Most studies of mammal extinctions during the Pleistocene–Holocene transition explore the relative effects of climate change vs human impacts on these extinctions, but the relative importance of the different environmental factors involved remains poorly understood. Moreover, these studies are strongly biased towards megafauna, which may have been more influenced by human hunting than species of small body size. We examined the potential environmental causes of Pleistocene–Holocene mammal extinctions by linking regional environmental characteristics with the regional extinction rates of large and small mammals in 14 Palaearctic regions. We found that regional extinction rates were larger for megafauna, but extinction patterns across regions were similar for both size groups, emphasizing the importance of environmental change as an extinction factor as opposed to hunting. Still, the bias towards megafauna extinctions was larger in southern Europe and smaller in central Eurasia. The loss of suitable habitats, low macroclimatic heterogeneity within regions and an increase in precipitation were identified as the strongest predictors of regional extinction rates. Suitable habitats for many species of the Last Glacial fauna were grassland and desert, but not tundra or forest. The low‐extinction regions identified in central Eurasia are characterized by the continuous presence of grasslands and deserts until the present. In contrast, forest expansion associated with an increase in precipitation and temperature was likely the main factor causing habitat loss in the high‐extinction regions. The shift of grassland into tundra also contributed to the loss of suitable habitats in northern Eurasia. Habitat loss was more strongly related to the extinctions of megafauna than of small mammals. Ungulate species with low tolerance to deep snow were more likely to go regionally extinct. Thus, the increase in precipitation at the Pleistocene–Holocene transition may have also directly contributed to the extinctions by creating deep snow cover which decreases forage availability in winter.
Titre de l'article
Corrélations entre les changements environnementaux et les extinctions régionales des petits et grands mammifères du Paléarctique pendant la fin du Quaternaire
Corrélations entre les changements environnementaux et les extinctions régionales des petits et grands mammifères du Paléarctique pendant la fin du Quaternaire
Introduction à l'article
De nombreuses études cherchent à déterminer dans quelle mesure l'Homme a entrainé l'extinction massive des mammifères lors de la transition Pléistocène-Holocène à la fin du Quaternaire, par la chasse ou en entrainant une modification de l'habitat. En Eurasie, cette extinction est précédée par une période de 800 000 ans de cohabitation de l'Homme et des mammifères, au cours de laquelle l'Homme et les mammifères du Paléarctique auraient pu coévoluer. Ainsi, les auteurs ont cherché à estimer la contribution de changements majeurs de l'environnement des régions du Paléarctique (modification du régime des précipitations, de la végétation) à l'extinction des mammifères lors de la transition Pléistocène-Holocène il y a environ 12 000 ans.
De nombreuses études cherchent à déterminer dans quelle mesure l'Homme a entrainé l'extinction massive des mammifères lors de la transition Pléistocène-Holocène à la fin du Quaternaire, par la chasse ou en entrainant une modification de l'habitat. En Eurasie, cette extinction est précédée par une période de 800 000 ans de cohabitation de l'Homme et des mammifères, au cours de laquelle l'Homme et les mammifères du Paléarctique auraient pu coévoluer. Ainsi, les auteurs ont cherché à estimer la contribution de changements majeurs de l'environnement des régions du Paléarctique (modification du régime des précipitations, de la végétation) à l'extinction des mammifères lors de la transition Pléistocène-Holocène il y a environ 12 000 ans.
Expériences de l'article
Résultats de l'article
Les variables explicatives du modèle linéaire retenu qui prédit le pourcentage d'espèces mammifères éteintes par région lors de la transition Pléistocène-Holocène sont : l'écart type de la température annuelle moyenne à la période récente, la surface de la région et la surface actuelle de prairie de la région
Les variables explicatives du modèle linéaire retenu qui prédit le pourcentage d'espèces mammifères éteintes par région lors de la transition Pléistocène-Holocène sont : l'écart type de la température annuelle moyenne à la période récente, la surface de la région et la surface actuelle de prairie de la région
Rigueur de l'article
Chacune des variables réponses étudiées, notamment le pourcentage d'espèces mammifères éteintes par région lors de la transition Pléistocène-Holocène a été représentée en fonction d'un prédicteur que les auteurs souhaitaient inclure dans leur modèle de régression linéaire multiple. Cette figure est disponible dans le matériel supplémentaire. Les auteurs concluent qu'avec ces données, un modèle de régression linéaire multiple est approprié puisqu'il n'y a pas de variation quadratique entre la variable réponse et le prédicteur. Toutefois, aucune figure permettant de vérifier les hypothèses faites lors d'une régression linéaire multiple n'est proposée (représentation des résidus en fonction des valeurs prédites pour vérifier la normalité, l'homogénéité des variances et l'indépendance des résidus).
