats peuvent être expliqués par l’apport d’une plus grande protection au sein des buissons d'Ulex dans les habitats perturbés. La structure de cette plante (tige épineuse + couvert très dense) permet une protection contre les prédateurs. L’étude sur les fleurs suggère également que les lézards peuvent bénéficier d’un apport de nourriture par l’invasive et donc d’un meilleur foraging (ses fleurs jaunes sont pollinisées par plusieurs insectes). Cette espèce invasive peut être grandement bénéfique à certaines espèces dans des endroits donnés. La plupart de son éradication avait été faite au hasard et les chercheurs supposent que ces zones éradiquées pourraient être propices à une invasion d’une autre espèce et exposer les lézards à la prédation. Ainsi dans les futurs plans d’éradiction, il faudrait préserver le rôle fonctionnel de l’Ulex.
Ces résultats peuvent être expliqués par l’apport d’une plus grande protection au sein des buissons d'Ulex dans les habitats perturbés. La structure de cette plante (tige épineuse + couvert très dense) permet une protection contre les prédateurs. L’étude sur les fleurs suggère également que les lézards peuvent bénéficier d’un apport de nourriture par l’invasive et donc d’un meilleur foraging (ses fleurs jaunes sont pollinisées par plusieurs insectes). Cette espèce invasive peut être grandement bénéfique à certaines espèces dans des endroits donnés. La plupart de son éradication avait été faite au hasard et les chercheurs supposent que ces zones éradiquées pourraient être propices à une invasion d’une autre espèce et exposer les lézards à la prédation. Ainsi dans les futurs plans d’éradiction, il faudrait préserver le rôle fonctionnel de l’Ulex.
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