Some species introduced into new geographical areas from their native ranges wreak ecological and economic havoc in their new environment. Although many studies have searched for either species or habitat characteristics that predict invasiveness of exotic species, the match between characteristics of the invader and those of members of the existing native community may be essential to understanding invasiveness. Here, we find that one metric, the phylogenetic relatedness of an invader to the native community, provides a predictive tool for invasiveness. Using a phylogenetic supertree of all grass species in California, we show that highly invasive grass species are, on average, significantly less related to native grasses than are introduced but noninvasive grasses. The match between the invader and the existing native community may explain why exotic pest species are not uniformly noxious in all novel habitats. Relatedness of invaders to the native biota may be one useful criterion for prioritizing management efforts of exotic species.
Titre de l'article
Les taxons exotiques qui sont plus éloignées (phylogénétiquement) des espèces natives sont plus envahissants.
Les taxons exotiques qui sont plus éloignées (phylogénétiquement) des espèces natives sont plus envahissants.
Introduction à l'article
Afin de savoir quelles espèces envahissantes ont un impact économique et écologique sur les communautés d'espèces natives, plusieurs méthodes s'intéressant à la recherche d'espèces et d'habitats qui prédisent l'invasivité ont été conduites, sans succès. L'hypothèse de départ de cette étude est que le lien entre les espèces envahissantes et les espèces natives est une clé pour comprendre l'invasivité. Deux hypothèses ont été proposées par d'autres études : l'hypothèse de répulsion phylogénétique qui suggère que les taxons envahissants les plus éloignées phylogénétiques ont plus de probabilité d'avoir du succès dans un nouvel environnement ; tandis que l'hypothèse d'attraction phylogénétique suggère l'inverse. Cependant ces hypothèses ne s’intéressent pas à cet impact. L'objectif de cette étude est donc de savoir si les espèces envahissantes avec un faible impact diffèrent dans leurs liens phylogénétiques envers les espèces natives contre les espèces avec un fort impact.
Afin de savoir quelles espèces envahissantes ont un impact économique et écologique sur les communautés d'espèces natives, plusieurs méthodes s'intéressant à la recherche d'espèces et d'habitats qui prédisent l'invasivité ont été conduites, sans succès. L'hypothèse de départ de cette étude est que le lien entre les espèces envahissantes et les espèces natives est une clé pour comprendre l'invasivité. Deux hypothèses ont été proposées par d'autres études : l'hypothèse de répulsion phylogénétique qui suggère que les taxons envahissants les plus éloignées phylogénétiques ont plus de probabilité d'avoir du succès dans un nouvel environnement ; tandis que l'hypothèse d'attraction phylogénétique suggère l'inverse. Cependant ces hypothèses ne s’intéressent pas à cet impact. L'objectif de cette étude est donc de savoir si les espèces envahissantes avec un faible impact diffèrent dans leurs liens phylogénétiques envers les espèces natives contre les espèces avec un fort impact.
Expériences de l'article
Leurs matériels sont composés de 489 espèces et 128 genres d'herbacées de Californie. Ces espèces vont être réparties entre 7 groupes : Les espèces natives, envahissantes, introduites mais non nuisibles, natives mais non nuisibles, envahissantes mais non nuisible, les espèces natives et invasives et les espèces natives invasives mais non nuisibles.
Afin de ne pas confondre les liens phylogénétiques avec l'aire d'origine des espèces envahissantes, les auteurs ont aussi étudié leurs aires d'origines.
La construction du super-arbre est basée sur un article préexistant Building Supertrees: An Empirical Assessment Using the Grass Family (Poaceae) et les auteurs ont calculées la longueur des branches pour chaque nœud. La moyenne de la distance phylogénétique a elle été construite via le logiciel Phylocom.
Leurs matériels sont composés de 489 espèces et 128 genres d'herbacées de Californie. Ces espèces vont être réparties entre 7 groupes : Les espèces natives, envahissantes, introduites mais non nuisibles, natives mais non nuisibles, envahissantes mais non nuisible, les espèces natives et invasives et les espèces natives invasives mais non nuisibles.
Afin de ne pas confondre les liens phylogénétiques avec l'aire d'origine des espèces envahissantes, les auteurs ont aussi étudié leurs aires d'origines.
