What makes us human? Specialists in each discipline respond through the lens of
their own expertise. In fact, ‘anthropogeny’ (explaining the origin of humans) requires a
transdisciplinary approach that eschews such barriers. Here we take a genomic and genetic
perspective towards molecular variation, explore systems analysis of gene expression and
discuss an organ-systems approach. Rejecting any ‘genes versus environment’ dichotomy, we
then consider genome interactions with environment, behaviour and culture, finally
speculating that aspects of human uniqueness arose because of a primate evolutionary trend
towards increasing and irreversible dependence on learned behaviours and culture —
perhaps relaxing allowable thresholds for large-scale genomic diversity.
Titre de la review
Explications de l’unicité de l’espèce humaine: interactions du génome avec l’environnement, le comportement et la culture
Explications de l’unicité de l’espèce humaine: interactions du génome avec l’environnement, le comportement et la culture
Résumé de la review
Après des années d’interrogation, il est possible de répondre à la question de manière scientifique de ce qui nous fait Homme. Ainsi une comparaison anatomique, comportementale, moléculaire, génétique est faite dans cette revue entre les Hommes et les hominidés non humains. Toutefois, de par la grande proximité génétique les études sont difficilement informatives. Cependant, des découvertes ont été faites sur la base d’études du séquençage du génome des hominidés mais celles-ci doivent être confirmées par des études phénotypiques à la suite des études génotypiques. Ainsi, dans des conditions où des différences génotypiques ont été observées, le phénotype, visible, humain doit à son tour être compris et expliqué. Il est étudié sur la base de la compréhension des interactions entre le génome et l’environnement, le comportement et la culture. Néanmoins, la comparaison avec les autres hominidés est difficile de par les problèmes éthiques que cela pose. Ainsi, d’importantes recherches sont effectuées afin de se rendre compte de ce qui est vraiment différent avec le comportement de l’Homme et donc d’en tirer des conclusions crédibles. Après l’analyse des séquences protéiques, des séquences non codantes, il a été montré qu’une seule mutation d’une base T en A changeait l’épissage d’une protéine permettant l’apprentissage et la mémoire. Ainsi, cette protéine différemment épissée chez l’Homme que chez le chimpanzé par exemple, change le phénotype de l’Homme et par-delà, sa culture, son environnement et son comportement et ainsi son évolution. De ce fait, on a là une preuve que le génome intervient dans l’évolution de l’espèce à différentes échelles. En effet, il a aussi été montré que des régions contrôlant l’expression des ARNm a permis, chez l’Homme, une accélération de l’évolution du cerveau par rapport à celui des chimpanzés, expliquant alors les différences comportementales et phénotypiques entre les deux espèces.
Le comportement des animaux endothermes, est dépendant des soins maternels, évolue avec l’apprentissage des générations précédentes et influe la production génique, affectant donc le génotype et le phénotype. De plus, chez l’Homme, l’éducation, l’apprentissage, les choix conscients et les pratiques culturelles sont des conséquences de la transmission du comportement de génération en génération. Certains de ces comportements sont inscrits dans le patrimoine génétique et deviennent alors instinctifs. Tandis que l'existence d’autres comportements ne peut être due qu’au transfert intergénérationnel, les soumettant alors à leur perte. Cette transmission générationnelle est étudiée et caractérisée par l’effet de Baldwin qui considère les coûts et les bénéfices de l’apprentissage dans un contexte d’évolution. Ainsi, la perte d’apprentissage peut être un point positif puisqu'elle permet le développement d’autres caractères comme le langage, par exemple. Mais celle-ci est à risque en cas de perte d’apprentissage. Tous ces paramètres entrant donc en jeu dans les phénomènes d’évolution. De ce fait, les mécanismes du comportement et de la culture contrebalancent les changements génomiques permettant à l’Homme de s’échapper partiellement de la sélection naturelle telle que définie par Darwin. Cependant, les auteurs restent réalistes sur le fait que les phénotypes aussi complexes que la cognition et l’intelligence ne peuvent être expliqués uniquement par les théories en cours. La revue conclut donc, cependant sous réserve, que les hominidés et plus spécialement l’Homme ne sont plus soumis à la sélection naturelle dont Darwin avait introduit le concept il y a 150 ans.
