Background: The universality of marriage in human societies around the world suggests a deep evolutionary history of institutionalized pair-bonding that stems back at least to early modern humans. However, marriage practices vary considerably from culture to culture, ranging from strict prescriptions and arranged marriages in some societies to mostly unregulated courtship in others, presence to absence of brideservice and brideprice, and polyandrous to polygynous unions. The ancestral state of early human marriage is not well known given the lack of conclusive archaeological evidence. Methodology: Comparative phylogenetic analyses using data from contemporary hunter-gatherers around the world may allow for the reconstruction of ancestral human cultural traits. We attempt to reconstruct ancestral marriage practices using hunter-gatherer phylogenies based on mitochondrial DNA sequences.
Results: Arranged marriages are inferred to go back at least to first modern human migrations out of Africa. Reconstructions are equivocal on whether or not earlier human marriages were arranged because several African hunter-gatherers have courtship marriages. Phylogenetic reconstructions suggest that marriages in early ancestral human societies probably had low levels of polygyny (low reproductive skew) and reciprocal exchanges between the families of marital partners (i.e., brideservice or brideprice).
Discussion: Phylogenetic results suggest a deep history of regulated exchange of mates and resources among lineages that enhanced the complexity of human meta-group social structure with coalitions and alliances spanning across multiple residential communities.
Titre de l'article
L'Histoire évolutive des pratiques matrimoniales des chasseurs cueilleurs.
L'Histoire évolutive des pratiques matrimoniales des chasseurs cueilleurs.
Introduction à l'article
Cet article vise à reconstituer l’histoire du mariage chez l'espèce humaine en analysant des peuples de chasseur-cueilleur qui nous sont contemporains. Cette étude consiste à partir de peuple actuel d’inférer des caractères culturels sur le mariage de nos ancêtres: s’ils étaient plutôt polygamiques, arrangés ou non et enfin s’il existait des échanges entre les familles des mariés (économique ou/et de services). Cette approche basée sur l’actuel est utile pour obtenir ce genre d’information qui est difficile à déduire des registres archéologiques. C’est à partir de ces données qu'ils ont puent réaliser un arbre reprenant l’évolution des pratiques associées au mariage au cours de notre histoire. Le mariage y est ici définie comme une unité de reproduction entre mâles et femelles qui est socialement reconnaissable.
Cet article vise à reconstituer l’histoire du mariage chez l'espèce humaine en analysant des peuples de chasseur-cueilleur qui nous sont contemporains. Cette étude consiste à partir de peuple actuel d’inférer des caractères culturels sur le mariage de nos ancêtres: s’ils étaient plutôt polygamiques, arrangés ou non et enfin s’il existait des échanges entre les familles des mariés (économique ou/et de services). Cette approche basée sur l’actuel est utile pour obtenir ce genre d’information qui est difficile à déduire des registres archéologiques. C’est à partir de ces données qu'ils ont puent réaliser un arbre reprenant l’évolution des pratiques associées au mariage au cours de notre histoire. Le mariage y est ici définie comme une unité de reproduction entre mâles et femelles qui est socialement reconnaissable.
Expériences de l'article
Le matériel de cette étude provient de sociétés de chasseur-cueilleur actuel, ils ont utilisé des données d’une étude précédente compilant des caractéristiques sur le mariage et des séquences génétiques mitochondriales récoltées sur deux sites web HvrBASE++ et GENBANK. Ces données comportent différentes informations: mariages arrangés ou établis en fonction des préférences des individus, présence ou absence d’échanges entre les familles des mariés et leurs taux de polygynie. Grâce au travail sur les séquences génétiques et les caractéristiques du mariage, ils ont pu lier les données de mariages précédemment cités avec des séquences d’ADN mitochondriale et ainsi modélisés leurs évolutions dans le temps. Leurs simulations ont abouti à 1000 phylogénies de chasseur-cueilleur dont ils se sont servie pour reconstruire l’évolution des caractéristiques du mariage.
Pour réaliser ces reconstructions ils ont utilisé trois méthodes différentes : bayésiennes, maximales de vraisemblance et parcimonie.
Le matériel de cette étude provient de sociétés de chasseur-cueilleur actuel, ils ont utilisé des données d’une étude précédente compilant des caractéristiques sur le mariage et des séquences génétiques mitochondriales récoltées sur deux sites web HvrBASE++ et GENBANK. Ces données comportent différentes informations: mariages arrangés ou établis en fonction des préférences des individus, présence ou absence d’échanges entre les familles des mariés et leurs taux de polygynie. Grâce au travail sur les séquences génétiques et les caractéristiques du mariage, ils ont pu lier les données de mariages précédemment cités avec des séquences d’ADN mitochondriale et ainsi modélisés leurs évolutions dans le temps. Leurs simulations ont abouti à 1000 phylogénies de chasseur-cueilleur dont ils se sont servie pour reconstruire l’évolution des caractéristiques du mariage.
Pour réaliser ces reconstructions ils ont utilisé trois méthodes différentes : bayésiennes, maximales de vraisemblance et parcimonie.
Résultats de l'article
Les résultats basés sur la reconstitution phylogénétique du mariage montrent que:
Les résultats basés sur la reconstitution phylogénétique du mariage montrent que:
Ce que cet article apporte au débat
Cet article a étudié des sociétés actuelles ce qui a permis d’identifier les pratiques maritales des chasseurs-cueilleurs ancestraux, ce qui est une approche intéressante afin de comprendre qu’elles pouvaient être les régimes de reproduction à leurs époques. Il apporte un point important au débat sur l’origine et l’évolution des caractéristiques du mariage surtout dû au fait qu’il pourrait déjà avoir des mariages arrangés avec un faible taux de polygynie ainsi que des échanges entre les familles des mariés très précocement dans notre histoire. De plus grâce à la combinaison avec une étude préexistante ils ont également pu déterminer le fait que le mariage soit arrangé ou non ne dépend pas de facteurs environnementaux comme la latitude, la température, l'habitat, la mobilité, la qualité de l’alimentation, la densité de population, la productivité, mais qu’il varie en fonction des échanges entre les familles des mariés et du taux de polygynie.
Cet article a étudié des sociétés actuelles ce qui a permis d’identifier les pratiques maritales des chasseurs-cueilleurs ancestraux, ce qui est une approche intéressante afin de comprendre qu’elles pouvaient être les régimes de reproduction à leurs époques. Il apporte un point important au débat sur l’origine et l’évolution des caractéristiques du mariage surtout dû au fait qu’il pourrait déjà avoir des mariages arrangés avec un faible taux de polygynie ainsi que des échanges entre les familles des mariés très précocement dans notre histoire. De plus grâce à la combinaison avec une étude préexistante ils ont également pu déterminer le fait que le mariage soit arrangé ou non ne dépend pas de facteurs environnementaux comme la latitude, la température, l'habitat, la mobilité, la qualité de l’alimentation, la densité de population, la productivité, mais qu’il varie en fonction des échanges entre les familles des mariés et du taux de polygynie.
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