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Des plantes introduites comme hôtes de lépidoptères en Californie
Des plantes introduites comme hôtes de lépidoptères en Californie
Introduction à l'article
Au vue des avantages des espèces de plantes introduites, bien que ces avantages soient rares face aux conséquences négatiques de ces espèces sur les plantes natives, cette article s'est penché sur les impacts potentiels et réels des plantes introduites sur la faune native de lépidoptères en Calfornie.
En effet:
l'espèce de plante invasive peut permettre le maintien d'une espèce native lorsque l'espèce hôte de cette dernière est instable
sachant que les insectes phytophages sont limités aux zones de distribution géographique de leur hôte et que les plantes invasives ont une plus large distribution, elles peuvent permettre l'expansion géographique de la population d'insecte
les espèces introduites peuvent aussi, dans certains cas, servir de refuge face aux parasitoides, prédateurs et pathogènes de l'insecte.
Au vue des avantages des espèces de plantes introduites, bien que ces avantages soient rares face aux conséquences négatiques de ces espèces sur les plantes natives, cette article s'est penché sur les impacts potentiels et réels des plantes introduites sur la faune native de lépidoptères en Calfornie.
En effet:
l'espèce de plante invasive peut permettre le maintien d'une espèce native lorsque l'espèce hôte de cette dernière est instable
sachant que les insectes phytophages sont limités aux zones de distribution géographique de leur hôte et que les plantes invasives ont une plus large distribution, elles peuvent permettre l'expansion géographique de la population d'insecte
les espèces introduites peuvent aussi, dans certains cas, servir de refuge face aux parasitoides, prédateurs et pathogènes de l'insecte.
Expériences de l'article
Passer en revue (récapituler) à partir de la littérature toutes les plantes introduites en Californie et utilisées par les papillons que ce soit pour leur nutrition ou leur reproduction. Ces plantes ont été classées selon qu’elles sont réellement (High), peu (moderate) ou pas du tout (low) utilisées par les papillons. Aussi étaient identifiés celles qui sont léthales (toxiques) pour les larves et celles qui sont seulement utilisées pour l’oviposition. En outre étaient aussi renseignées la période d’introduction et la localisation altitudinale de ces plantes. Ceci a permis de caractériser la distribution des plantes selon l’altitude, de déterminer les facteurs favorisant l’utilisation d’une plante invasive par les papillons ainsi que les potentielles conséquences de cette utilisation.
Passer en revue (récapituler) à partir de la littérature toutes les plantes introduites en Californie et utilisées par les papillons que ce soit pour leur nutrition ou leur reproduction. Ces plantes ont été classées selon qu’elles sont réellement (High), peu (moderate) ou pas du tout (low) utilisées par les papillons. Aussi étaient identifiés celles qui sont léthales (toxiques) pour les larves et celles qui sont seulement utilisées pour l’oviposition. En outre étaient aussi renseignées la période d’introduction et la localisation altitudinale de ces plantes. Ceci a permis de caractériser la distribution des plantes selon l’altitude, de déterminer les facteurs favorisant l’utilisation d’une plante invasive par les papillons ainsi que les potentielles conséquences de cette utilisation.
Résultats de l'article
La première conséquence de l'adoption par l'insecte d'une espèce introduite est la spéciation: comme disait l'insecte pourrait se spécialiser à cette nouvelle plante et ainsi s'isoler génétiquement du reste de la population. Cet effect d'une plante introduite sur l'insecte lépidoptère est détectable lorsque l'insecte reconnait la plante comme un potentiel hôte de ses larves.
La probabilité de l'utilisation d'une espèce exotique par un taxon de lépidoptère est positivement corrélée:
à la proportion de plantes exotiques dans la zone étudiée
au nombre d'espèces exotiques dans la famille ou genre de plantes hôtes sur lesqulles l'insecte se nourrit
mais aussi lorsque l'insecte est oligophage ou polyphage plutôt que spécialisé
Enfin la sélection naturelle, lorsqu'utilisation d'une invasive il y a et que la même plante est toxique pour les larves, a tendance à améliorer la performance de la plante dans son rôle d'hôte plutôt qu'agir sur l'évitement de la plante par les femelles insectes.
