The North American ruddy duck is an invasive alien species in Europe, which threatens the native white-headed duck through hybridisation. A substantial population established in the UK following escapes and releases beginning in the 1950s. The species then spread widely within Europe, with records across much of the continent, and viable populations established in Belgium, the Netherlands, France and Spain. An international plan to eradicate the species from Europe has been adopted, but the approaches and intensity of control have varied widely between countries. We report on progress towards eradication across the continent. Numbers in 2013 were less than 7 % of the 2000 population, although coordinated action is still required to achieve eradication. The European Union is considering a new legislative instrument on Invasive Alien Species, which is likely to place responsibilities on member states to control named species. Coordinated control across those member states with remaining ruddy duck populations is likely to be an early test of any new responsibilities, with the potential to achieve the first continental scale eradication of an invasive alien species.
Titre de l'article
Vers l'éradication européenne de l'Érismature rousse d'Amérique du Nord (Oxyura jamaicensis)
Vers l'éradication européenne de l'Érismature rousse d'Amérique du Nord (Oxyura jamaicensis)
Introduction à l'article
Les Espèces Exotiques Envahissantes (EEE) représentent une menace importante pour les écosystèmes. L'éradication systématique des espèces reste la meilleure option lorsque la prévention de leur invasion a échoué. Ces éradications sont de plus en plus fructueuses dans les systèmes insulaires mais elles ont peu été tentées à l'échelle du continent.
L'article présente les progrès de l'éradication de l'Érismature rousse d'Amérique du Nord (Oxyura jamaicensis), introduit en Europe par le Royaume-Uni dans les années 40. L'espèce a commencé à envahir l'Europe dès 1980 par l'Espagne et menace l'Érismature à tête blanche (Oxyura leucocephala) par hybridation.
Dans les années 2000, les populations du Royaume-Uni avait atteint 6000 individus et l'espèce s'était rependue dans toute l'Europe occidentale. Des campagnes d'éradications ont été lancées dans différents pays.
Les Espèces Exotiques Envahissantes (EEE) représentent une menace importante pour les écosystèmes. L'éradication systématique des espèces reste la meilleure option lorsque la prévention de leur invasion a échoué. Ces éradications sont de plus en plus fructueuses dans les systèmes insulaires mais elles ont peu été tentées à l'échelle du continent.
L'article présente les progrès de l'éradication de l'Érismature rousse d'Amérique du Nord (Oxyura jamaicensis), introduit en Europe par le Royaume-Uni dans les années 40. L'espèce a commencé à envahir l'Europe dès 1980 par l'Espagne et menace l'Érismature à tête blanche (Oxyura leucocephala) par hybridation.
Dans les années 2000, les populations du Royaume-Uni avait atteint 6000 individus et l'espèce s'était rependue dans toute l'Europe occidentale. Des campagnes d'éradications ont été lancées dans différents pays.
Expériences de l'article
Dès 1991 en Espagne, l'Érismature rousse a subi des contrôles pour limiter son hybridation avec l'Érismature locale menacée.
Dans les années 2000, l'espèce invasive est contrôlée dans tous les pays d'Europe occidentale par un plan d'action international, dans le but d'éradiquer l'Érismature rousse dans la nature, dans tout la zone Paléarctique occidentale.
Le programme de lutte à grande échelle s'est basé essentiellement sur l’exécution de tous les individus trouvés dans la nature, y compris les hybrides.
Des suivis des populations ont été menés dans chaque pays.
Dès 1991 en Espagne, l'Érismature rousse a subi des contrôles pour limiter son hybridation avec l'Érismature locale menacée.
Dans les années 2000, l'espèce invasive est contrôlée dans tous les pays d'Europe occidentale par un plan d'action international, dans le but d'éradiquer l'Érismature rousse dans la nature, dans tout la zone Paléarctique occidentale.
Le programme de lutte à grande échelle s'est basé essentiellement sur l’exécution de tous les individus trouvés dans la nature, y compris les hybrides.
Des suivis des populations ont été menés dans chaque pays.
Résultats de l'article
Entre 2000 et 2013, les populations d'Érismature ont suivi 2 dynamiques : au Royaume-Uni, l’exécution systématique des individus a réduit de 98% la population de 2000. Celle d'Espagne a également significativement diminué. En France, Belgique et Pays-Bas, malgré des opérations de lutte dès 1997, les effectifs ont continué d'augmenter et les plans d'éradications se poursuivent. Dans les autres pays d'Europe, les invasions initiales étaient réduites et relativement bien contrôlées. Les pays sont prêts à agir si de nouveaux cas se présentent.
