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Titre de la review

Ne pas rabaisser les espèces invasives : conservation et discrimination des espèces nuisibles.

Résumé de la review

En été 2019, la FWC (Florida fish and Wildlife Conservation commission) a décrit les iguanes verts comme espèces invasives. Introduit comme animaux de compagnie dans les années 1960, ils se sont ensuite dispersés et ont fleuri dans l’Amérique du Nord.
La théorie des droits des animaux considére que chaque animal est considéré comme patients moraux. C’est-à-dire que n’importe quel animal doit avoir une considération morale directe si ceux-ci possède une « conscience », a contrario des bivalves. Certaines études suggèrent que les reptiles incluant les iguanes, ressentent la douleur, essayent de maximiser le plaisir sensoriel, éprouvent des émotions et ils peuvent même induirent des comportements sociaux (que les scientifiques autrefois pensaient être propre aux mammifères. De plus, les iguanes verts ont montré des preuves de complexité cognitive.
La cause, possible, de la mauvaise image des espèces invasives par Homo sapiens réside peut-être dans le titre. En effet, le mot invasif qui est souvent associé aux espèces aliens qui nuiraient à l’économie, la santé humaine et l’écologie des espèces natives, qui sont considérées comme respectueuse de leur écosystème.
La vision d’Hellman induit que l’égalité et l’équité entre individu doit être respecté. Cependant si la discrimination ethnique de Hellman est reprise dans notre sujet d’étude alors : quand nous catégorisons les iguanes verts comme espèces envahissantes alors nous échouons à les traiter de manière égale aux autres animaux. Pour finir, les auteurs de cette étude relèvent que en limitant le budget alloué à la conservation de la biodiversité, des solutions non-létales peuvent être trouvées.
En conclusion, la notion de patient morale doit être appliquée aux animaux ayant une considération morale, et le principe d’égalité des individus doit lui aussi, être respecté pour l’ensemble des espèces vivantes.

Ce que cette review apporte au débat

Cette synthèse apporte une ouverture sur le fait de trouver d'autres moyens efficace de protéger les espèces invasives sans les tuer. On alloue beaucoup de moyens pour tuer les espèces invasives en négligeant des stratégies non létales.

Publiée il y a plus de 6 ans par P. Moscovitch.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
Review : Don’t Demean “Invasives”: Conservation and Wrongful Species Discrimination
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  • Auteurs
    C.E. Abbate, Bob Fischer
  • Année de publication
    2019
  • Journal
    Animals
  • Abstract (dans sa langue originale)

    It is common for conservationists to refer to non-native species that have undesirable
    impacts on humans as “invasive”. We argue that the classification of any species as “invasive”
    constitutes wrongful discrimination. Moreover, we argue that its being wrong to categorize a
    species as invasive is perfectly compatible with it being morally permissible to kill animals—
    assuming that conservationists “kill equally”. It simply is not compatible with the double standard
    that conservationists tend to employ in their decisions about who lives and who dies.

  • Identifiant unique
    https://doi.org/10.3390/ani9110871
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  • Apparait dans la controverse
    Les espèces envahissantes entraînent-t-elles forcément un déclin des espèces natives ?
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  • Les espèces envahissantes entraînent-t-elles forcément un déclin des espèces natives ? Oui ou Non
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