The introgression of modified genetic sequences (transgenes) into wild populations hinges on the generation of viable and fertile hybrids from crosses between transgenic cultivars and their wild relatives. We assessed the risk of escape of a gene construct that confers resistance to three viruses (ZYMV, WMV, CMV) from a transgenic zucchini (Cucurbita pepo) to Cucurbita argyrosperma ssp. sororia, a wild relative at the center of origin of the genus in Mexico. We experimentally generated first and second generation hybrids, as well as backcross progeny (BC), and evaluated their performance. The virus-resistance transgene was successfully inherited into both hybrid generations and also to BC progeny from the crosses of hybrids with the wild relative. The transgene generally followed Mendelian inheritance as a dominant trait. Both hybrid generations and the BC progeny had lower reproductive output compared to the wild parent. Given that the hybrid and BC progeny were viable and fertile, the escape and persistence of the transgene is possible via wild populations of C. argyrosperma ssp. sororia. This information is essential for biosafety policy in Mexico—center of origin and diversification of several crops—where the liberation of genetically modified plants is currently under approval, and risk assessment is necessary.
Titre de l'article
Évaluation expérimentale du transfert génétique entre la courgette transgénique et un voisin sauvage de la famille de Cucurbitacées.
Évaluation expérimentale du transfert génétique entre la courgette transgénique et un voisin sauvage de la famille de Cucurbitacées.
Introduction à l'article
Le Mexique a autorisé la culture de courgettes génétiquement modifiées pour être résistantes à trois virus communs. Or les courgettes, même cultivées conventionnellement, sont capables d'interfécondation avec des espèces sauvages proches génétiquement. L'objet de cette étude est d'évaluer les risques de la dispersion des séquences génétiquement modifiées, ou transgènes, des courgettes modifiées vers des espèces sauvages proches. Ce transfert est généralement possible par interfécondation à partir du pollen. Ceci induit la naissance d'individus hybrides qui doivent être viables et fonctionnels pour que le risque soit réel.
Le Mexique a autorisé la culture de courgettes génétiquement modifiées pour être résistantes à trois virus communs. Or les courgettes, même cultivées conventionnellement, sont capables d'interfécondation avec des espèces sauvages proches génétiquement. L'objet de cette étude est d'évaluer les risques de la dispersion des séquences génétiquement modifiées, ou transgènes, des courgettes modifiées vers des espèces sauvages proches. Ce transfert est généralement possible par interfécondation à partir du pollen. Ceci induit la naissance d'individus hybrides qui doivent être viables et fonctionnels pour que le risque soit réel.
Expériences de l'article
Des expériences de croisement ont été réalisées en saturant le stigmate des espèces sauvages par le pollen des espèces transgéniques et en essayant différentes concentrations de pollen. Ceci a conduit à la première génération d'hybrides F1. Pour générer la deuxième génération ou F2, des individus de la F1 qui portent le transgène ont été croisés avec des individus F1 sans transgène. Le rétrocroisement est réalisé à partir des parents sauvages et des individus de la F1. La présence du transgène est vérifiées à partir du gène NPTII. De plus, les performances de chaque descendant sont analysées et comparées à celles des parents sauvages et transgéniques.
La rigueur statistique des résultats a été testée grâce à des test comme celui du chi2 ou des analyses de variance multivariée (MANOVA).
Des expériences de croisement ont été réalisées en saturant le stigmate des espèces sauvages par le pollen des espèces transgéniques et en essayant différentes concentrations de pollen. Ceci a conduit à la première génération d'hybrides F1. Pour générer la deuxième génération ou F2, des individus de la F1 qui portent le transgène ont été croisés avec des individus F1 sans transgène. Le rétrocroisement est réalisé à partir des parents sauvages et des individus de la F1. La présence du transgène est vérifiées à partir du gène NPTII. De plus, les performances de chaque descendant sont analysées et comparées à celles des parents sauvages et transgéniques.
La rigueur statistique des résultats a été testée grâce à des test comme celui du chi2 ou des analyses de variance multivariée (MANOVA).