La première conséquence de l'adoption par l'insecte d'une espèce introduite est la spéciation: comme disait l'insecte pourrait se spécialiser à cette nouvelle plante et ainsi s'isoler génétiquement du reste de la population. Cet effect d'une plante introduite sur l'insecte lépidoptère est détectable lorsque l'insecte reconnait la plante comme un potentiel hôte de ses larves.
La probabilité de l'utilisation d'une espèce exotique par un taxon de lépidoptère est positivement corrélée:
à la proportion de plantes exotiques dans la zone étudiée
au nombre d'espèces exotiques dans la famille ou genre de plantes hôtes sur lesqulles l'insecte se nourrit
mais aussi lorsque l'insecte est oligophage ou polyphage plutôt que spécialisé
Enfin la sélection naturelle, lorsqu'utilisation d'une invasive il y a et que la même plante est toxique pour les larves, a tendance à améliorer la performance de la plante dans son rôle d'hôte plutôt qu'agir sur l'évitement de la plante par les femelles insectes.
Ce que cet article apporte au débat
Bien qu'elle soit très spécifique aux lépidoptères, l'article est pertinent dans le sens où il met en exergue des cas où l'avantage est à n pas lutter contre l'espèce introduite. C'est le cas de Lepidium latifolium une plante très argressive qui a permis l'expansion du lépidotère Pieris rapae dans des zones où il était autrefois rare ou absent.
Dans un autre cas comme celui du chardon jaune (Centaurea solstitialis), ce dernier est considéré comme l'une des plantes les plus invasives du territoire californien alors qu'il est actuellement la source majeure de nectar pour plusieurs lépidoptèrs de la Central Valley.
C'est qui les rend aussi intéressant et qu'il rapporte de nouveau est le fait qu'il donne les facteurs pouvant favoriser la colonisation (naturalisation) d'une espèce introduite ainsi que les conséquences de cette naturalisation.
Bien qu'elle soit très spécifique aux lépidoptères, l'article est pertinent dans le sens où il met en exergue des cas où l'avantage est à n pas lutter contre l'espèce introduite. C'est le cas de Lepidium latifolium une plante très argressive qui a permis l'expansion du lépidotère Pieris rapae dans des zones où il était autrefois rare ou absent.
Dans un autre cas comme celui du chardon jaune (Centaurea solstitialis), ce dernier est considéré comme l'une des plantes les plus invasives du territoire californien alors qu'il est actuellement la source majeure de nectar pour plusieurs lépidoptèrs de la Central Valley.
C'est qui les rend aussi intéressant et qu'il rapporte de nouveau est le fait qu'il donne les facteurs pouvant favoriser la colonisation (naturalisation) d'une espèce introduite ainsi que les conséquences de cette naturalisation.
Publiée il y a plus de 9 ans
par
lickad.
Dernière modification il y a plus de 9 ans.
Article : Exotics as host plants of the California butterfly fauna
Titre de l'article
Des plantes introduites comme hôtes de lépidoptères en Californie
Des plantes introduites comme hôtes de lépidoptères en Californie
Introduction à l'article
Au vue des avantages des espèces de plantes introduites, bien que ces avantages soient rares face aux conséquences négatiques de ces espèces sur les plantes natives, cette article s'est penché sur les impacts potentiels et réels des plantes introduites sur la faune native de lépidoptères en Calfornie.
En effet:
Au vue des avantages des espèces de plantes introduites, bien que ces avantages soient rares face aux conséquences négatiques de ces espèces sur les plantes natives, cette article s'est penché sur les impacts potentiels et réels des plantes introduites sur la faune native de lépidoptères en Calfornie.
