Cultured meat is produced by culturing animal muscle tissue in a laboratory without growing the whole animals. Its development is currently in a research stage. An earlier study showed that cultured meat production could potentially have substantially lower greenhouse gas emissions, land use and water use compared to conventionally produced meat. The aim of this paper is to amend the previous study by considering alternative production scenarios. The impacts of replacing cyanobacteria based nutrient media with plant based media are assessed. This paper includes more specific modelling of a bioreactor suitable for cultured meat production. Further, this study estimates the water footprint of cultured meat based on a method that is compliant with life cycle assessment. The environmental impacts of cultured meat are compared with conventionally produced meat and with plant based protein sources. It is concluded that regardless of the high uncertainty ranges cultured meat has potential to substantially reduce greenhouse gas emissions and land use when compared to conventionally produced meat.
Keywords : in vitro meat, livestock, tissue engineering, carbon footprint, water footprint
Titre de l'article
Impacts environnementaux de la viande de culture : scénarios de production alternatifs
Impacts environnementaux de la viande de culture : scénarios de production alternatifs
Introduction à l'article
D’ici 30 ans, la consommation de produits d’élevages devrait augmenter de près de 70%. Or ces activités sont responsables de 15% de la production de gaz à effet de serre mondiale, et d’en moyenne 30% de l’utilisation des sols et de l’empreinte eau mondiale. En parallèle, a été développée une technologie permettant la production de viande comestible, in vitro. Cela consiste en la production de viande à partir de tissus musculaires, sans passer par l’élevage des animaux. Cette étude vise à évaluer l’impact environnemental que pourrait avoir une telle pratique, notamment au niveau de la consommation d’énergie, les émissions de gaz à effets de serre, l’utilisation de l’eau et des sols.
D’ici 30 ans, la consommation de produits d’élevages devrait augmenter de près de 70%. Or ces activités sont responsables de 15% de la production de gaz à effet de serre mondiale, et d’en moyenne 30% de l’utilisation des sols et de l’empreinte eau mondiale. En parallèle, a été développée une technologie permettant la production de viande comestible, in vitro. Cela consiste en la production de viande à partir de tissus musculaires, sans passer par l’élevage des animaux. Cette étude vise à évaluer l’impact environnemental que pourrait avoir une telle pratique, notamment au niveau de la consommation d’énergie, les émissions de gaz à effets de serre, l’utilisation de l’eau et des sols.
Expériences de l'article
Des données issues de la littérature ont été utilisés pour comparer l’élevage de bétail, à la production viande in vitro.
Sont couvert, les principaux processus de production, comprenant la production des intrants et de combustibles, la production de matières premières (cyanobactéries, blés ou maïs) et la culture de cellules musculaires (les facteurs de croissance et vitamines ne sont pas inclus dans l’étude car présent en faibles quantités). Concernant l’utilisation des sols, ne sont prisent en comptes que les terres nécessaires à la culture des matières premières. Les gaz à effets de serres sont évalués en tant que potentiel de réchauffement planétaire.
Des données issues de la littérature ont été utilisés pour comparer l’élevage de bétail, à la production viande in vitro.
Sont couvert, les principaux processus de production, comprenant la production des intrants et de combustibles, la production de matières premières (cyanobactéries, blés ou maïs) et la culture de cellules musculaires (les facteurs de croissance et vitamines ne sont pas inclus dans l’étude car présent en faibles quantités). Concernant l’utilisation des sols, ne sont prisent en comptes que les terres nécessaires à la culture des matières premières. Les gaz à effets de serres sont évalués en tant que potentiel de réchauffement planétaire.
Résultats de l'article
La majorité de l’énergie nécessaire dans la production de viande in vitro se trouve utilisée pour chauffer le milieu nutritif et maintenir la température du bioréacteur à 37°C. Les besoins énergétiques de la production de viande in vitro sont semblables à ceux nécessaires lors de la production de certaines viandes d’élevages (bœufs) et supérieurs à d’autres (volailles, moutons, porcs).
L’empreinte eau est la même que celle de l’élevage de volailles et inférieures à celle des autres viandes d’élevages (bœufs, porcs, moutons).
Concernant les émissions de gaz à effets de serres, elles sont beaucoup moins importantes que pour toutes productions en élevage intensif. Il en est de même pour la superficie de terres agricoles utilisées, qui est bien inférieure lors de la production de viande in vitro.
La majorité de l’énergie nécessaire dans la production de viande in vitro se trouve utilisée pour chauffer le milieu nutritif et maintenir la température du bioréacteur à 37°C. Les besoins énergétiques de la production de viande in vitro sont semblables à ceux nécessaires lors de la production de certaines viandes d’élevages (bœufs) et supérieurs à d’autres (volailles, moutons, porcs).
L’empreinte eau est la même que celle de l’élevage de volailles et inférieures à celle des autres viandes d’élevages (bœufs, porcs, moutons).
Concernant les émissions de gaz à effets de serres, elles sont beaucoup moins importantes que pour toutes productions en élevage intensif. Il en est de même pour la superficie de terres agricoles utilisées, qui est bien inférieure lors de la production de viande in vitro.
Rigueur de l'article
Les résultats présentés dans ce document sont très incertains et reposent sur de nombreuses suppositions et calculs hypothétiques, car la production de viande in vitro ne demeure actuellement qu’au stade de la recherche.
Les résultats présentés dans ce document sont très incertains et reposent sur de nombreuses suppositions et calculs hypothétiques, car la production de viande in vitro ne demeure actuellement qu’au stade de la recherche.
Ce que cet article apporte au débat
Cette étude présente une première évaluation des impacts environnementaux que pourrait causer la production de viande in vitro. Elle permet d’avancer qu’à terme cette technologie pourrait présenter de nombreux avantages à l’élevage intensif, qu’elle pourrait remplacer. Et cela notamment dans la réduction de gaz à effets de serre et la libération de terres agricoles qui pourraient fournir d’autres services écosystémiques.
Cette étude présente une première évaluation des impacts environnementaux que pourrait causer la production de viande in vitro. Elle permet d’avancer qu’à terme cette technologie pourrait présenter de nombreux avantages à l’élevage intensif, qu’elle pourrait remplacer. Et cela notamment dans la réduction de gaz à effets de serre et la libération de terres agricoles qui pourraient fournir d’autres services écosystémiques.
Remarques sur l'article
Important : Cet articles est analysé en tant que complément d'une étude précédente réalisée en 2011 par Hanna L. Tuomisto intitulé "Environmental Impacts of Cultured Meat Production" (article également synthétisé dans cette controverse).
Important : Cet articles est analysé en tant que complément d'une étude précédente réalisée en 2011 par Hanna L. Tuomisto intitulé "Environmental Impacts of Cultured Meat Production" (article également synthétisé dans cette controverse).
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