Sarigan Island (c.500 ha) is one of the 15 Mariana Islands in the tropical western Pacific Ocean. The native
forest on Sarigan was in an advanced state of decline due to the presence of feral goats (Capra hircus) and pigs (Sus scrofa). During January and February 1998, 68 pigs and 904 goats were removed by helicopter shooting, ground shooting, trapping, and tracking with dogs. The goal was to stop and reverse the loss of forest and accompanying erosion and thus improve habitat for the endangered Micronesian megapode (Megapodius laperouse) and other native species. Follow-up control in 1999 and 2000 removed an additional six goats. Sarigan Island is now considered free of feral ungulates. Vegetation monitoring before and after eradication shows an increase in plant species richness, an increase in tree seedlings, and the rapid expansion of the introduced vine Operculina ventricosa. Skinks also increased, but numbers of fruit bats, land birds, and rats have not yet showed change. It is still undetermined as to what effect the vine Operculina ventricosa will have on the regeneration and expansion of the native forest.
Titre de l'article
L'éradication des chèvres et des cochons sauvages et les conséquences pour d'autres biotes sur l'île Sarigan, Commonwealth des Îles Mariannes du Nord.
L'éradication des chèvres et des cochons sauvages et les conséquences pour d'autres biotes sur l'île Sarigan, Commonwealth des Îles Mariannes du Nord.
Introduction à l'article
La combinaison de chèvres et de cochons sauvages a eu un impact fort sur la flore et la faune endémique des îles Mariannes. Il semble que les ongulés sauvages ont fait passer les îles de forêt tropicale à prairies (Ohba 1994; CNMI-DFW 1988-1997). Cette altération de l'habitat était supposée avoir un impact négatif sur les espèces menacées comme les mégapodes micronésiens (Megapodius laperouse), les Chauve-souris fruitières de Mariana (Ptéropemariannus), et le crabe noix de coco (Birgus latro). La destruction de la couverture du sol, la dessication du sol et l'érosion tue les arbres. Ainsi, l'objectif principal de ce projet était d'enlever les ongulés sauvages de l'île Sarigan pour améliorer l'habitat pour les mégapodes micronésiens en voie de disparition grâce à la récupération de la végétation et de ce fait, faire du biomonitoring avant et après éradication.
La combinaison de chèvres et de cochons sauvages a eu un impact fort sur la flore et la faune endémique des îles Mariannes. Il semble que les ongulés sauvages ont fait passer les îles de forêt tropicale à prairies (Ohba 1994; CNMI-DFW 1988-1997). Cette altération de l'habitat était supposée avoir un impact négatif sur les espèces menacées comme les mégapodes micronésiens (Megapodius laperouse), les Chauve-souris fruitières de Mariana (Ptéropemariannus), et le crabe noix de coco (Birgus latro). La destruction de la couverture du sol, la dessication du sol et l'érosion tue les arbres. Ainsi, l'objectif principal de ce projet était d'enlever les ongulés sauvages de l'île Sarigan pour améliorer l'habitat pour les mégapodes micronésiens en voie de disparition grâce à la récupération de la végétation et de ce fait, faire du biomonitoring avant et après éradication.
Expériences de l'article
Eradication en 5 phases des chèvres et des cochons sur l’île Sarigan pendant 3ans avec différents moyens testés (shoot aérien, à terre, depuis un bateau, au fusil,...)
Biomonitoring de :
Eradication en 5 phases des chèvres et des cochons sur l’île Sarigan pendant 3ans avec différents moyens testés (shoot aérien, à terre, depuis un bateau, au fusil,...)
Biomonitoring de :
Résultats de l'article
Éradication : éradication efficace
Végétation : augmentation immédiate du nombre d’espèces différentes + augmentation de la couverture de la canopée et diminution de la couverture végétale vers la forêt, recouvrement de 100% dans les prairies (3 ans).
Chauves-souris : pas de changement significatif car il est supposé arriver avec le changement des arbres.
Oiseaux : légère hausse des individus comptés mais pas significative tout comme chez les rats.
Lézards : augmentation de la population (1an).
L'élimination des ongulés a inversé le processus de perte de forêt et rétabli le microclimat du sol (moins d'1 an). On a vu de nouveaux arbres pousser permettant de ralentir l’érosion et aidant à stabiliser le sol. MAIS : explosion démographique de Operculina ventricosa normalement consommé par les chèvres. Elle a agi en faveur de la zone perturbée, en ombrageant le sol et piégeant la moisissure. Elle semble fournir une augmentation de l'habitat et d'alimentation pour les lézards et les mégapodes.
Éradication : éradication efficace
Végétation : augmentation immédiate du nombre d’espèces différentes + augmentation de la couverture de la canopée et diminution de la couverture végétale vers la forêt, recouvrement de 100% dans les prairies (3 ans).
Chauves-souris : pas de changement significatif car il est supposé arriver avec le changement des arbres.
Oiseaux : légère hausse des individus comptés mais pas significative tout comme chez les rats.
Lézards : augmentation de la population (1an).
L'élimination des ongulés a inversé le processus de perte de forêt et rétabli le microclimat du sol (moins d'1 an). On a vu de nouveaux arbres pousser permettant de ralentir l’érosion et aidant à stabiliser le sol. MAIS : explosion démographique de Operculina ventricosa normalement consommé par les chèvres. Elle a agi en faveur de la zone perturbée, en ombrageant le sol et piégeant la moisissure. Elle semble fournir une augmentation de l'habitat et d'alimentation pour les lézards et les mégapodes.
Rigueur de l'article
Il aurait été nécessaire de continuer le biomonitoring à vraiment long terme pour voir l'impact de la croissance des arbres sur les populations qui en ont une utilité et pour voir comment l'écosystème se réorganise vraiment avec l'éspèce invasive Operculina ventricosa .
Il aurait été nécessaire de continuer le biomonitoring à vraiment long terme pour voir l'impact de la croissance des arbres sur les populations qui en ont une utilité et pour voir comment l'écosystème se réorganise vraiment avec l'éspèce invasive Operculina ventricosa .
Ce que cet article apporte au débat
Certaines espèces invasives, comme les ongulés, exercent un très forte pression sur les écosystèmes insulaires forestiers ou de prairie.
Leur éradication est possible avec la mise en place de plans d'éradication et de biomonitoring solides et fiables.
Le profit de l'éradication peut se faire ressentir immédiatement ou seulement ou bout d'un certain temps.
L'éradication de grands herbivores peut amener à l'ouverture d'une niche trophique favorable au développement d'une autre espèce invasive.
Cette espèce peut être favorable à court terme à la régénération d'un écosystème endommagé.
Certaines espèces invasives, comme les ongulés, exercent un très forte pression sur les écosystèmes insulaires forestiers ou de prairie.
Leur éradication est possible avec la mise en place de plans d'éradication et de biomonitoring solides et fiables.
Le profit de l'éradication peut se faire ressentir immédiatement ou seulement ou bout d'un certain temps.
L'éradication de grands herbivores peut amener à l'ouverture d'une niche trophique favorable au développement d'une autre espèce invasive.
Cette espèce peut être favorable à court terme à la régénération d'un écosystème endommagé.
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