Chacune des variables réponses étudiées, notamment le pourcentage d'espèces mammifères éteintes par région lors de la transition Pléistocène-Holocène a été représentée en fonction d'un prédicteur que les auteurs souhaitaient inclure dans leur modèle de régression linéaire multiple. Cette figure est disponible dans le matériel supplémentaire. Les auteurs concluent qu'avec ces données, un modèle de régression linéaire multiple est approprié puisqu'il n'y a pas de variation quadratique entre la variable réponse et le prédicteur. Toutefois, aucune figure permettant de vérifier les hypothèses faites lors d'une régression linéaire multiple n'est proposée (représentation des résidus en fonction des valeurs prédites pour vérifier la normalité, l'homogénéité des variances et l'indépendance des résidus).
Ce que cet article apporte au débat
Les résultats obtenus suggèrent que la fermeture du milieu lors de la transition Pléistocène-Holocène (disparition du biome "prairie") a contribué à l'extinction des espèces mammifères du Paléarctique. Bien que les prédicteurs de changement environnementaux utilisés par les auteurs n'aient pas un effet significatif sur le pourcentage d'extinctions d'espèces mammifères, on peut émettre l'hypothèse qu'une augmentation du couvert neigeux dans les régions étudiées lors de la transition Pléistocène-Holocène ait également participé à l'extinction locale des grands mammifères ongulés.
Ainsi, cet article souligne la contribution des changements environnementaux lors de la fin du Quaternaire à l'extinction massive des grands mammifères.
Les résultats obtenus suggèrent que la fermeture du milieu lors de la transition Pléistocène-Holocène (disparition du biome "prairie") a contribué à l'extinction des espèces mammifères du Paléarctique. Bien que les prédicteurs de changement environnementaux utilisés par les auteurs n'aient pas un effet significatif sur le pourcentage d'extinctions d'espèces mammifères, on peut émettre l'hypothèse qu'une augmentation du couvert neigeux dans les régions étudiées lors de la transition Pléistocène-Holocène ait également participé à l'extinction locale des grands mammifères ongulés.
Ainsi, cet article souligne la contribution des changements environnementaux lors de la fin du Quaternaire à l'extinction massive des grands mammifères.
Figure
Tableau 1 de l'article analysé. Régressions linéaires entre le pourcentage d'espèces mammifères éteintes et la surface de la région considérée avec huit autres prédicteurs environnementaux, qui représentent des hypothèses quant à l'extinction des mammifères lors de la transition Pléistocène-Holocène. A) Effets d'un seul prédicteur. B) Effets partiels des variables environnementales après avoir enlevé l'effet de la surface de la région considérée (seuls les prédicteurs avec un effet significatif sont montrés). C) Modèles finaux de régression linéaire. Pour construire ces modèles, la surface de la région a été entrée en premier et les autres prédicteurs ont été entrés par ordre décroissant selon leur effet (test de F statistique). Dans le modèle final, la variation expliquée par le modèle est donc la somme de la variation expliquée par chacun des prédicteurs. Niveau de significativité : *** p=0.001, ** p=0.01, *p=0.05,ns. non significatif. SD: écart type
Tableau 1 de l'article analysé. Régressions linéaires entre le pourcentage d'espèces mammifères éteintes et la surface de la région considérée avec huit autres prédicteurs environnementaux, qui représentent des hypothèses quant à l'extinction des mammifères lors de la transition Pléistocène-Holocène. A) Effets d'un seul prédicteur. B) Effets partiels des variables environnementales après avoir enlevé l'effet de la surface de la région considérée (seuls les prédicteurs avec un effet significatif sont montrés). C) Modèles finaux de régression linéaire. Pour construire ces modèles, la surface de la région a été entrée en premier et les autres prédicteurs ont été entrés par ordre décroissant selon leur effet (test de F statistique). Dans le modèle final, la variation expliquée par le modèle est donc la somme de la variation expliquée par chacun des prédicteurs. Niveau de significativité : *** p=0.001, ** p=0.01, *p=0.05,ns. non significatif. SD: écart type
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