Après des années d’interrogation, il est possible de répondre à la question de manière scientifique de ce qui nous fait Homme. Ainsi une comparaison anatomique, comportementale, moléculaire, génétique est faite dans cette revue entre les Hommes et les hominidés non humains. Toutefois, de par la grande proximité génétique les études sont difficilement informatives. Cependant, des découvertes ont été faites sur la base d’études du séquençage du génome des hominidés mais celles-ci doivent être confirmées par des études phénotypiques à la suite des études génotypiques. Ainsi, dans des conditions où des différences génotypiques ont été observées, le phénotype, visible, humain doit à son tour être compris et expliqué. Il est étudié sur la base de la compréhension des interactions entre le génome et l’environnement, le comportement et la culture. Néanmoins, la comparaison avec les autres hominidés est difficile de par les problèmes éthiques que cela pose. Ainsi, d’importantes recherches sont effectuées afin de se rendre compte de ce qui est vraiment différent avec le comportement de l’Homme et donc d’en tirer des conclusions crédibles. Après l’analyse des séquences protéiques, des séquences non codantes, il a été montré qu’une seule mutation d’une base T en A changeait l’épissage d’une protéine permettant l’apprentissage et la mémoire. Ainsi, cette protéine différemment épissée chez l’Homme que chez le chimpanzé par exemple, change le phénotype de l’Homme et par-delà, sa culture, son environnement et son comportement et ainsi son évolution. De ce fait, on a là une preuve que le génome intervient dans l’évolution de l’espèce à différentes échelles. En effet, il a aussi été montré que des régions contrôlant l’expression des ARNm a permis, chez l’Homme, une accélération de l’évolution du cerveau par rapport à celui des chimpanzés, expliquant alors les différences comportementales et phénotypiques entre les deux espèces.
Le comportement des animaux endothermes, est dépendant des soins maternels, évolue avec l’apprentissage des générations précédentes et influe la production génique, affectant donc le génotype et le phénotype. De plus, chez l’Homme, l’éducation, l’apprentissage, les choix conscients et les pratiques culturelles sont des conséquences de la transmission du comportement de génération en génération. Certains de ces comportements sont inscrits dans le patrimoine génétique et deviennent alors instinctifs. Tandis que l'existence d’autres comportements ne peut être due qu’au transfert intergénérationnel, les soumettant alors à leur perte. Cette transmission générationnelle est étudiée et caractérisée par l’effet de Baldwin qui considère les coûts et les bénéfices de l’apprentissage dans un contexte d’évolution. Ainsi, la perte d’apprentissage peut être un point positif puisqu'elle permet le développement d’autres caractères comme le langage, par exemple. Mais celle-ci est à risque en cas de perte d’apprentissage. Tous ces paramètres entrant donc en jeu dans les phénomènes d’évolution. De ce fait, les mécanismes du comportement et de la culture contrebalancent les changements génomiques permettant à l’Homme de s’échapper partiellement de la sélection naturelle telle que définie par Darwin. Cependant, les auteurs restent réalistes sur le fait que les phénotypes aussi complexes que la cognition et l’intelligence ne peuvent être expliqués uniquement par les théories en cours. La revue conclut donc, cependant sous réserve, que les hominidés et plus spécialement l’Homme ne sont plus soumis à la sélection naturelle dont Darwin avait introduit le concept il y a 150 ans.
Rigueur de la review
La revue paraît très rigoureuse, et pèse bien ses propos lors de l’explication de l’échappement de l’Homme à la sélection naturelle. La revue nous indique de façon claire que ce ne sont que des spéculations et qu’une analyse plus rigoureuse serait la bienvenue.
La revue paraît très rigoureuse, et pèse bien ses propos lors de l’explication de l’échappement de l’Homme à la sélection naturelle. La revue nous indique de façon claire que ce ne sont que des spéculations et qu’une analyse plus rigoureuse serait la bienvenue.
Ce que cette review apporte au débat
Le revue nous apprend, malgré leurs spéculations, cependant fondées, que l’Homme s’est échappé de la sélection naturelle par l’apprentissage et l’éducation.
Le revue nous apprend, malgré leurs spéculations, cependant fondées, que l’Homme s’est échappé de la sélection naturelle par l’apprentissage et l’éducation.
Remarques sur la review
La totalité de la revue n’a pas été complètement analysée, les parties évoquant la sélection naturelle ont été utilisée ainsi que les parties concernant les études génomiques. L’essentiel à la controverse a été étudié et analysé.
La totalité de la revue n’a pas été complètement analysée, les parties évoquant la sélection naturelle ont été utilisée ainsi que les parties concernant les études génomiques. L’essentiel à la controverse a été étudié et analysé.
Figure
Varki et al., 2008. Nature Reveiws Genetics
Est-ce que le génome humain s'est échappé de la sélection naturelle de Darwin et de la fixation baldwinienne des comportements appris?
Cette figure montre les mécanismes potentiels culturels et comportementaux tamponnant les changements génomiques, permettant aux génomes des hominidés d'échapper à la sélection de Darwin et d'éviter la fixation des comportements dans le génome (l'effet de Baldwin). Les boucles de rétroaction montrées pourraient accélérer de tels processus, et même rendre certains d'entre eux irréversibles. Tout ceci étant purement spéculatif.
Varki et al., 2008. Nature Reveiws Genetics
Est-ce que le génome humain s'est échappé de la sélection naturelle de Darwin et de la fixation baldwinienne des comportements appris?
Cette figure montre les mécanismes potentiels culturels et comportementaux tamponnant les changements génomiques, permettant aux génomes des hominidés d'échapper à la sélection de Darwin et d'éviter la fixation des comportements dans le génome (l'effet de Baldwin). Les boucles de rétroaction montrées pourraient accélérer de tels processus, et même rendre certains d'entre eux irréversibles. Tout ceci étant purement spéculatif.
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