En effet:
Expériences de l'article
Passer en revue (récapituler) à partir de la littérature toutes les plantes introduites en Californie et utilisées par les papillons que ce soit pour leur nutrition ou leur reproduction. Ces plantes ont été classées selon qu’elles sont réellement (High), peu (moderate) ou pas du tout (low) utilisées par les papillons. Aussi étaient identifiés celles qui sont léthales (toxiques) pour les larves et celles qui sont seulement utilisées pour l’oviposition. En outre étaient aussi renseignées la période d’introduction et la localisation altitudinale de ces plantes. Ceci a permis de caractériser la distribution des plantes selon l’altitude, de déterminer les facteurs favorisant l’utilisation d’une plante invasive par les papillons ainsi que les potentielles conséquences de cette utilisation.
Passer en revue (récapituler) à partir de la littérature toutes les plantes introduites en Californie et utilisées par les papillons que ce soit pour leur nutrition ou leur reproduction. Ces plantes ont été classées selon qu’elles sont réellement (High), peu (moderate) ou pas du tout (low) utilisées par les papillons. Aussi étaient identifiés celles qui sont léthales (toxiques) pour les larves et celles qui sont seulement utilisées pour l’oviposition. En outre étaient aussi renseignées la période d’introduction et la localisation altitudinale de ces plantes. Ceci a permis de caractériser la distribution des plantes selon l’altitude, de déterminer les facteurs favorisant l’utilisation d’une plante invasive par les papillons ainsi que les potentielles conséquences de cette utilisation.
Résultats de l'article
La première conséquence de l'adoption par l'insecte d'une espèce introduite est la spéciation: comme disait l'insecte pourrait se spécialiser à cette nouvelle plante et ainsi s'isoler génétiquement du reste de la population. Cet effect d'une plante introduite sur l'insecte lépidoptère est détectable lorsque l'insecte reconnait la plante comme un potentiel hôte de ses larves.
La probabilité de l'utilisation d'une espèce exotique par un taxon de lépidoptère est positivement corrélée:
La première conséquence de l'adoption par l'insecte d'une espèce introduite est la spéciation: comme disait l'insecte pourrait se spécialiser à cette nouvelle plante et ainsi s'isoler génétiquement du reste de la population. Cet effect d'une plante introduite sur l'insecte lépidoptère est détectable lorsque l'insecte reconnait la plante comme un potentiel hôte de ses larves.
La probabilité de l'utilisation d'une espèce exotique par un taxon de lépidoptère est positivement corrélée:
Ce que cet article apporte au débat
Bien qu'elle soit très spécifique aux lépidoptères, l'article est pertinent dans le sens où il met en exergue des cas où l'avantage est à n pas lutter contre l'espèce introduite. C'est le cas de Lepidium latifolium une plante très argressive qui a permis l'expansion du lépidotère Pieris rapae dans des zones où il était autrefois rare ou absent.
Dans un autre cas comme celui du chardon jaune (Centaurea solstitialis), ce dernier est considéré comme l'une des plantes les plus invasives du territoire californien alors qu'il est actuellement la source majeure de nectar pour plusieurs lépidoptèrs de la Central Valley.
C'est qui les rend aussi intéressant et qu'il rapporte de nouveau est le fait qu'il donne les facteurs pouvant favoriser la colonisation (naturalisation) d'une espèce introduite ainsi que les conséquences de cette naturalisation.
Bien qu'elle soit très spécifique aux lépidoptères, l'article est pertinent dans le sens où il met en exergue des cas où l'avantage est à n pas lutter contre l'espèce introduite. C'est le cas de Lepidium latifolium une plante très argressive qui a permis l'expansion du lépidotère Pieris rapae dans des zones où il était autrefois rare ou absent.
Dans un autre cas comme celui du chardon jaune (Centaurea solstitialis), ce dernier est considéré comme l'une des plantes les plus invasives du territoire californien alors qu'il est actuellement la source majeure de nectar pour plusieurs lépidoptèrs de la Central Valley.
C'est qui les rend aussi intéressant et qu'il rapporte de nouveau est le fait qu'il donne les facteurs pouvant favoriser la colonisation (naturalisation) d'une espèce introduite ainsi que les conséquences de cette naturalisation.
Dernière modification il y a plus de 9 ans.