La construction du super-arbre est basée sur un article préexistant Building Supertrees: An Empirical Assessment Using the Grass Family (Poaceae) et les auteurs ont calculées la longueur des branches pour chaque nœud. La moyenne de la distance phylogénétique a elle été construite via le logiciel Phylocom.
Résultats de l'article
Les résultats nous montrent que les espèces nuisibles sont significativement plus distincts phylogénétiquement des espèces natives que les espèces introduites non nuisible. De plus, les espèces envahissantes sont plus distinctes phylogénétiquement des espèces natives que les espèces introduite non nuisibles. Cela supporte le modèle de répulsion phylogénétique (qui suggère que les taxons envahissants les plus éloignées phylogénétiques ont plus de probabilité d'avoir du succès dans un nouvel environnement). Cette étude a aussi montré que l'absence ou la présence de multiples espèces (et non pas qu'une seule espèce) relativement proche sur le plan phylogénétiques limiterait de manière plus efficace le succès d'une espèce envahissantes après qu'elle a été introduite.
Les résultats nous montrent que les espèces nuisibles sont significativement plus distincts phylogénétiquement des espèces natives que les espèces introduites non nuisible. De plus, les espèces envahissantes sont plus distinctes phylogénétiquement des espèces natives que les espèces introduite non nuisibles. Cela supporte le modèle de répulsion phylogénétique (qui suggère que les taxons envahissants les plus éloignées phylogénétiques ont plus de probabilité d'avoir du succès dans un nouvel environnement). Cette étude a aussi montré que l'absence ou la présence de multiples espèces (et non pas qu'une seule espèce) relativement proche sur le plan phylogénétiques limiterait de manière plus efficace le succès d'une espèce envahissantes après qu'elle a été introduite.
Rigueur de l'article
Cela manque d'informations pour la classification des différentes catégories d'espèces. On ne connait pas la nuisibilité des espèces décrites comme envahissantes (rouge) ou natives (bleue). On ne sait pas le seuil du shift entre espèces envahissantes et espèces natives dans la catégorie envahissantes + natives (violet).
Cela manque d'informations pour la classification des différentes catégories d'espèces. On ne connait pas la nuisibilité des espèces décrites comme envahissantes (rouge) ou natives (bleue). On ne sait pas le seuil du shift entre espèces envahissantes et espèces natives dans la catégorie envahissantes + natives (violet).
Ce que cet article apporte au débat
Cette étude, à des fins économiques et écologiques nous permet de comprendre deux mécanismes (la répulsion phylogénétique et le fait que de multiples espèces relativement proche nuance le succès des espèces envahissantes) permettant la compréhension de l'invasivité chez les espèces envahissantes. De plus, il nous rapelle que les espèces introduites et envahissantes ne sont pas forcément nuisibles aux espèces natives.
Cette étude, à des fins économiques et écologiques nous permet de comprendre deux mécanismes (la répulsion phylogénétique et le fait que de multiples espèces relativement proche nuance le succès des espèces envahissantes) permettant la compréhension de l'invasivité chez les espèces envahissantes. De plus, il nous rapelle que les espèces introduites et envahissantes ne sont pas forcément nuisibles aux espèces natives.
Remarques sur l'article
Les auteurs ont défini les aires des espèces envahissantes en fonction de l'aire majoritaire qu'occupait une espèce donnée. Ainsi les espèces avec une aire majoritairement Africaine, ont été considérées comme Africaine malgré le fait que certaines sont aussi présentes en Europe.
Les auteurs ont défini les aires des espèces envahissantes en fonction de l'aire majoritaire qu'occupait une espèce donnée. Ainsi les espèces avec une aire majoritairement Africaine, ont été considérées comme Africaine malgré le fait que certaines sont aussi présentes en Europe.
Figure
Fig. 1. Supertree of the grass genera of California based on Salamin et al. (38) grass supertree. Genera are color coded to represent the types of species contained within that genus (native, introduced-nonpest, introduced-pest, and combinations of these groups).
Fig. 1. Supertree of the grass genera of California based on Salamin et al. (38) grass supertree. Genera are color coded to represent the types of species contained within that genus (native, introduced-nonpest, introduced-pest, and combinations of these groups).
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