Résultats de l'article
La descendance F1 ne suit pas la loi de Mendel. Alors q'un ratio 1:1 est attendu, un déficit de F1 transgénique est noté par rapport à la F1 sans transgène. La F2, quant à elle suit la loi de Mendel avec un ratio de 3:1 pour les plantes transgéniques. Concernant le rétrocroisement, il est observé autant d'individu avec le transgène que sans.
Au niveau des performances, il n'existe pas de réelles différences entre les descendants. Cependant, en comparant les descendants aux parents, les individus de la F1, de la F2 et du rétrocroisement se reproduisent moins vite, mettent plus de temps à germer, la masse de leurs graines est inférieure à celle des parents. De plus, les parents à génotypes sauvages ont de meilleures performances que les parents transgéniques.
La descendance F1 ne suit pas la loi de Mendel. Alors q'un ratio 1:1 est attendu, un déficit de F1 transgénique est noté par rapport à la F1 sans transgène. La F2, quant à elle suit la loi de Mendel avec un ratio de 3:1 pour les plantes transgéniques. Concernant le rétrocroisement, il est observé autant d'individu avec le transgène que sans.
Au niveau des performances, il n'existe pas de réelles différences entre les descendants. Cependant, en comparant les descendants aux parents, les individus de la F1, de la F2 et du rétrocroisement se reproduisent moins vite, mettent plus de temps à germer, la masse de leurs graines est inférieure à celle des parents. De plus, les parents à génotypes sauvages ont de meilleures performances que les parents transgéniques.
Rigueur de l'article
Les chercheurs de cet article sont majoritairement du Mexique (université autonome de Guerrero, université nationale autonome du Mexique, laboratoire national d'analyses et synthèses écologiques pour la conservation des ressources génétiques, école nationale d'études supérieures, institut de recherche des écosystèmes et de durabilité) ou du département de biologie de l'université de Winnipeg au Canada.
Etant tous des chercheurs académiques, on peut s'attendre à une étude et des résultats objectifs. De plus, les résultats s'appuient aussi sur plusieurs tests statistiques.
Les chercheurs de cet article sont majoritairement du Mexique (université autonome de Guerrero, université nationale autonome du Mexique, laboratoire national d'analyses et synthèses écologiques pour la conservation des ressources génétiques, école nationale d'études supérieures, institut de recherche des écosystèmes et de durabilité) ou du département de biologie de l'université de Winnipeg au Canada.
Etant tous des chercheurs académiques, on peut s'attendre à une étude et des résultats objectifs. De plus, les résultats s'appuient aussi sur plusieurs tests statistiques.
Ce que cet article apporte au débat
Il nous est confirmé ici, qu'il est possible d'avoir des croisements entre individus sauvages et transgéniques ou entre individus hybrides et sauvages. La descendance issue de ces croisements est donc viable et fertile et présente donc un risque de dispersion des transgènes vers des espèces sauvages. Il faut cependant noter que la descendance hybride se développera moins vite que les parents transgéniques et encore moins vite que les parents sauvages. On peut alors penser que les individus sauvages pourront contre balancer la proportion d'individus transgéniques ou d'individus hybrides lors de cas d'échappement de transgènes.
Il nous est confirmé ici, qu'il est possible d'avoir des croisements entre individus sauvages et transgéniques ou entre individus hybrides et sauvages. La descendance issue de ces croisements est donc viable et fertile et présente donc un risque de dispersion des transgènes vers des espèces sauvages. Il faut cependant noter que la descendance hybride se développera moins vite que les parents transgéniques et encore moins vite que les parents sauvages. On peut alors penser que les individus sauvages pourront contre balancer la proportion d'individus transgéniques ou d'individus hybrides lors de cas d'échappement de transgènes.
Remarques sur l'article
Toutes les méthodes utilisées pour l'évaluation expérimentale de transfert génétiques de cet article sont détaillées. L'article peut très bien servir de base pour ce même genre d'étude avec des genres et de espèces différents. Les références bibliographiques sont bien fournies, la démarche est rigoureuse.
Toutes les méthodes utilisées pour l'évaluation expérimentale de transfert génétiques de cet article sont détaillées. L'article peut très bien servir de base pour ce même genre d'étude avec des genres et de espèces différents. Les références bibliographiques sont bien fournies, la démarche est rigoureuse.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.