Globalement, la population d'Érismature rousse en Europe a été ramenée à moins de 7 % de celle présente en 2000.
Les actions menées sont donc très efficaces mais il semble manquer une coordination des efforts pour "finir le travail". Les auteurs demandent à ce que la dynamique ne se relâche pas et qu'enfin, une réelle coordination internationale permette à cette action de devenir un cas d'étude d'une éradication à grande échelle réussie sur le continent.
Entre 2000 et 2013, les populations d'Érismature ont suivi 2 dynamiques : au Royaume-Uni, l’exécution systématique des individus a réduit de 98% la population de 2000. Celle d'Espagne a également significativement diminué. En France, Belgique et Pays-Bas, malgré des opérations de lutte dès 1997, les effectifs ont continué d'augmenter et les plans d'éradications se poursuivent. Dans les autres pays d'Europe, les invasions initiales étaient réduites et relativement bien contrôlées. Les pays sont prêts à agir si de nouveaux cas se présentent.
Globalement, la population d'Érismature rousse en Europe a été ramenée à moins de 7 % de celle présente en 2000.
Les actions menées sont donc très efficaces mais il semble manquer une coordination des efforts pour "finir le travail". Les auteurs demandent à ce que la dynamique ne se relâche pas et qu'enfin, une réelle coordination internationale permette à cette action de devenir un cas d'étude d'une éradication à grande échelle réussie sur le continent.
Rigueur de l'article
La sources des données ne sont pas vraiment précisées et, les auteurs le disent eux-même, les protocoles de recensement des individus ne sont pas les même selon les pays, ce qui rend l'exactitude des résultats et leur comparaisons (entre pays mais aussi au fil des années) discutables.
Cependant, les tendances semblent assez prononcées pour que les différences de comptage entre pays ne change pas le constat du succès global de l'éradication des Érismatures rousses sur le continent européen.
La sources des données ne sont pas vraiment précisées et, les auteurs le disent eux-même, les protocoles de recensement des individus ne sont pas les même selon les pays, ce qui rend l'exactitude des résultats et leur comparaisons (entre pays mais aussi au fil des années) discutables.
Cependant, les tendances semblent assez prononcées pour que les différences de comptage entre pays ne change pas le constat du succès global de l'éradication des Érismatures rousses sur le continent européen.
Ce que cet article apporte au débat
Cet article apporte un exemple (bien que pas complètement finalisé) d'une éradication possible d'une espèces sur le continent. Une population résiduelle est certes toujours présente dans plusieurs pays européens mais l'invasion de cet oiseau a été endiguée alors que la population commençait à exploser et menacer des espèces locales. L’éradication ne serait donc pas seulement restreinte aux îles mais pourrait s'appliquer sur le continent dans des cas précis.
Plusieurs points sont importants ici. D'abord, les canards sont des espèces migratrices très mobiles, mais ayant des points de chute et de résidence relativement constants au cours des années. Le succès de la campagne d'éradication est donc intéressante sur ce point (il est à noter que les chasseurs ont été mis a contribution dans les actions de lutte). On remarquera cependant qu'une telle action envers des espèces à reproduction rapide et à dissémination aléatoire (plantes, rongeurs par exemple) ne serait probablement pas envisageable.
Cet article apporte un exemple (bien que pas complètement finalisé) d'une éradication possible d'une espèces sur le continent. Une population résiduelle est certes toujours présente dans plusieurs pays européens mais l'invasion de cet oiseau a été endiguée alors que la population commençait à exploser et menacer des espèces locales. L’éradication ne serait donc pas seulement restreinte aux îles mais pourrait s'appliquer sur le continent dans des cas précis.
Plusieurs points sont importants ici. D'abord, les canards sont des espèces migratrices très mobiles, mais ayant des points de chute et de résidence relativement constants au cours des années. Le succès de la campagne d'éradication est donc intéressante sur ce point (il est à noter que les chasseurs ont été mis a contribution dans les actions de lutte). On remarquera cependant qu'une telle action envers des espèces à reproduction rapide et à dissémination aléatoire (plantes, rongeurs par exemple) ne serait probablement pas envisageable.
Figure
Robertson, P. A., Adriaens, T., Caizergues, A., Cranswick, P. A., Devos, K., Gutiérrez-Expósito, C., ... & Smith, G. C. (2015). Towards the European eradication of the North American ruddy duck. Biological Invasions, 17(1), 9-12.
Robertson, P. A., Adriaens, T., Caizergues, A., Cranswick, P. A., Devos, K., Gutiérrez-Expósito, C., ... & Smith, G. C. (2015). Towards the European eradication of the North American ruddy duck. Biological Invasions, 17(1), 9-12.
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